Européennes : pour qui voter ? (2)

Grâce à Romain Blachier, je suis tombé sur le site EU PROFILER, qui propose un test plutôt amusant pour déterminer sa couleur politique européenne: « Découvrez votre positionnement dans le paysage politique en vue des élections au Parlement européen de 2009« .

Je ne dévoilerai pas les résultats de mes petits camarades complotistes Left Blogueurs (libres à eux). Me concernant, je me retrouve plus proche du PS que des Verts. La différence se fait sur la sécurité. Au niveau européen, les partis qui me correspondent le mieux sont les Verts catalans, les Ecolo (Écologistes Confédérés pour l’organisation de luttes originales), Groen, le parti Vert de la Belgique néerlandophone, le parti socialiste flamand et les Verts allemands.

Ceux-là sont moins « libertaires » que les Verts français.

Sans doute.

Mais le 7 juin, ce sera Europe Ecologie, ou rien.

cliche-2009-04-28-21-30-53

Publicités

Marianne2, nouveau look

Ce mercredi, le site Marianne2 change de look. Nous étions une douzaine, il y a quelques jours, à être venus à l’invitation de la rédaction. Plus clair, plus agréable, plus riche, mieux classé, le nouveau site affiche de belles ambitions. Il s’est adjoint les services d’une trentaine de blogueurs associés, « des blogueurs qu’on aime lire« , nous a expliqué Philippe Cohen.

Philippe a détaillé 4 axes éditoriaux : primo, « l’antisarkozysme n’est pas une politique« . Quand il a prononcé cette phrase, j’ai tiqué. Sylvain Lapoix m’a fait un clin d’oeil. « Sarkozy n’est qu’un symptome ». Bénédicte Charles m’a dit plus tard que je ne faisais pas d’antisarkozysme systématique. S’opposer à la personne du président ne fait pas avancer le débat. Tacler ses mesures serait plus productif. Marianne2 veut ouvrir ses pages au débat politique. Les tendances sont connues, globalement en opposition au gouvernement, mais sans chapelle ni extrême droite.

Deuxio, Marianne2 voudrait le « journal de la crise« , qui nous frappe au quotidien, avec des articles de fonds, une place au débat, des témoignages. Tertio, Marianne2 se veut attentive à la France silencieuse, qui souffre, subit et parfois proteste. Enfin, Marianne2 s’affiche en rupture avec le microcosme médiatico-culturel.

Si le site y parvient, il aura trouvé son espace.

Merci à eux !

Temps de Travail : le mauvais coup du Conseil Européen

Mardi, les eurodéputés Verts français Alain Lipietz et Hélène Flautre se sont indignés contre l’échec des négociations entre le Conseil européen et le Parlement sur l’adoption de la Directive « TEMPS DE TRAVAIL« .

A tous ceux qui désignent le Parlement comme un bouc-émissaire facile des difficultés nationales, que l’affaire serve de leçon: ce sont les Etats qui bloquent à Bruxelles les lois sociales.

La majorité parlementaire défendait un plafond de 48 heures hebdomadaires. Le Conseil de l’Union, qui représente les gouvernements de l’UE a refusé d’abandonner « l’opt out », qui permet dans certains de déroger à ce plafond. Les parlementaires avaient tout tenté, comme par exemple de calculer les 48 hebdomadaires en moyenne sur 12 mois. Qu’importe ! Les gouvernements des Etats sont restés inflexibles. Beurk !

L’été dernier, l’Espagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie et Chypre s’étaient rangées aux côtés du Parlement. La France de Nicolas Sarkozy était restée timide, acceptant de conserver à un plafond à 60 ou 65 heures. En décembre dernier, les parlementaires avaient rejeté ce dernier « compromis », revenant à 48 heures. L’Europe sociale se fera-t-elle contre les Etats ?

Contre le Nucléaire, ou pas.

L’approche des élections européennes et les annonces de Barack Obama et de Jose-Luis Zapatero en faveur d’une « croissance verte » remettent un peu d’écologie à l’ordre du jour médiatique. Pour beaucoup, l’écologie, c’est chiant, anxiogène ou utopiste.

Par exemple, pourquoi donc faudrait-il réduire notre dépendance nucléaire ?

Quand les énergies fossiles s’épuisent, quelques malins s’imaginent que le nucléaire est le bon choix alternatif. Qu’importe que nos centrales ne supportent pas une canicule en 2003… Qu’importe que les Enfants de Tchernobyl aient célébré il y a quelques jours les 23 ans de « l’accident » de 1986.

Se reposer sur le nucléaire est surtout une paresse d’économies occidentales. Plutôt que de réfléchir à moins consommer (ce qui ne veut pas dire moins s’amuser), on cherche la drogue énergétique alternative.

