Julien Dray et leurs saloperies

Certains ont bien réussi leur coup. Je déteste prendre parti pour un homme politique soupçonné de détournement de fonds. En 1992-1993, les enquêtes du commissaire Godinot et du juge Jean-Pierre dans l’affaire Urba m’ont passionné. Plus tard, je me suis noyé dans l’affaire Elf. Puis j’ai appris à me méfier. L’iceberg ne se montre jamais. La vérité n’est malheureusement connue que trop rarement.
Dans l’affaire Dray, plusieurs éléments méritent d’être soulevés.

Primo, le silence des hiérarques socialistes fut assourdissant. Que leur coûte-t-il d’afficher une solidarité personnelle ? Rien. Pour ceux et celles qui réclamaient l’unité et l’apaisement après les déchirements récents, c’est bien triste, bien hypocrite, bien minable. Tous les coups sont donc permis pour enfoncer « l’autre majorité« . Il a fallu attendre 4 jours pour lire Martine Aubry réclamer davantage de considération pour la présomption d’innocence.

Secundo, cette affaire est évidemment manipulée. Les sources peuvent provenir de gauche comme de droite. La presse n’a même plus le recul sur ce qui est légal ou illégal. On nous déverse tout comme si chaque don, chaque versement était forcément suspect. Il y a quelques semaines à peine, le public découvrait les carnets de ragots d’un barbouze de l’Etat, Yves Bertrand. Tout le monde se gargarisait d’indignation. « Ouh lala ! Qu’elles sont dégoutantes ces rumeurs infondées ! Que c’est incroyable autant de mensonges ! » Les belles âmes faisaient semblant de découvrir que les RG manipulent la presse. Que tout cela n’est qu’affaire de vengeance, de réglements de comptes.

Tertio, moi aussi je touche et je donne. Ainsi l’attachée de presse de Dray, qui travaille également pour Royal, aurait « touché« . Ah bon ? Moi aussi, je touche. Parfois, on appelle cela un salaire, une redevance, une indemnité, un don. C’est illégal ? J’en sais rien. Je ne sais plus de quoi on parle. Le Post reproduit, démultiplie les articles poubelles du Parisien. Personne ne fait le tri.

Conclusion  : elle est simple. Julien Dray a toute ma solidarité, même s’il s’achète compulsivement des Rolex que je ne pourrais m’acheter.

Courage, n’écoute pas les hyènes.

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Orgie de Noël

Et vous, qu’avez-vous eu à Noël ? Il y a toujours quelque chose d’indécent lors des fêtes de Noël en Occident.  Une orgie consumériste difficile à expliquer à ses propres enfants, scotchés devant des écrans publicitaires. Noël est aussi un rassemblement de famille, un moment de recul si possible convivial où « l’on se fait plaisir. »

Cette année à Noël, j’ai pensé à une année politique (et oui), une année familiale (toujours). Les ptites racailles ne croient plus au Père Noël, croient-elles. Mais elles restent, comme tous les enfants, optimistes pour l’avenir. Elles ont raison. Même au fonds du trou, il faut rester optimiste, sûr de soi, de ses forces et du chemin à venir.

Bonnes fêtes à tous !

noel

La dinde de Noël sans OGM

Greenpeace a la bonne idée de publier un guide des des produits avec et sans OGM centré sur les produits symboliques des fêtes de fin d’année. Une lecture utile pour qui veut faire attention à son assiette. Pour le lecteur peu au courant de cette matière, l’OGM s’identifie sur l’étiquette du produit, comme par exemple la mention « amidon modifié. » Mais pour les OGM peuvent être indirectement cachés, comme dans l’alimentation des animaux. Point d’étiquetage.

Ainsi, on apprend que les volailles du Père Dodu, Savel, Douce France, ou Maître Coq ne font aucun effort. Alors que les Poulets fermiers du Gers, ou les foies Gras Labeyrie garantissent l’absence d’OGM.

Parmi les chocolats, les marques Ferrero, Lindt, Milka, Cote d’Or, Poulain, la Pie qui Chante, et même La Maison du Chocolat n’offrent aucune garantie anti-OGM.

