Le planning familial et nous


Il y a plusieurs mois, un excellent film de Claire Simon sortait sur nos écrans: « Les Bureaux de Dieu. » Il décrivait le quotidien d’une agence du Planning Familial, à l’aide de comédien(ne)s confirmé(e)s (Nathalie Baye, Nicolas Garcia, …) et débutants. Un choc de vérité, de simplicité et de maîtrise.

Ce film s’est rappelé à nous ces derniers jours. Le gouvernement a décidé de réduire de 40% la dotation annuelle au « Conseil conjugual et familial » (2,6 M€ en 2008 ; 1,5M€ en 2009), provoquant la fermeture prochaine d’un tiers des quelque 70 agences du pays.
J’attends que Frédéric Lefebvre nous explique que le Web 2.0 peut très bien remplacer le conseil de proximité.  J’attends aussi Nadine Morano justifier cette mesure, elle qui est restée bien silencieuse sur le décret de l’été dernier qui permettait d’inscrire un fœtus né sans vie sur les registres de l’état civil mais qui pouvait se montrer libérale sur d’autres sujets soit-disant épineux comme l’homoparentalité.

J’entends surtout ma fille (11 ans) me demander : « ça se planifie la famille ? » Et oui. Pour que tu sois libre de ton corps, de tes envies; pour que tu comprennes le choc de l’avortement, car c’en est un; pour que tu parles de sexualité sans pudeur et sans crainte.

Le Planning familial affranchit.

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