Obama, Day One


Dans quelques heures, Barack Obama sera en fonction.

En quelques semaines depuisson élection en novembre, Obama a préparé son plan de relance (825 milliards de dollars) et constitué rapidement son équipe. Certains ont glausé sur son entourage proche, conseillers et ministres. A quelques heures d’un changement d’ère, j’ai comme envie de répondre par avance aux pisse-vinaigres qui ne manqueront pas de s’exprimer.

1. L’Amérique restera l’Amérique

Mais Obama peut changer son action. Dès mercredi ou jeudi, il devrait signer la fermeture de Guantanamo. Il devrait également se rendre en Indonésie pour s’adresser au monde musulman. Son futur secrétaire d’Etat à la Justice, Eric Holder, a rappelé une évidence que l’administration américaine de G.W.Bush avait oublié : la simulation de noyade est une torture. Alors qu’on lui reprochait son silence sur la guerre à Gaza, Obama a annoncé vouloir dialoguer avec le Hamas. Globalement, Obama a gagné son élection sur des promesses intérieures. Inutile (malheureusement ?) de l’attendre trop présent sur la scène internationale.

2. Obama n’est pas un gauchiste mais il fait déjà date.

Le plus frappant chez Obama est certainement sa lucidité: point de fanfaronades ni narcissisme (comme on les connaît en Sarkofrance. Ainsi sur l’ONU, « un forum indispensable, bien qu’imparfait« , ou « comme tout le monde, je dois m’améliorer. »

3. Son équipe est ‘centriste’ car diverse.

Il a pris Robert Gates (Défense) et Hillary Clinton (Etranger), deux anciens soutiens de la guerre en Irak pour conduire le désengagement américain dans ce pays. Steven Chu (Energie), prix Nobel de Physique, est un avocat des énergies nouvelles (mais aussi un défenseur du nucléaire). Susan Rice, amabssadeur aux Nations Unies, défend l’intervention humanitaire. Arne Ducan (Education) dirigeait les écoles publiques de Chicago. Hilda Solis, au Travail, par ailleurs hostile à la guerre en Irak dès 2002, défend les droits sociaux depuis des lustres et très engagée pour l’égalité des femmes. Janet Napolitano (Sécurité Intérieure) était gouverneur de l’Arizona, où elle développa la santé publique, les biotechnologies ou encore les crèches.

4. Obama ne sera pas épargné.

Déjà, le moindre faux pas, même le plus mineur, est décrié. Ainsi, certains ont déjà critiqué que les Obama aient choisi d’inscrire leurs filles à Sidwell Friends, une école privée à plus de 28 000 dollars par an et par enfant.

Rahm Emanuel, futur secrétaire général de la Maison Blanche, a dû excuser son père en novembre dernier, qui avait tenu des propos anti-arabes.

Barack, c’est à toi.