Parti Stupide (bis)

Coup sur coup, le Parti Socialiste livre à ses électeurs, ses sympathisants et la France entière deux exemples à proprement parler incroyables de son incapacité.

Les parlementaires socialistes iront au Congrès à Versailles qui doit statuer sur le Traité Simplifié Européen pour … s’abstenir. Ah.

Je dois avouer, j’en reste bouche bée. Voter pour, voter contre, voter comme un seul groupe ou laisser à chacun sa liberté individuelle. Mais voter. C’est le B-A-BA de la démocratie parlementaire. La prochaine fois que je croise un élu socialiste dans mon quartier, m’enjoignant de voter, je lui répondrai : « bien sûr que je vais me déplacer, hé hé , mais une fois dans l’isoloir, JE M’ABSTIENDRAI, DUCON ! »

Le second coup au moral s’appelle Michel Rocard. J’ai été rocardien. Il y a longtemps. J’étais plus jeune, et lui aussi. J’arrivais à comprendre ce qu’il disait. Aujourd’hui, Rocard est inaudible. Littéralement. Le Parti Socialiste n’a besoin que d’une chose. Que quelqu’un(E) en prenne la direction et fasse le ménage.  Q’un type comme Rocard laisse d’autres bosser. Bref, que quelqu’un assume.

Le PS n’est pas le seul à souffrir. Mais c’est le plus gros.

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Le blog politique est une nervosité moderne.

Geert Lovink est un « théoricien des médias« , pour Libération. Il y délivre un point de vue simple sur les blogueurs, notamment politiques, dans lequel nombre d’entre nous pourrions nous retrouver.

« Seuls les riches peuvent cesser de communiquer. Ils ont leurs esclaves qui le font pour eux. Les autres, ceux qui ne peuvent pas se permettre de ne pas répondre à leur téléphone portable, devront rester connectés et bloguer dans la colère, la peur et l’outrage. Etre en ligne est leur statut de « nervosité moderne », comme dit Freud. »

Je suis « pauvre » donc nerveux.

Sarkozy radicalise la blogosphère

J’ai conscience d’avoir radicalisé mes propos sur Sarkofrance. 8 mois de Présidence Sarkozy ne m’aident pas à modérer ma rage. Je ne suis pas le seul. Cette tendance n’est pas bonne pour deux raisons. Il faut tenir 4 ans, et il faut convaincre. La radicalité ne pousse pas à l’ouverture. Je le reconnais. Je veux convaincre l’électeur ayant voté Sarkozy en 2007 de ne pas reproduire son erreur en 2012. Je sens une inquiétude générale : en mai dernier, nombreux étaient ceux qui pensaient, même déçus par le résultat du vote présidentielle, qu’il fallait laisser du temps à l’action du nouveau Président. Depuis, les positions se sont durcies. On n’attend plus. Les « trolls » de droite polluent de plus en plus rarement les blogs vigilants. Les blogueurs « modérés » se délivrent.

Seconde constatation, l’extrême gauche radicalise son discours contre la gauche; on lit ici qu’Hortefeux fait à peine pire que Jospin ou Rocard; on peut même se faire traité de « social-traître« . Comme si  l’offensive de certains créait un problème de positionnement à d’autre. Les responsables politiques Besancenot ou Laguiller n’ont pourtant pas ces hésitations. Que font donc les internautes ?

Rassemblons nous. La politique est une affaire de priorité. J’ai tendance à considérer que la « politique du pire » est la première des traîtrises. Les attaques gauche contre gauche en troublent certains comme Maxime, qui croit devoir expliquer pourquoi il est gauche.

Je n’expliquerai pas plus tard à mes enfants de sombres tactiques justifiant une impuissance à voter pour un(e) candidat(e) trop modéré(e).

Voter, c’est choisir « le moins pire » pour éviter le pire. Tout autre raisonnement est inepte. Sarkozy nous en fait la preuve tous les jours.

A bon entendeur…

« Très Bien Merci », le film prémonitoire de la sarkofrance

Le film est sorti dans un quasi-anonymat. On y voit un citoyen se faire verbaliser pour cause de cigarette allumée; arrêté pour avoir assisté à un contrôle de police; placé en garde à vue. Enfermement sur décision d’expert, perte de boulot, le cercle infernal. Précipitez vous sur le DVD. Gilbert Melki et Sandrine Kiberlain y sont formidables. Ce film fait pleurer. Il est sobre, arride. Mais on ne pourra pas dire que l’on se savait pas.

Valéria Bruni-Tedeschi résiste à Nicolas

Mardi 9 janvier, j’envoie un texto à un ami, « ami des stars » : « sais tu combien de personnes sont invitées par Carla Bruni mercredi soir à l’Elysée ?« . Aucune réponse le lendemain. Puis ce matin: « je n’avais pas la réponse à ta question. Valeria n’est pas très bavarde sur le sujet « . Effectivement, Valeria a jusqu’ici refuséde rencontrer le Président Sarkozy. Pas sa came. Enervée de cet étalage. Allez voir plutôt son film. Le soir de son avant-première, la salle bruissait de la rumeur de la venue de Nicolas. Mais il n’est pas venu.

Travailler plus pour vivre moins ?

« vous ne vivez que pour votre travail ? »

« vous attendez la mort d’un proche pour prendre des vacances ? »

« vous n’avez jamais vu vos enfants habillés autrement qu’en pijama ? »‘

« Vos enfants vous confondent avec le voisin ? »

Une bande annonce efficace, pour les fans de Sarkofrance. C’est juste un coach personnel. Rien que cela.