Les tours infernales de Bertrand Delanoë

Le Maire de Paris a obtenu le soutien du Président de la République sur l’un des sujets les plus controversés de l’ex-majorité municipale : le projet de construction de 3 tours géantes aux bordures de Paris.

Mardi 20 novembre, lors du Congrès des Maires de France, Sarkozy a ainsi dénoncé «le débat absurde pour savoir s’il faut des tours ou pas des tours» : «il n’en faut pas si elles sont laides. Si elles sont belles il en faut. Ce n’est pas une question idéologique».

Il a raison, ce n’est pas une question idéologique. C’est une question de qualité de vie. Les tours infernales du Maire de Paris sont l’ultime incohérence de sa gestion: Paris souffre de surpopulation, de congestionnement, et de pollution. Ces tours amèneront davantage d’habitants, augmenteront la circulation des biens et des hommes à leur proximité, et dégraderont le paysage. Alors que Delanoë a sû faire preuve de sagesse écolo en laissant ses alliés Verts suggérer et piloter les aménagements nécessaires à l’amélioration de la qualité de vie dans la capitale, il dérape en fin de mandat.

Libération publie un diaporama des projets présentés. Allez-y, cela vaut le coup d’oeil.

Qu’elles soient belles ou laides, ces tours seront infernales.

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Le 8 décembre, la manif des précaires

ActuChômage nous rappelle cette manifestation: «  Soutenue par AC-Le-Feu, Attac, Droits devant, le DAL, le SNU et SUD-ANPE, la CNT, le CIP-IdF, la LCR et la JCR, la Fondation Copernic (entre autres…), elle comprendra une délégation d’une cinquantaine de chômeurs européens »

La gauche a disparu

La gauche politique a totalement disparu. C’est incroyable. Certes, certains s’agitent. Mais si l’on excepte Ségolène Royal qui se tient à une réaction tous les 3 jours (politique étrangère, grève, université, franchises médicales, etc), et Noêl Mamère qui pilonne régulièrement, les portes-voix de la gauche et du Modem sont irréguliers, inaudibles et inconstants.

Réveillez vous !

J’aime la grève, donc je vélib’

Des jours comme ce lundi 19 novembre testent votre soutien personnel à un mouvement social. 2H30 de vélo, dont un peu plus de la moitié sous la pluie, entre les voitures, les bus (rares) et les pots d’échappement.

Je soutiens toujours cette grève. Qui dit mieux ?

Juan a été phlogué

Merci à Benjamin Boccas pour son talent. Je fus photographié puis blogué («  » ou « flogué« pour reprendre le terme de Benjamin) lors de la République des Blogs du 31 octobre dernier.

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@Benjamin Boccas

La décroissance expliquée aux enfants

J’ai perdu. Sans doute n’étais je pas un bon modèle avec mes 3 ordinateurs, ma flat tv, l’abonnement à CANAL+, 2000 dvds dans les armoires et deux ipod. Certes. Peu importe la raison. J’ai perdu. Mes enfants sont des consuméristes.

Nous sommes en novembre et déjà il faut faire la liste de Noël : la poupée Kennedy qui a les seins qui poussent (véridique), le costume de policier avec matraque électrique (véridique). Pourtant la décroissance est un concept intéressant. Sans doute nécessaire. Dépenser moins pour vivre plus, collectivement et intelligemment. Un concept aux antipodes des réflexions de la commission Attali.

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Le 24 novembre, ce sera le « Buy Nothing Day« , un cauchemard incompréhensible pour beaucoup, artificiel pour certains. C’est un peu carême ou ramadan au pays du capitalisme.  Cette journée est symbolique. C’est une catastrophe pour un candidat devenu Président dont chaque promesse se décline en « plus » de quelque chose : travailler plus, gagner plus, dépenser plus, etc.

Ce jour-là, le 24 novembre, pensez à nous, pensez à vous. No Buy Day.