Chérie, tu blogues ?

Juan: « Je vais te créer un blog. »

Olive: « oh non. Si je me lâche, je vais dire des bétises. »

Juan: « il n’y a pas assez de filles qui bloguent. »

Olive: « Tu crois pas qu’on a autre chose à faire tous les deux ? »

Juan : « … »

Olive : « Je vais écrire sur le blog des enfants. »

Juan: « si tu veux, je taperai pour toi, ça ira plus vite. »

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La femme de Georges

Mrs Clooney a l’habitude de poster quelques commentaires fidèles ici ou là. A mon tour de lui rendre hommage. Son blog est glamour, fun, touchant, sincère, écrit.

J’y retrouve sans doute une proximité générationnelle.

La vie y est complète.

Certains billets font excessivement mouche, pour qui est parent (ou pas).

Ce billet m’a fait penser à une pré-ado hébergée à la maison du nom de Lianne.

« Mon ado chéri-fragile-j’t’embrouille (mouais !!) n’a pas conscience qu’en sabordant sa scolarité, c’est lui qu’il saborde (….quoi que, je n’en suis plus si sûre en me relisant ce matin 7h00 café/café- re café – plus si certaine qu’il saborde quoi que ce soit en fait.

C’est pas son truc l’école, c’est pas sont truc….que faire ?)

Ill veut que je les profs, la planète, son frère lui fiche la paix, que je lui fasse confiance et il promets qu’il va faire des efforts.

Je veux le croire et je me sens coupable.

Je me souviens d’une remarque de Caro cet été: « tu te rends compte que tu lui passe tout ? » (…)
Rideau pour ce soir…..tomorrow is another day ma biche. »

Pareil.

Merci.

Blog politique : anonyme donc libre

Je profite d’une série d’articles posant la question de l’anonymat du blogueur pour rebondir. Sylvain Lapoix a exposé l’impossible « degooglisation » de nos traces sur Internet. Aliocha a ouvert le débat du moment, en évoquant ses raisons d’anonymat, pour répondre à Philippe Bilger qui se déclarait troublé par les billets anonymes de certains magistrat et avocat. Comme Autheuil, et quelques autres, je soutiens largement la démarche anonyme dans la blogosphère politique. Elle frustre peut-être le journaliste (« mais qui êtes-vous donc, Juan ? »).

Voici 4 conseils d’anonymats, souvent « évidents » mais que je ne suis pas toujours. A vous de juger.

1. Eviter de se montrer …

J’ai commis l’erreur, passé les 6 premiers mois depuis la création de Sarkofrance, de « sortir du bois« . L’anonymat est une précaution professionnelle. L’excellent Narvic la justifie plutôt par un besoin d’expérimentation. La rencontre de confrères, à la République des Blogs ou au Café des Blogs, fut un vrai plaisir mais un vrai risque. Ma dernière République des Blogs, qui fêtait ses 2 ans, était carrément un show médiatique, avec photographes et émission de radio en prime. Une vraie gageure. Participer à d’autres manifestations est également difficile, mais tentant.

2. Eviter de se dévoiler…

Le blog personnel est souvent un exercice narcissique ou de type confessionnal. Lever le voile un peu plus chaque jour permet de créer des liens, d’engager sa sincérité. Certain(e)s blogueurs et blogueuses m’ont dit préférer LES COULISSES, exercice plus personnel, au blog principal Sarkofrance, plus impersonnel.

3. Eviter d’avouer…

Suivant votre métier, avouer à ses proches ou collègues que vous bloguer est un exercice périlleux. La famille Sarkofrance est devenue un exercice quasi-familial. Ce qui n’est pas sans danger. Ma fille de 10 ans enrage de ne pouvoir avouer à ses copines l’existence des PTITES RACAILLES. Je la soupçonne d’être passée outre mes conseils de précaution. Mais ne pas avouer cette pratique (souvent nocturne) peut vous mettre en porte-à-faux. Pour ma part, je me suis fixé comme règle de ne jamais parler de sujets trop proches de celles de mes proches (famille, collègues, etc), ni d’utiliser la confidence d’un jour pour publier des scoops. J’attends éventuellement que le sujet perce pour approfondir. D’autres comme LE CHAFOUIN ne se cachent pas à leurs proches. Question de dosage.

