Sauver la presse contre son gré

J’adore la presse. Je lis chaque jour un quotidien national depuis 23 ans. d’abord Le Monde, puis Libé.

Les journalistes sont capables du pire

Combien de fois n’ai-je lu des bêtises, parfois calomnieuses, de journalistes pressés de faire un bon mot ? Des informations non vérifiées, des approximations douteuses, ou des enquêtes inabouties parsèment la presse. La recherche du scoop, le catastrophisme permanent sont aussi des travers médiatiques bien connus.

Les journalistes sont capables du meilleur

Grâce à eux, les mauvaises affaires sont révélées, leurs reportages témoignent de notre réalité, parfois au prix de leur vie. Ils sont souvent les seuls à pouvoir faire cela, et qu’importe la force du Web. Je connais pas quelques journalistes. Ils sont soucieux de leur éthique, évitent la familiarité avec leurs sujets d’analyse. ce ne sont pas des stars, des éditorialistes renommés, des donneurs de leçon. Ils racontent à demi-mot les difficultés de faire vivre la presse payante, les plans de départ volontaire ou la concurrence du Web.

Sauvez la presse ? Pour qui et pourquoi ? Pour nous et parce que nous n’avons pas le choix.

Publicités

J’adore ce film

L’affiche du second opus de Mesrine, « Ennemi Public n°1« , est un choc. Le film est aussi un bijou cinématographique. Mesrine (prononcez « Mérine ») y apparaît comme un narcissique, un fou dangereux, avec son humanité et sa violence. La réalité est toujours grise.

Bravo Richet.

Contre Obama, l’Amérique obscure

Un lecteur a laissé ce commentaire antisémémite sur mon blog: « Obama est soutenu par la communauté juive, cette même communauté qui avec la crise financière est mise en cause par une grande partie de la population américaine et grand regain d’antisémitisme. » Je n’ai pas publié ce commentaire. Les arguments habituels de l’antisémitisme honteux reviennet de façon incongrue. Les « Juifs » accusés des pires maux, de la crise de 1929 à celles des Subprimes.

Aux Etats Unis, deux étudiants américains du Kentucky ont trouvé drôle et malin de pendre une effigie du candidat démocrate. Dans un pays marqué par l’esclavage, une Guerre de Sécession, où l’on pendait les noirs à des arbres il y a quelques dizaines d’années, le symbole est terrifiant.