Je ne suis pas libéral (2)


Il est amusant, et instructif, de lire les réactions jospinistes à la la profession de foi « libérale » de Bertrand Delanoë. Rappelez-vous. Il y a 18 mois, les opposants à Ségolène Royal lui reprochaient notamment d’être foncièrement de droite.

Bertrand Delanoë sait pertinemment que sa référence au libéralisme prête à confusion: « je suis libéral et socialiste » a-t-il proclamé dans son livre. L’une de ses proches explique: « le libéralisme politique, c’est notre histoire. On doit s’inscrire dans notre histoire et notre civilisation. » Elle évacue gentiment le libéralisme économique que l’adjectif porte en lui.

Ségolène Royal ne s’est pas gênée de critiquer ce crédo libéral du Maire de Paris. Delanoë tente de prendre de vitesse sa rivale sur le terrain de la « modernité. »

Il est dommage qu’il ait cru qu’une référence au libéralisme fasse « moderne. »

A titre personnel, je ne suis pas « libéral. » Je n’ai évidemment jamais cru qu’il faille emprisonner mes adversaires politiques, réduire la liberté de la presse ni interdire les manifestations. Porter le
débat sur ce terrain, en 2008, est plutôt … archaïque. La question libérale est plutôt économique. Jusqu’où où protéger et contraindre ?

Sur ce sujet, la vraie modernité serait d’imposer la régulation sur les territoires « nouveaux » de l’écologie ou de la cogestion.

Aïe ! Nous avons failli parler de choses sérieuses…

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2 réflexions sur « Je ne suis pas libéral (2) »

  1. COGESTION, voilà le gros mot que j’adore : oui, osons le ! C’est dans le mode de fonctionnement des entreprises qu’on pourra jouer sur les inégalités.

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