Banque: réalité absurde

Il était une fois … une crise financière.

Avant-hier, des banques peu scrupuleuses ont prêté à des pauvres gens de quoi acheter leur maison, même s’ils n’avaient pas les revenus pour rembourser.

Hier, des banques ont « titrisé » ces prêts merdeux : elles ont transformé ces créances sur ces pauvres gens en titres boursiers qu’elles ont refilé sur les marchés comme nouvel objet de spéculation.

Hier, les pauvres gens ont dit qu’ils ne pouvaient plus rembourser, faute de pouvoir d’achat. Les banques se sont retrouvées avec des créances douteuses dans leur bilan.

Hier, les bourses se sont effondrées, inquiètes de la fiabilité des comptes des banques de tous les pays.

Les Etats se sont mobilisés: ils ont nationalisé ou prêté aux banques imprudentes. Ils ont sauvé le système (enfin presque). Les Etats, c’est-à-dire nous les contribuables, ont réparé leurs erreurs.

Les ménages dépensent moins, inquiets par ces tourmentes boursières. Les entreprises vendent moins, faute de clients.

Aujourd’hui, ces mêmes banques prêtent moins facilement à ces mêmes entreprises. Une entreprise, un peu fragilisée par des clients plus rares, peut perdre ses facilités de trésorerie. Elle dépose son bilan, à cause d’une banque, parfois la même qui hier nous conseillait d’emprunter sans apport (ou si peu).

On appelle cela « la main invisible du marché » (quand on y croit).

J’avoue ne pas tout saisir, à part la crétinerie de l’ensemble…

Ça se corse pour les PME françaises. Malgré les différentes mesures du gouvernement engagées pour éviter un assèchement du crédit, leurs problèmes de trésorerie subsistent. A tel point que le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, s’est inquiété mardi des difficultés rencontrées pour verser les salaires. «Les PME vont devoir faire face à la fin du mois à l’échéance du paiement des salaires. Il faut que les banques se rendent compte que c’est essentiel d’ici deux jours, pour les petites entreprises qui vont avoir des besoins de trésorerie pour faire cette paye», a-t-il fait valoir.

Source

Publicités

En quoi suis-je sarkozyste ?

A bien y réfléchir, je suis sans doute sarkozyste dans la forme.

1. Mon rythme est effréné

Je blogue tous les jours, toutes les nuits. J’écris dès que je ne travaille plus et que j’ai une connexion internet. Dans une salle d’aéroport, en revenant d’un dîner, au cours d’une insomnie.

2. J’essaye d’être franc.

Je suis partial, mes propos sont subjectifs, mais je ne cache pas le fonds des choses. Celle ou celui qui lit mes blogs doit savoir qui je soutiens.

3. Je ne lâche pas.

J’adore accrocher mes crocs sur un sujet, répéter les mêmes choses jusqu’à l’écœurement: le coût des défiscalisations, l’incompétence de Rachida dati, l’indignité de Brice Hortefeux.

Paulson contre Paulson: chercher l’ennemi

Henry Paulson est Secrétaire d’Etat au Trésor. Il a lâché LEHMAN BROTHERS, mais négocie depuis 15 jours un plan de sauvetage du système bancaire américain, pour le compte de son président Bush.

John Paulson est un « hedger« . il préside l’un des principaux Hedge Funds new-yorkais, « Paulson & Co« . A 52 ans, il est à l’origine de la défiance financière vis-à-vis des grandes institutions financières. Le 24 septembre dernier, il a révélé détenir une position à découvert de 1 milliard de livres contre 4 établissements bancaires anglais: HBOs, la Royal Bank of Scotland, Lloyds TSB et Barclays. John Paulson est l’un des acteurs bénéficiaires de cette crise financière mondiale.

John Paulson est un pirate. Il lance des raids boursiers contre tout ce qu’il peut dépecer. En 2007, il a gagné 3 milliards de dollars en 2007, la rémunération la plus importante de l’histoire de la finance, comme l’explique LE MONDE.

John Paulson est un parasite de l’économie mondiale.

Mes 6 conseils face à la crise

6 conseils, subjectifs comme toujours, pour ne pas céder à la panique ou simplement à l’inquiétude inutile.

1. Si vous avez du cash, remboursez vos emprunts immobilier ou achetez de l’or. Mais conservez de quoi voir venir (cf. 2).

2. Les comptes de particuliers sont garantis jusqu’à 70 000 euros par l’Etat. Le plafond monte à 140 000 euros en cas de comptes joints.

3. Si votre banque a fait de profits supérieurs à la moyenne l’an passé, cela signifie qu’elle a pris davantage de risques que la moyenne. A la Bourse, seul le risque est rémunéré. Changez de banque.

4. Depuis 1929, les Etats ont appris à réagir. En 1929, il n’y avait ni Sécu, ni SMIC, ni garantie de l’Etat pour les dépôts de particuliers.

5. Si vous avez un emprunt auprès d’une banque qui fait faillite, vous ne risquez rien. Dans ce cas, c’est votre banque qui fait faillite, pas vous. Cela paraît évident à dire, mais c’est bien de le rappeler.

6. Tenez vous informé, mais n’oubliez pas que les médias vendent mieux avec des catastrophes qu’avec des bonnes nouvelles.