Rassurez-vous, je ne travaille pas à l’Elysée ni au Figaro.

4. Eviter de franchir la ligne jaune…

Il m’est arrivé une fois de recevoir la protestation officielle d’un avocat. Le lecteur fidèle s’en souviendra. Le blog anonyme suppose de ne jamais franchir la ligne jaune, même si la tentation est grande; censurer les commentaires odieux est aussi un impératif, car le blogueur est responsable de ces publications.

Finalement, en me relisant, je me rends compte que je respecte assez peu ses conseils…

Sur Internet, il ne faut pas exister pour survivre.

« Je blogue, donc je ne suis pas. »

N’ayez pas peur des yoyos de la Bourse

Les Bourses replongent, après quelques jours d’acalmie. L’euro chute face au dollar (1,28€ mercredi), le barril de pétrole a perdu 53% de sa valeur depuis son plus haut niveau de juillet, et nous, et nous, et nous.

Sous l’emprise des médias, du chocs des unes de journaux, des titres assénées sur fonds de musique sentencieuse, le glissement de 2% de la Bourse faisait frémir il y a encore 3 semaines. Aujourd’hui, inutile d’avoir peur. Les bourses sont entrées dans l’ère du yoyo. Comme un poulet qui zigzage la tête tranchée, elles montent, baissent, s’euphorisent, se dépriment.

Des milliers de traders diplômés de plus belles écoles de commerce ou de mathématiques transpirent comme s’ils étaient les victimes d’un mauvais jeu video.

Chaque jour, la Bourse se ridiculise. Elle était pourtant nécessaire. La bourse met en contact ceux qui ont du capital avec ceux qui en ont besoin. Une description simple qu’un ancien prof me répétait il y a 20 ans.

Intuile d’avoir peur. Il faut faire le dos rond. Espérer passer entre les gouttes, que l’économie réelle reprenne le dessus. Compter et enterrer les morts du mirage boursier, les retraites par capitalisation, l’actionnariat populaire, les subprimes à la Française, les fonds de pension, le mythe des placements sans risques.

L’euro chute ? Et alors. C’est sas doute la meilleure nouvelle depuis la création de la devise européenne.

« Wall Street s’effondre » titre LE FIGARO. Qui va pleurer ?

Revoyer le caricatural mais talentueux AMERICAN PSYCHO.

Bavure à Montfermeil, triste France

Rue89 a posté une video sans commentaire figurant une bavure policière à Montfermeil. Objectivement, on n’y voit pas grand chose.On y devine deux policiers frappant un jeune homme menotté, qui tombe au sol. Plus frappant, les policiers, casques sur la tête, l’exfiltrent, tout en pointant les environs de leur fusil.

Mardi 14 octobre vers 22h00, la police a interpellé Abdoulaye Fofana à son domicile du 5, rue Picasso, cité des Bosquets à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis. Les circonstances de cette arrestation ont poussé le procureur de la République de Bobigny à demander jeudi une enquête de l’IGS, la police des polices.

Quand je promène dans le voisin Barbès, le samedi avec mes enfants, nulle anxiété. Quand je raccompagne parfois la babysitter dans les mêmes parages, il n’est pas rare de voir un groupe de gardiens de la paix, tête nue, interroger ici ou là, girophare en action. Vers juin 2002, toute une brigade avait bloqué une rue voisine; une bande de jeunes debout tête face contre le mur et mains en l’air. Puis ces démonstrations de force s’étaient raréfiées. A l’automne 2005, elles reprirent, dans la foulée des émeutes de novembre. Puis, plus rien. Les patrouilles circulent, rarement.

J’ai le sentiment désagréable de vivre à proximité du pétaudière, qui dépassent largement les simples flics débordés par le malaise social et des jeunes en rage de se faire un « représentant de l’ordre. »

Sois belle et parle

Toujours à la recherche de blogs féminins, je lis assez régulièrement (j’ai dit régulièrement, pas fréquemment), le blog « soisbelleetparle« . Petites videos croustillantes de conseils pratiques, dont celle-ci sur le repassage du string. On y parle parfois (rarement) politique, mais on s’amuse. Un blog taquin.