pour un débat mature au Parti Socialiste


Benoit Hamon, comme d’autres, a critiqué le livre à paraître cette semaine de Ségolène Royal. La presse s’est fait l’écho des critiques que l’ex-candidate socialiste réaffirme

1. Il est effectivement dommageable que l’opposition se divise. Le Parti Socialiste en particulier a trop souffert de divisions, et ilde critiquer la direction avant autant de vigueur et de dureté que celle qu’a subi Ségolène Royal pendant la campagne électorale par son propre camp.  Hamon fustige un livre confession (l’a-t-il lu ?) qui règle malheureusement encore les comptes de cette mauvaise campagne interne.

2. Mais ignorer les séquelles de la campagne est une erreur. Une fois n’est pas coutume, il serait bon de prendre exemple sur Nicolas Sarkozy à l’UMP. Ses pratiques démocratiques sont inexistantes, mais le chef de l’Etat a toujours pris soin, entre 2002 et 2007, d’embarquer toutes les composantes de sa famille politique à bord du bateau. Même à l’automne 2006, quand les éventuelles candidatures de Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin ou Jacques Chirac se faisaient sentir, Sarkozy a encadré le débat, multipliant les conventions et les prises de parole. La direction socialiste « élue » en novembre dernier a pris le chemin inverse: répartition des postes réservée à ses courants (c’est son droit), réduction des frais de fonctionnement dévolue à « l’opposition » (c’est mesquin), faible concertation sur le plan de relance (c’est contreproductif). En d’autres termes, Aubry et Hamon payent aujourd’hui leur comportement récent.

3. Le temps est propice au débat.  Aucune élection majeure n’est en vue dans les prochains mois. C’est le moment de débattre, de critiquer, de contester. La maturité d’une organisation politique, et de ses dirigeants, se juge à leur capacité à entendre la critique.  Pourquoi ne pas prendre le temps du débat, y compris public ? Il est certainement de notre devoir à tous de critiquer, pour l’améliorer, chaque proposition nouvelle du Parti Socialiste.

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3 réflexions sur « pour un débat mature au Parti Socialiste »

  1. j’ai tenté d’inviter un certain nombre de bloggueurs afin de provoquer un débat entre nous permettant de définir nos valeurs de gauche… cela me semble être le seul moyen de dépasser les clivages stériles et les querelles de personnes. je ne suis l’aficionado d’aucun(e), contrairement à d’aucuns qui défendent la réputation de leur vierge effarouchée à coups de bazooka…. le couteau entre les dents. Si tu pouvais user de ton influence (légitime) auprès d’eux pour mettre en place les lignes de partage, cela me semblerait bien plus tuile que de gloser sur les vertus d’un livre que moi aussi je n’ai pas lu. Et pour cause : les commentaires ne font pas envie, et tour ce qui vient au monde pour n’instiller que de la rancœur et des glaires ne m’intéresse pas.

    par contre, les idées, et les valeurs…. je suis partant.

  2. Euh, euh, euh !!! (comme dirait hamon), le PS ne va pas entamer un dialogue avec Ségolène Royal alors que la direction actuelle a mis 2 ans pour l’évincer…Il ne faut quand même pas exagérer.

    De plus, les militants de base qui avaient adhéré pour Ségolène Royal ont été « éjectés » avec perte et fracas.

    Le PS veut donner des leçons à sarkosi mais en réalité le PS est moins démocratique que l’ UMP puisque les militants ont été voté 3 fois pour rien… Tout était combiné d’ avance.

    Les volets et les portes sont bien fermés et les cotisations ont été fortement augmentées, il faut bien payer les petites sauteries de m aubry et les autres.

    A présent, il faut attendre les élections d’ Européennes où il sera difficile de faire monter les escaliers.

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