PS: argh !

PS de Merde, comme dirait Dagrouik. PS sacrifié comme suggère Marc.

Argh !

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Critiquer l’opposition ou le Président ?

Ce n’est pas la première fois que je l’écris, ni la dernière sans doute. Je sais combien l’opposition est forte dans ce pays. Elle fourmille partout, dans les tous les secteurs, toutes les catégories sociales, tous les territoires. Pourtant, LES GUIGNOLS DE L’INFO ont beau raillé l’agitation présidentielle avec un excellent leitmotiv « 1 Jour 1 réforme« , la gauche se tait ou bafouille.

Ses députés sont actifs pour obstruer la réforme de l’audiovisuel public à l’Assemblée Nationale. Les débats y sont vifs. Ils sifflent avec raison la Garde des Sceaux qui défend l’enfermement dès l’âge de 12 ans. Mais que diable, pourquoi n’y a t il personne pour gueuler un bon coup dans les médias contre le pouvoir en place ?

La semaine a été riche en bêtises et ignominies : retour des détections de délinquance à la maternelle, justice des mineurs, relance en trompe l’œil, fantasme sécuritaire à l’hôpital psychiatrique.

Jeudi, Martine Aubry a commis un demi-faux pas. Elle s’est cru obligé de régurgiter une antienne « gauchisse » facile : « Les Français ont un problème c’est le pouvoir d’achat, et c’est cela qui bloque la relance de la consommation et bien évidemment de la croissance. »

Ben voyons.

Tous les sondages montrent autre chose. Les Français ont peur pour leur boulot, leur logement, l’éducation de leurs gamins, leur maintien, leur survie. La bonne réplique au faux plan de relance sarkozyste était simple : il faut lutter contre la précarité croissante.

Compliqué, le slogan ? Il faut sécuriser les plus fragiles, qui sont aussi les plus nombreux.

(1)  il faut recoudre les filets sociaux : abandonner les franchises médicales, ou les dégradations d’indemnités chômage au-delà de deux offres « raisonnables« .

(2) il faut baisser le coût de la vie, sans fragiliser les entreprises : abaisser la TVA sur les produits de première nécessit (et non pas sur les produits culturels), subventionner le transport publkic plutôt que demander à EDF d’investir dans de nouvelles centrales;

(3) il faut rétablir l’équité : abandonner le paquet fiscal et toutes ses saloperies injustes: bouclier fiscal, droits de succession, etc.

Martine Aubry n’a commis qu’un demi faux-pas : son message est brouillé. Derrière sa « phrase choc » sur le pouvoir d’achat, elle glisse un peu sur « filets sociaux » : « Rien pour augmenter l’indemnisation du chômage et pour accompagner les licenciés, rien sur le logement« .

C’est tout ?

Désolé de rompre l’unanimisme honteux de certains socialistes sur le Parti Socialiste. Nous n’avons plus 3 ans à perdre dans des postures.

Faudrait-il abonner nos chères et chers opposant(e)s au flux RSS de nos blogs ?

A l’UMP, les rivalités se règlent avec des barbouzes

La lecture de l’entretien de Guy Birenbaum au JDD m’a fait froid dans le dos. Birenbaum publie un livre ce 4 décembre le « Cabinet noir » d’Yves Bertrand. Il confirme qu’à l’UMP, les rivalités se règlent avec des barbouzes ! La droite a beau jeu de railler le combat des chefs au Parti Socialiste. Ses luttes pour le pouvoir à l’intérieur de son camp sont d’une autre ampleur.

On se souvient de l’affaire Halphen ou des « révélations » de corruption à la Mairie de Paris, lancées par le camp Balladur-Sarkozy contre Chirac en pleine campagne présidentielle de 1995. Avec Yves Bertrand, c’est le camp Chirac-Villepin qui répliquait avec des fausses rumeurs et des pièges grossiers.

« Quand je déjeune à l’hôtel Regina avec Yves Bertrand le 10 mai 2004, je cherche à le voir pour en savoir plus sur une affaire qui m’intéresse et dont je voulais faire un livre. Face à moi, Yves Bertrand me valide cette histoire: l’arrestation d’Yvan Colonna n’en est pas une, c’est une reddition négociée par Nicolas Sarkozy à la veille du référendum en Corse. La preuve avancée c’est la rencontre à l’hôtel Lutécia le 6 juin 2003 entre l’avocat d’Yvan Colonna et Bernard Squarcini, alors numéro 2 de la Direction centrale des renseignements généraux et proche de Nicolas Sarkozy. Mais en fait, c’était une rencontre organisée par le cabinet noir à leur insu, pour que les deux se rendent compte qu’ils ont été piégés, qu’on les a placés là pour qu’on les voit. Quand je sors de ce déjeuner, quand je me remémore ce que l’homme, qui avait quitté quelques mois avant le poste du policier le plus puissant de France, m’a révélé, je suis ébranlé. Dans un premier temps je le crois. Mais le journaliste qui devait sortir un bouquin là-dessus n’a jamais rien écrit, le manuscrit n’est jamais sorti. C’était un coup monté pour déstabiliser Nicolas Sarkozy. » Guy Birenbaum

La guerre des chefs à droite, c’est autrement plus professionnel !


Les ModemistEs m’ont troublé

J’avoue.

Quitterie, MIP et Hypos m’ont troublé lors de la dernière République des Blogs.

