Louise – Michel

La mondialisation vue par les Grolandais, produit par Kassovitz, jouée par Yolande Moreau et Bouli Lanners: ça dépote !

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Réfugiés à Sangatte ? Un film parle de vous

J’ai rencontré, presque par hasard, Philippe Lioret. Le réalisateur du film « Je vais bien, ne t’en fait pas » a terminé sa nouvelle oeuvre. Son sujet est simple.

Un immigré clandestin, irakien, veut rejoindre sa fiancée à Londres. Claustrophobe, il se décide à apprendre à nager pour traverser la Manche à la nage, avec l’aide d’un prof de natation incarné par Vincent Lindon.

Philippe Lioret ne fait pas de politique. Il témoigne d’une émotion, d’une réalité. Il a filmé à Calais, au milieu de la Manche, parmi les clandestins, les bénévoles et les habitants du cru.

Ce film fera du bruit. Rares sont les cinéastes français qui s’attaquent à une réalité sociale du moment.

Merci monsieur Lioret.

Blogueur parmi les journalistes

On critique beaucoup le Parti Socialiste. Certains à droite s’amusent de la lutte actuelle. permettez-moi de revenir sur le Congrès de Reims, par une simple expérience personnelle.

Il y a 10 jours, Le Parti Socialiste avait donc accrédité une douzaine de blogueurs, comme des journalistes. Même badge, meme facilité d’accès, même espace presse. C’était, pour ma part, une toute première expérience. Une tablée pour nous, au milieu d’autres. Aucun de nous ne venait comme militants socialistes. D’ailleurs, certains d’entre nous n’avaient pas la carte. Inutile également de dévoiler son identité (Nicolas, si tu me lis… je ne suis pas sur leurs fichiers… ne cherche pas). Une ouverture totale.

Derrière nous, des correspondants de LCI, MEDIAPART, BFM. Des caissons réservés à l’AFP ou d’autres. Des « stars » de l’info défilent: Elkabach, Mazerolles, Chabot, Leclerc. Chacun est sérieux. Chacun bosse.

Blogueur ou journaliste.

Le PS a laissé ses entrailles ouvertes à tous. Bien loin des « universités d’été » encadrées. Nous pouvions aller et venir, écrire en live, se disputer en live, débattre en live. Il y avait parmi nous des pro-socialistes, des pro-Aubry, des pro-Hamon, des pro-Delanoë, des pro-Royal, des pro-je-ne-sais-quoi.

Aucun organisateur n’est venu nous chercher des noises.

La paix.

Tranquille.

Merci pour cette ouverture et cette transparence.

Nous étions au spectacle, mais j’ai connu des spectacles plus encadrés, plus maîtrisés. Des meeting de Rachida Dati à Paris où le blogueur avec sa caméra miniature se faisait bousculer quand il été repéré récalcitrant. D’autres où il fallait montrer pâte blanche et carte d’identité.

A Reims, rien de tout cela.

Un merci sincère.

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Parti Socialiste : la solitude du citoyen

Ils sont nombreux à se gausser de la crise de leadership au Parti Socialiste : Besancenot y voit la preuve de l’échec du tournant libéral du PS; l’ineffable Frédéric Lefebvre y trouve une inspiration quotidienne pour publier communiqué sur communiqué (n’a-t-il rien d’autre à dire sur la crise actuelle du pays ?), et François Bayrou revendique le rôle de leader de l’opposition. Tous font fausse route.

1. La démocratie suppose le combat politique.

Comme l’explique justement O16O dans La Pire Racaille, les votes soviétiques à l’UMP ne sont pas plus satisfaisants pour qui aime le débat. « Tous derrière le chef , et silence dans les rangs ! » sont les les deux mots d’ordre historiques du parti anciennement gaulliste. Même Patrick Devedjian a l’honnêteté de reconnaître sur son blog qu’il n’est qu’un pantin intérimaire. Lefebvre lui-même a-t-il seulement été élu par les militants UMP au bureau politique de l’UMP ? Que nenni. Le pouvoir à l’UMP est distribué par le Monarque. D’un point de vue institutiionnel, on reprochera au Parti socialiste de n’avoir pas tranché le mode de désignation de ses dirigeants : c’est un mélange de scrutin proportionnel intégrale (pour le Conseil National qui représente les motions) et majoritaire (pour l’élection du Premier Secrétaire).

2. Les autres partis de ce pays ne sont pas mieux lotis.

L’UMP a perdu 100 000 militants en un an, et n’a pas trouvé, comme c’est souvent le cas du parti au pouvoir, son positionnement. Les vrais débats de son camp sont chez ses députés, où les tendances s’affrontent. Le parti de la rue de la Boétie est une coquille vide, un coq dont on a coupé la tête mais qui ne le sait pas encore.

Pire (pour lui), l’UMP a vidé le Front National de sa base électorale, et ne dispose donc plus de réserves de voix de ce côté-là.

La « gauche de la gauche » n’existe pas (encore) ailleurs que sur les plateaux de Michel Drucker et les manifestations de terrain. Institutionnellement, on attend toujours le NPA de Besancenot, le PC reste moribond, le Mouvement des Citoyens n’existe plus, et le « PDG » (Parti de Gauche) ajoute à la division.

Le mouvement écologiste est également en chantier, dans l’attente d’élections européennes qui donnent vie à la coalition Vert/Bové/Hulot sous la houlette de Cohn-Bendit.

Le Modem devrait également se poser des questions. Passées les agitations sincères de son président à vie, le Modem ne produit rien : pas d’idées, pas d’ateliers, pas de ligne politique claire.

Au total, la structure partisane du pays est profondémment affaiblie. Pourtant, les mobilisations sont toujours vivaces, parfois catégorielles, parfois républicaines, elles attirent tous les groupes touchés par les contre-réformes sarkozystes, les citoyens heurtés par les expulsions et la précarité, les salariés frappés par les licenciements. Mais ces Français ne trouvent aujourd’hui pas de relais d’expression politique structurée au niveau des partis, quelque soit leur bord.

On pourrait appeler cela la « solitude du citoyen. »

République des blogs

J’irai à la République des Blogs qui se tiendra à Paris, mercredi 26 novembre. je viens de réaliser que la manifestation existe toujours, malgré le retrait blogosphérique de Versac.

Le lieu a visiblement changé.

Je ne connais pas (ou peu) les premiers inscrits. Il semblerait que mes amis gauchisses et confrères left blogueurs ne viennent plus.

J’espère croiser Nicolas Princen, Luc Chatel ou Yves Jego.

A mercredi donc

Sécurité des enfants : la pub dégeulasse du gouvernement

Je suis père de deux enfants. Les lecteurs attentifs de ce blog connaissent les Ptites Racailles. Lianne, l’aînée de 10 ans, surfe sur internet … quand je l’y autorise. Elle m’a même demandé à pouvoir tchater avec ses copines.

Quand cette affaire de pédophile girondin de 44 ans qui a attiré une collégienne de 14 ans chez lui grâce à Internet, j’ai pensé à ma fille.

Maintenant, la secrétaire d’Etat Nadine Morano va faire diffuser une publicité pour la sécurité des enfants sur internet. Le clip est simple. Une mère de famille laisse entrer dans sa maison individuelle des skin-heads, des filles et mecs sexy (tendance homo ?), un robocop et … un pédophile.

Cette publicité est ordurière. Glisser 2 filles sexy et 2 mecs sexy entre des skin et un pédophile commence à bien faire.

Ce clip est une saloperie de sous-entendus malsains.

Revoyez votre copie.

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