L’énergie nucléaire pose de sérieuses questions, que les pro-atomiques minorent régulièrement : ses déchets ne recyclent pas et son hautement toxiques; le moindre accident est cataclysmique; le nucléaire civil peut être détourné pour des usages militaires.

Comme souvent, les lobbies travaillent dans l’ombre. Ainsi, Areva s’est indigné récemment d’un reportage de France 3 sur les mines d’uranium. On découvre aussi avec stupeur (?) que certains collaborateurs d’EDF faisait surveiller Greenpeace. En janvier, le réseau Sortir du Nucléaire révélait qu’EDF avait perdu l’agrément pour mesurer la radioactivité de ses centrales.  Et Areva est très doué pour faire sa communication publicitaire discrète dans des magazines à destination de la jeunesse.

Le nucléaire n’a jamais fait l’objet d’un débat public direct. Les grands partis, de gauche comme de droite, sont pro-nucléaires. On est capable de soumettre à référendum un Traité constitutionnel européen de près de 400 pages illisibles pour le commun des mortels, mais sur le nucléaire, rien !

Le citoyen n’est-il pas capable de comprendre les enjeux ?

Européennes: pour qui voter ?

Le vote est secret, bien sûr. Mais on peut se livrer à quelques questions, alors que Marianne2 prend le relais de Parlorama.eu pour détecter les députés absentéistes. Une démarche nécessaire, mais inutile pour définir son choix: allez ous voter pour un élu assidu mais ignoble ?

Voici donc cinq questions (subjectives) pour y voir plus clair (ou pas).

1. Qu’avez-vous voté au référendum du Traité de Maastricht ? En cas de oui, on vous orientera vers le Parti Socialiste, l’UMp, le Modem, et peut être Europe Ecologie. Pour ma part, c’était non. Pour l’Europe, mais contre l’indépendance d’une politique monétaire.Devrais-je voter NPA, ou Front de Gauche ?

2. Qu’avez-vous voté lors du référendum sur le Traité Constitutionnel en 2005 ? Si vous avez voté non, dirigez vous vers le NPA (encore), le Front de Gauche (encore), et à droite, Libertas ou le FN. Pour ma part, j’ai voté oui. Contre l’absence d’Europe. A gauche, cela me laisse le Parti Socialiste et Europe Ecologie.

3. Etes-vous pro-Sarko ? Si la réponse est négative, on choisit NPA, Front de Gauche, PS, ou Modem. Sans conteste. L’Europe reste un moyen pour s’opposer à de désastreuses politiques nationales.

4. Etes-vous satisfait des lois européennes ? Question difficile. Le Parlement européen n’est pas la Commission. L’origine des multitudes de lois et réglementations venues d’en haut est complexe à analyser. Quand les Etats, ou les hommes politiques, se plaignent des « diktats » de Bruxelles, ils mélangent tout : le Conseil européen, qui regroupe les chefs d’Etat, la Commission, cette stupide administration centrale qui n’est toujours pas élue, et le Parlement qui parvient parfois à édicter des lois.

5. Avec qui voteront nos élus ? Savoir à quel groupe nos élus nationaux adhéreront au Parlement n’est pas inintéressant. Le Modem reste affilié au groupe libéral. Les Verts restent Verts. Les Socialistes sont traditionnels. Les Communistes retrouvent d’anciens staliniens d’Europe de l’Est (Quid du Front de Gauche ?). L’UMP fricotte avec les anciens fascistes italiens.

Lâchons Rachida Dati… cette fois-ci

Je n’ai pas compris. Jeudi, le buzz s’emparait de la Garde des Sceaux. Libération en a fait sa Une dès le lendemain. La ministre participait à un meeting des jeunes UMP. Elle était visiblement en train de blaguer, de s’amuser, de communier avec l’ambiance potache.

Je n’ai jamais été tendre avec Rachida Dati. Elle m’est apparue rapidement incompétente, flemmarde (elle aussi), ambitieuse, autoritaire, et sans surface. Icône de deux causes qui la dépassent et dont elle n’a que faire – femme et maghrébine au sommet de l’Etat – Rachida Dati me fait honte depuis des lustres.

Mais la coupe est pleine. Les mêmes journalistes qui l’encensaient un jour de mai 2007, qui louaient le symbole, oubliant les mesures et le caractère de la Dame, surgissent en meute pour fondre sur la dame.

Si Rachida Dati avait été un homme, personne n’aurait pensé à relever cette « ivresse » un soir de meeting. Entre mecs, on se comprend. Finalement, elle suit le parcours de Rama Yade. Se foutre du patron, puisque le patron Nicolas se fout d’elle.

Cette fois-ci, lâchez-là.