Temps de Travail : le mauvais coup du Conseil Européen


Mardi, les eurodéputés Verts français Alain Lipietz et Hélène Flautre se sont indignés contre l’échec des négociations entre le Conseil européen et le Parlement sur l’adoption de la Directive « TEMPS DE TRAVAIL« .

A tous ceux qui désignent le Parlement comme un bouc-émissaire facile des difficultés nationales, que l’affaire serve de leçon: ce sont les Etats qui bloquent à Bruxelles les lois sociales.

La majorité parlementaire défendait un plafond de 48 heures hebdomadaires. Le Conseil de l’Union, qui représente les gouvernements de l’UE a refusé d’abandonner « l’opt out », qui permet dans certains de déroger à ce plafond. Les parlementaires avaient tout tenté, comme par exemple de calculer les 48 hebdomadaires en moyenne sur 12 mois. Qu’importe ! Les gouvernements des Etats sont restés inflexibles. Beurk !

L’été dernier, l’Espagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie et Chypre s’étaient rangées aux côtés du Parlement. La France de Nicolas Sarkozy était restée timide, acceptant de conserver à un plafond à 60 ou 65 heures. En décembre dernier, les parlementaires avaient rejeté ce dernier « compromis », revenant à 48 heures. L’Europe sociale se fera-t-elle contre les Etats ?

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Une réflexion sur « Temps de Travail : le mauvais coup du Conseil Européen »

  1. En ces temps d’élections un exemple pratique sur le parlement de l’UE est le bienvenu.

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