Toutes trois au Modem m’ont accroché (involontairement). Je n’apprécie pas François Bayrou. Je ne suis pas de son camp. En politique, le camp, ça compte. Ces trois jeunes femmes dynamiques m’ont défendu (involontairement) une autre image du Modem.

Par ce billet, j’ai conscience d’ajouter des arguments à ceux qui caricaturent les ségolistes.

Les Français ne votent plus que pour sanctionner. Quitterie m’a surprise par sa volonté de rénovation. Une rénovation assez simple : il y a en marre des croutons et des vieilles habitudes en politiques. C’est un message trandcourant, assez classique d’une génération contre une autre. Mais les récentes difficultés du parti socialiste les ont remises sur le devant de la scène.

Le Modem a pour moi un programme politique flou. Certains, que j’estime, m’ont laissé comprendre que le PS était paralysé par quelques fossiles (Fabius, Mélenchon enfin parti, etc). Quitterie a insisté sur la « bouillabaisse » modemiste (l’expression est de moi)  :des anciens socialistes, des anciens Verts, des radicaux, une couche de démocrates-sociaux. N’en ajoutez plus. Il faut que la mayonnaise prenne.

Au-delà de cette démarche séduisante, le fonds reste à trouver. Mon ancrage gauchiste et anti-clérical aura sans doute du mal à trouver suffisamment à manger au Modem.

Mais ces bonnes énergies restent séduisantes.

Y-a-t-il une affaire VENDREDI-ZEMMOUR ?

Comme Quitterie, j’ai été un surpris de voir l’omni-présent Eric Zemmour disposer de quelques colonnes dans le nouvel hebdomadaire VENDREDI. Pourtant, comme Peuples.net, je n’ai pas été choqué par le principe de cette publication.

André Gunthert avait tiré le premier contre le journal. Scandalisé par les propos du chroniqueur-journaliste sur l’existence des races, il accuse également Vendredi de vouloir caricaturer les blogueurs sans leur laisser la place nécessaire (« quatre brefs extraits de 7 à 10 lignes « ) au regard de l’espace accordé à Zemmour. Reconnaissons que la démarche est dangereuse.

VENDREDI parle des blogs, des blogueurs et publie leur billet; il est assez légitime, et enrichissant, qu’il s’ouvre à des « droits de réponse« , ou qu’il reflète certaines « blogo-war. » Eric Zemmour ne disposant pas de blog personnel, c’est donc par le biais d’un article qu’il répond. Peuples.net souligne à juste titre que VENDREDI est « la meilleure publication du moment sur la blogosphère », une chose mouvante, difficilement saisissable. Pour qui aime la presse écrite (comme votre serviteur), l’arrivée de VENDREDI sur le marché est une nouvelle réjouissante, avec toutes les lacunes et les défauts d’une première expérience.

VENDREDI ne s’adresse-t-il qu’aux blogueurs ? Pas sûr. Son public est sans doute mixte. Pour attirer ceux qui ne lisent jamais la prolifique blogosphère politique, il faut parfois tendre quelques perches. Le vrai défaut de VENDREDI à mon sens est ailleurs : le journal cherche à montrer ce que les blogs pensent de l’actualité. Il devrait au contraire adopter le point de vue des blogs stricto-sensu.

Quitterie Delmas soulève aussi un bon point : « Il me semble de façon générale, quelque nature que soit la polémique, Vendredi ne devrait pas inviter une personnalité qui ne se met pas à la hauteur des citoyens. Or, Zemmour, bien planqué sur les plateaux, refuse d’échanger. » Effectivement, Zemmour aime débattre dans les plateaux télé. mais, sans vouloir le défendre car je ne souhaite pas l’attaquer, c’est aussi un peu son boulot.

Au final, enfin un débat presse/blog ou blog/presse. Une bonne chose, sans aucun doute.

Quand le chien policier renifle une collégienne

Vous avez sans doute lu cette anecdote suprenante, d’une descente de gendarmes dans un collège du Gers le 20 novembre dernier. Cette visite a été très musclée. Les gendarmes cherchaient du hash, et firent du zèle avec leurs chiens renifleurs. Voici l’intégralité du témoignage de Zoé, l’une des collégiennes. Une histoire glauque et triste pour qui aimerait être fier, de temps à autre, de la police de son pays. Ce n’est pas le cas.

« Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.

Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.

A peine 10 minutes plus tard – nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes… Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »

Enfin il a dit ça, à peu près… Je me rappelle surtout du

« Quand il mord, ça pique ! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.

Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! »

Elle a rougi et emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes… Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.

Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.

Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures. La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes….. Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais… » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!

Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! »

La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ». J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite. De retour en classe, la prof m’a demandé ce qu’ils ont fait. Je lui ai répondu qu’ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j’ai eu du mal à me consacrer au math !

Tout ça c’est ce que j’ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m’a aussi raconté.

Le chien s’est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l’ont carrément emmené à l’internat où nous dormons. Le chien s’est acharné sur toutes ses affaires m’a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu’ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert !

Le CPE l’a ramené ensuite au collège et elle m’a raconté. Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

Une prévention ? Avec des chiens ? Armés comme aujourd’hui ?

Une élève de 4ème nous a dit que le chien s’est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur. Les profs ne nous en ont pas reparlé….Ils avaient l »air aussi surpris que nous !  Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question :  Que se passe t il ?
Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n’ont pas été directement concernés
! »

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