Télé : Séries or not Séries

La peur est quelque chose de sain. Elle signifie que l’on a encore quelque chose à perdre. Un « propos de bistrot » ? Une réflexion transcendantale ? Non, une phrase glanée dans Grey’s Anatomy, nouvelle saison en diffusion sur TF1.

Les séries américaines, parfois françaises, ont ceci d’étonnant qu’elles frappent, interpellent, interrogent.

24H ou THE SHIELD posent la question des moyens pour justifier la fin. Passée la critique « politiquement correcte », on ne peut que s’interroger sur le fonds. Et moi ? Et vous ? Jusqu’où iriez vous ?

GREY’S ANATOMY questionne les choix. L’urgence médicale permet de confronter les héros à des choix cornéliens, à des ruptures brutales de vie. Mais la vie n’était-elle pas cornélienne ?

ENGRENAGES ou POLICE DISTRICT tripatouillent les bas-fonds de l’âme humaine, la vie vue par le prisme du fait divers. C’est glauque, triste et réelle.

Séries or not séries ?

Parti Socialiste : congrès ou pas ?

Une belle délégation de blogueurs se rendra au Congrès du Parti Socialiste les 14 à 16 novembre prochain. Le moment est attendu. Certains sympatisants sont agacés par les querelles. Pourtant les débats ont été riches. On y parlera de Ségo contre Martine ou Bertrand; de projet et d’alliances. J’attends beaucoup de ce Congrès, et plus encore de la couverture qu’en feront mes confrères.

Trublyonne
Donatien
Dagrouik
Marc Vasseur 
Vogelsong
Maxime
Abadinte
Sauce
Eric
Le Pavé

Bien que très gentiment invité par Marc, encouragé par Donatien, stimulé par l’envie de « sortir du bois« , votre serviteur n’y sera sans doute pas. Non pas que l’Assemblée régionale des Verts Ile-de-France ne soit plus tentante (elle se tient le 16 novembre). Mais un mélange de soucis logistiques personnels (vais-je associer mes deux enfants à ma démarche jusqu’à leur proposer un week-end dans une salle de congrès socialistes ?), de crainte de l’exposition dans un cadre aussi large, et de boulot (et oui) me paralyse.

Sacrée Martine !

La formation qui m’a le plus marquée

Hum Hum.

Lancelot m’a taggé, poursuivant une chaîne de blogs initiée sur la question cruciale suivante: « Quelle formation ou auto-formation a le plus influencé votre vie professionnelle actuelle ?« .

Connaissant le sieur Lancelot, je sais que c’est un piège, puisque… hum ! Hum ! Mon blog est anonyme.

Je trouverai donc une parade, en livrant cette information, par ailleurs disponible sur Facebook. Cette formation s’appelait HEC, une fameuse école. Pendant ma scolarité, Mitterrand était encore président. Il venait même d’entamer son second mandat depuis peu. Une première guerre du Golfe se préparait. Une voisine était israélienne. Un autre voisin était jordanien. J’étais trotkyste tendance LCR-Kronenbourg, poster Anti-Gulf War sur la porte. Mon « co-douche » (on se partageait les douches) devint témoin de mariage. A HEC, j’avais l’impression d’apprendre le système par l’intérieur.

Belle école.

Merci encore (et sincèrement).

Je passe la chaîne à CyCee, Marc, Mrs Clooney, Nicolas, MIP et Trublyonne.

le cauchemar des enfants

La radio allumée, ce matin, comme chaque matin. La famille mal réveillée, la tête dans les rêves de la nuit ou, déjà, dans les soucis du jour. Puis vient le flash de 7 heures et demi.

Nouvelles en rafale qu’il faut encaisser, digérer, expliquer.

« Une jeune femme de 26 ans en garde à vue pour avoir tué son enfant de 3 ans handicapé; neuf personnes d’une même famille en jugement à Douai , le beau-père avait martyrisé et tué leur fils Marc de 5 ans; un jeune homme est mort percuté dans sa voiture par un TER entre deux passages à niveaux… »

on respire… Et ça repart.

« Les Bourses asiatiques ont dévissé cette nuit à nouveau; la récession s’installe en France avec des mesures de chômage technique; une attaque américaine tue 8 civils en Syrie; 3 ans que Zyad et Bouna étaient tués à Clichy sous Bois, l’enquête piétine. »

Ouf… C’est fini.

Les enfants ne réalisent plus, ou trop. Ou les deux.

On commence par quoi ?

Quelle mort injuste faut-il expliquer ? Quelle inquiétude faut-il prévenir ?

N’écoutez pas la radio en famille le matin.

Ségolène ou pas

Dagrouik nous a alerté sur Twitter. « Solférino » s’inquiète d’une possible victoire de la motion Collomb/Royal au prochain Congrès socialiste. Un autre « sondage » donne aussi la motion Royal/Collomb gagnante dans les grandes largeurs.

L’expert du PS s’est appuyé sur une méthode de calcul assez simple (que l’on peut parfaitement contester au demeurant) : il a calculé le pourcentage des militants et sympathisants qui participent aux réunions des différents ténors des motions. Sa conclusion est sans appel: les réunions publiques organisées par les défenseurs de la motion Collomb/Royal attirent à chaque fois deux à trois fois plus de militants et sympathisants que celles organisées par les tenants des autres motions. Il y aurait donc une forte mobilisation du côté des partisans de l’ex candidate!

Dans sa note il dit que la popularité de l’ex candidate n’a jamais été aussi forte chez les adhérents et que le Zénith loin d’avoir écorné son image l’a au contraire renforcé, notamment chez les jeunes militants. Il souligne aussi l’absence de dynamique – que quelques médias commencent à constater – du côté de Bertrand Delanoë et de Martine Aubry qui n’arrivent pas à mobiliser et dont les meetings sont ostensiblement boudés. Seul Benoît Hamon parviendrait à tirer son épingle du jeu et à contenir la vague Royal. (source LE POST)

Je ne répéterai pas ici mon soutien à Ségolène Royal. Elle suscite autant de haine que d’admiration. Ce Congrès sera peut être le début de quelque chose. Même au FMI, Dominique Strauss-Khan est rattrappé par sa braguette. C’est dommage, mais c’est comme cela. Martine Aubry est vaillante, mais sans la modernité de son père. Delanoë est bien sympathique, mais faudrait qu’il laisse tomber les costumes chics et les nuits blanches.

Je parle comme un sous-chroniqueur éditorialiste à RTL ou France Soir.

Je sais.

Mais je ne suis pas socialiste. Sympathisant sans doute. Le combat des écuries est éreintant pour le sympathisant blogueur qui aimerait davantage de combat sur le fonds.

L’adversaire est ailleurs.