Un an de blog

Riche année que 2008.

J’ai été « associé » à Marianne2, j’ai testé de nouvelles plates-formes en ouvrant des annexes (à l’instar de notre maître à tous Nicolas J): les Brèves (devenues depuis les « Bas-Fonds de Sarkofrance« ),  PTites Racailles (pour associer mes enfants, Lianne et Tarzan, puis mon épouse Olive), les Dimanches de Sarkofrance, sur le JDD.fr.

Ma collaboration indirecte à Betapolitique se poursuit (merci à Raphaël); les Left Blogs ont ouvert leur site à l’automne, quelques semaines avant le funeste Congrès de Reims du parti Socialiste. Malgré tout, cet assemblage hétéroclite est sorti renforcé de cette « épreuve« . Merci à eux.

J’ai rencontré des journalistes curieux, chez Marianne ou Vendredi. J’ai refusé de rompre mon anonymat et de participer à une « expérience » de l’EXPRESS.

En 2008, SARKOFRANCE a reçu environ 285 000 visites uniques pour 510 000 pages vues, et compte environ 700 abonnés (via feedburner). Le blog a également 163 visites de l’Elysée, avec une régularité assez suprenante : une visite tous les 2 (ou trois jours, suivant WE). Bonjour Nicolas !

Sur Marianne2, les billets sont lus environ 15 à 20 000 fois. Pour la trêve de Noël, j’ai aussi publié en semaine chez Marianne2. Certains commentaires de lecteurs me terrifient.

J’y suis portraité comme un gauchiste ou un aliéné. Nombre d’entre eux pensent que je suis journaliste.

Curieux.

Les journalistes sont-ils si subjectifs que moi ?

🙂

sarkofrance-dipity-08

Merci à tous !

Bonne année à tous !

Merci Hamon

Hamon s’est excusé sur France Inter d’avoir blessé certains militants. Ne l’étant pas (militant socialiste) mais l’étant quand même (blessé), je prends cette mise au point avec plaisir. C’est bien de le dire.
Dont acte.
(Ecoutez B. Hamon)

En ce moment, j’écoute …

Donatien m’a invité à éditer une playlist. C’était chose faite depuis quelques jours. Télépathie entre blogueurs… Ce que j’écoute en ce moment… argh… Ce n’est pas dans la playlist… C’est High School Musical 3, la titre préférée de ma racaille ainée. Dur, la vie de parent…

J’invite CeeCee, MIP, Hypos, MrsClooney (la femme de Georges est une bibliothèque musicale) et M. (Abd Al Malik peut-être ?)à faire de même : quelle playlist, et qu’écoutez-vous en ce moment ?

Découvrez Keny Arkana!

Demain, un western politique

J’ai l’immense plaisir de voir IL DIVO, de Paolo Sorrentino. Un western politique italien.

Western car on y parle à coup de fusils, de duels, de vengeance, de regards.

Politique car il traite de l’extraordinaire carrière politique du démocrate-chrétien Giulio Andreotti, président du Conseil récidiviste, accusé 19 fois, jamais condamné. Connaître Andreotti, c’est comprendre un peu Berlusconi.

Un grand film.

Foncez-y !

Toujours Obamaniac

Dans trois petites semaines, Barack Obama va prêter serment (sur la Bible) et devenir le 44ème Président des Etats-Unis. Il a constitué son équipe, et n’est pas resté dans le silence habituel de cette préparation au pouvoir que représente cette période intercalaire depuis l’élection de novembre dernier.

Devrait-on être déjà déçu ? Il faudrait jouer les difficiles. Obama a composé une équipe hétéroclite, qui comprend bien des atouts :

Hillary Clinton aux Affaires Etrangères: une nomination qui réconcilie les deux adversaires des primaires démocrates.

Robert Gates, maintenu à la Défense : il vaut mieux un ancien « faucon » pour mener à bien le désengagement américain d’Irak.

Steven Chu: la nomination d’un prix Nobel de Physique, fervent écolo, au département de l’Energie est l’une des plus fortes décisions d’Obama. Et une fidèle d’Al Gore, Carol Browner, a été chargée de la coordination des politiques d’énergie et d’environnement. Alors que l’Europe a raté sa réunion du 12 décembre dernier, et que l’administration Bush était l’une des plus rétrogrades en matière de défense de l’environnement, voici qu’Obama signale le changement.

Obamaniac ?

Toujours.

Contre Hamon, avez-vous la rage ?

Benoit Hamon a choisi un journal breton pour s’inquiéter de la « rage » dont feraient preuve les proches et supporters de Ségolène Royal. Selon lui, les partisans de Ségolène Royal «ont dans le sang ce poison de la division, dans des proportions que l’on n’a jamais connues auparavant».

«Je vois par exemple tous les jours sur Dailymotion ou sur des blogs des partisans de Ségolène Royal mettre en ligne des films, des podcasts ou de simples commentaires juste pour nous taper dessus! Leur rage se focalise contre nous et pas du tout contre la droite».

1. La rage, si elle existe, semble injustifiée. Elle peut toutefois s’expliquer, quand la « manipulation » du Congrès de Reims est relatée avec gourmandise dans la presse (de droite). Ou quand on attend 4 jours durant une réaction socialiste officielle, qui reste timide, aux accusations contre Julien Dray. Benoît Hamon visait-il certains d’entre nous ? Certains ont mal supporté cette nouvelle déclaration. Ils « vivent » le PS de l’intérieur.

2. L’accusation de Hamon est stupide. Il pense que les pro-Sego minorent leurs attaques contre la droite, tous occupés qu’ils sont à se battre contre la nouvelle direction du parti socialiste. Pauvre Benoit. Qu’il consulte un peu la blogosphère ! On dirait qu’Internet n’est pour lui qu’un gadget pour se faire mousser. La blogosphère de gauche, y compris les « pro-sego« , est très active depuis le 6 mai 2007.

3. La rage est ailleurs. Il en a fallu de la rage aux opposants à Ségolène Royal pour se rassembler, s’assoir sur leurs idées, s’allier avec leurs contraires, tenir aussi longtemps. Rocard, Jospin, Fabius, DSK, Emmanuelli, Camba et Hamon ont réussi à se « synthétiser » en un front anti-Sego. Il a fallu à certains d’entre eux une rage inexpugnable, une répulsion quasi-physique à l’encontre de Ségolène Royal pour s’unir.

4. Ce débat est rageant. Benoit Hamon est porte-parole du Parti Socialiste. Il aurait pu contacter les blogueurs qui le chatouillent, converser avec eux, tenter la synthèse. Bref, nettoyer son linge en famille. Il a préféré s’expliquer publiquement, sachant pertinemment que ces propos seraient repris, relayés en très peu de temps. Il suit peut-être de gentilles consignes. Ces « ségolistes » tiennent bon. Autant les éjecter. Incompétence ou provocation ?

Finalement, « elle » avait raison.

Il faut nous soigner.