Mariage annulé : tromperie sur la marchandise.

Finalement, la loi française semble bien faite  : on peut annuler un mariage s’il y a tromperie sur la marchandise. Comme chez Darty. On pourrait la compléter d’une disposition essentielle aux droits des consommateurs : le délai de rétractation. Un client a 7 jours pour annuler (ou échanger) un achat ou la commande d’une prestation.

Imaginez, 7 jours pour tester sa femme, mesurer si elle fait bien la vaisselle, si elle sourit à table, si elle couche bien, si c’est une « vraie blonde« , etc.

Ce jugement du Tribunal de Lille est une aberration. Il divise la blogosphère, à en lire certains (estimés) commentaires chez moi, ou d’autres billets.

Le mariage est donc devenu une prestation.

Bravo les gars

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Islam, sujet … polémique ?

Deux anecdotes de la sarkofrance, sans lien. Simple résonnance de faits, le même jour. L’islam est décidemment un sujet polémique.

Un tribunal de Lille a annulé un mariage car l’époux, musulman, s’estimait trompé sur la « marchandise ». Sa femme n’était finalement pas vierge.

«l’épouse acquiesçant à la demande de nullité fondée sur un mensonge relatif à sa virginité, il s’en déduit que cette qualité avait bien été perçue par elle comme une qualité essentielle déterminante du consentement de son époux au mariage projeté» (source)

Mon commentaire sera bref : c’est juste n’importe quoi…

A quand une annulation de mariage pour « ronflement imprévu »

Une Assemblée Nationale a voté jeudi 29 mai une disposition au projet de réforme des institutions rendant un référendum indispensable pour l’entrée dans l’UE de pays représentant plus de 5% de sa population. L’entrée de la Turquie est directement visée. L’hostilité à l’entrée de ce grand pays est une curiosité intéressante : ce débat fait ressortir des racines européennes soit-disant intangibles et soit-disante séculaires (« Au secours, la chrétienneté est en péril. ») On n’ose pas dire, dans les cercles sarkozystes, que l’on a peur d’intégrer un pays musulman. On se réfugie derrière « les frontières naturelles. » Après tout, quand l’Algérie était « Française », l’Europe débordait un peu, non ?

Je ne suis pas liberal (3)

La recente declaration de Bertrand Delanoe m’a surprise. « Je suis libéral et socialiste. » J’ai donc tenté de lister ici quelques sujets ou le libéralisme fait debat, au moins pour un socialiste.

– l’interdiction de la culture OGM en plein champs, ou, d’une facon plus générale le principe de précaution,
– l’accès gratuit aux soins pour tous, ou a minima pour les plus pauvres, la sécurité socialem.
– le droit au logement,
– le droit de grève,
– le droit au repos (congés payés, retraite)
– l’aide au développement.
Une liste bien incomplète, mais déjà suffisante pour justifier le titre de billet.
Ami libéral, ou es tu ?

Je ne suis pas libéral (2)

Il est amusant, et instructif, de lire les réactions jospinistes à la la profession de foi « libérale » de Bertrand Delanoë. Rappelez-vous. Il y a 18 mois, les opposants à Ségolène Royal lui reprochaient notamment d’être foncièrement de droite.

Bertrand Delanoë sait pertinemment que sa référence au libéralisme prête à confusion: « je suis libéral et socialiste » a-t-il proclamé dans son livre. L’une de ses proches explique: « le libéralisme politique, c’est notre histoire. On doit s’inscrire dans notre histoire et notre civilisation. » Elle évacue gentiment le libéralisme économique que l’adjectif porte en lui.

Ségolène Royal ne s’est pas gênée de critiquer ce crédo libéral du Maire de Paris. Delanoë tente de prendre de vitesse sa rivale sur le terrain de la « modernité. »

Il est dommage qu’il ait cru qu’une référence au libéralisme fasse « moderne. »

A titre personnel, je ne suis pas « libéral. » Je n’ai évidemment jamais cru qu’il faille emprisonner mes adversaires politiques, réduire la liberté de la presse ni interdire les manifestations. Porter le
débat sur ce terrain, en 2008, est plutôt … archaïque. La question libérale est plutôt économique. Jusqu’où où protéger et contraindre ?

Sur ce sujet, la vraie modernité serait d’imposer la régulation sur les territoires « nouveaux » de l’écologie ou de la cogestion.

Aïe ! Nous avons failli parler de choses sérieuses…

A quoi servent les Verts (Parisiens) ?

C’est une question que nombre d’amis m’ont posé. Voici deux exemples recents, d’une pratique locale, où il faut batailler parfois contre son principal allié…

Lundi 26 mai, Les Verts parisiens ont demandé, en vain, la suspension du jumelage de Paris avec Rome – seul jumelage de la capitale française -, en invoquant des « propos d’exclusion et de xénophobie » du nouveau maire de la ville éternelle, Gianni Alemanno, un ancien néo-fasciste.

Lundi 26 mai, toujours, les Verts ont obtenu que l’extension du remboursement du Pass Navigo deux zones prévu pour les adjoint au Maire d’arrondissement (auparavant seuls les Conseillers de Paris bénéficiaient de cet avantage) soit étendu à l’ensemble desConseillers d’arrondissement avec ou sans délégation.

Exercice d’introspection socialiste

Difficile pour le non militant de s’intéresser aux déchirements internes, pardon, au débat interne au Parti Socialiste. La proposition récente d’apposer un sticker d’apaisement sur leurs blogs par certains blogueurs socialistes amuse Marianne. L’hebdomadaire reproduit la déclaration d’intention du gentil blogueur socialiste Valerio Motta à l’origine de cette initiative :

«Chers camarades, notre phase de congrès commence. Nos adversaires rêvent que ce soit l’occasion de pouvoir affirmer que le parti socialiste est incapable de procéder au débat d’idées sans se foutre sur la gueule. (…) Je m’engage à ce que, sur ce blog, les débats ou les prises de positions restent respectueuses de mes camarades.»

N’étant pas militant socialiste, je m’interroge. Le blogging politique est propice aux débordements. Nous avons chacun en tête une foule d’exemples de dérapages écrits, d’invectives 2.0, que les salons politiques tels la République des Blogs ou le Café des Blogs n’apaisent pas.

La démarche devrait être plus générale. Cet initiative interne ressemble à un exercice de psychanalyse en groupe. Gentil, mais curieux