Le Guide est téléchargeable :
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Tarantino est venu chez moi

Olive: « Tu sais qui tourne en bas de chez nous ? »
Juan : « Non. »
Olive : « Quentin Tarantino et Brad Pitt. »
Juan : « C’est Lianne qui va être contente ! On ira voir samedi. »

Le réalisateur américain avait pris ses quartiers à quelques encablures de chez nous, un croisement de rues redécoré d’affiches allemandes de la seconde guerre mondiale, une colonne Morris ajoutée dans un coin, des vieilles voitures d’époque et des figurants habillés en soldats nazis. Curieuse ambiance.
Son film, « Inglorious Bastards » (« les salauds sans gloire »). Mélanie Laurent était de la partie. Installée jeudi, l’équipe avait terminé samedi soir. Rendez-vous dans les salles.

Enchaîné au MODEM ?

Lancelot m’a gentiment associer à une chaîne modemiste. Il faut dire que j’avais insisté. Le principe est de citer deux doutes et trois espoirs concernant le MoDem. J’aurai bien inverser les proportions, mais les chaînes se respectent.

Premier doute: le positionnement du MODEM.
C’est une évidence. Tantôt à droite, tantôt à gauche, le Modem cherche à manger l’espace réformiste et progressiste du Parti Socialiste. Sans vouloir paraître archaïque, le clivage droite/gauche existe. Ce n’est pas le seul, mais en période de crise, il devient essentiel. Le soutien aux plus faibles aux détriments des plus forts est primordial. A droite, quand on est à court d’arguments pour défendre la légitimité de la loi naturelle (et leurs versions « policées » appelées le « mérite » ou « la main invisible du marché« ), on s’abrite derrière le besoin d’efforts et de sacrifices pour atteindre le bien commun. Le Modem reste flou sur ces questions très générales.

Second doute : de quel héritage le Modem se réclame-t-il ? Les racines d’un mouvement politique sont un élément important. Chacun se glorifie de moments prestigieux, et cache ou trie ses propres heures sombres. L’héritage d’un parti fait avancer les consciences et solidifie les groupes. Le Modem lui se pose en rupture avec sa propre histoire. Ses chefs la justifient conjoncturellement. Ses supporters (et notamment Quitterie ou Luc) la conçoivent plus profonde, comme la relève d’un parti de centre gauche fossilisé par son propre héritage.

Premier espoir : le Modem, comme d’autres, porte une envie de renouvellement politique. L’émergence d’une nouvelle force politique en France est difficile, tant le pays est sclérosé. Imaginer que le président de la République de 2017 figure déjà parmi les têtes d’affiche actuelles de la scène politique est en soi démoralisant.

Second espoir : le Modem pourrait dépasser certaines contradictions historiques de la gauche comme la rigueur budgétaire contre la politique sociale, l’environnement contre l’industrie.

Troisième espoir : dans une France menacée par une monarchie poutienne, le Modem devrait être un allié républicain à même de défendre les libertés publiques et le retour à davantage de parlementarisme.

Je refile cette chaîne à quelques confrères left-blogueurs, Nicolas, Marc, Rocrocodile kinépeuthe, Donatien et Dagrouik.

La carte des blogs de Vendredi

Merci àIntox2007, et évidemment à VENDREDI, pour leur carte des blogs « fouteurs de bronx » (comme les surnomme Dagrouik), les « 101 sources Internet pour s’informer autrement. »

Voici donc une carte bien utile. Vous n’avez qu’à gooliser chacun et mesurer leur pertinence, leur persévérance. certains sont à gauche (beaucoup), d’dautres à droite (quelques-uns); certains sont monomaniaques, d’autres pluridisciplinaires. A contempler cette carte, le lecteur-internaute devrait être frappé de cette richesse. Les blogs donnent l’angle qui fait souvent défaut à la presse. Vous noterez que Vendredi ignore les médias traditionnels: les blogs de journalistes « installés » n’y figurent pas. Normal, leur blog ne sont souvent que des « coulisses » d’une presse officielle souvent dépassée, le « making of » d’un média sous contrôle.

La carte illustre aussi très bien la place des médias professionnels mais alternatifs que sont Marianne, Rue89, NonFiction et Mediapart, ou des « aggrégateurs participatifs » comme Agoravox ou Acrimed. Ils trônent comme les tours principales d’une nouvelle Babylone : nos petits blogs sont des aiguillons, ou des caisses de rénonance, des démarches individuelles qui peuvent cacher des engagements collectifs.

Je m’interroge sur la place du Post. Une vraie rédaction, des billets d’internautes par milliers, un sensationalisme à peine filtré sous la caution du MONDE. Qu’est-ce donc que LE POST ?

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