Il ne manque qu’une bonne guerre


On vit une époque formidable. Un président agité à l’Elysée pour 5 ans, un krach boursier en septembre, une récession mondiale, des dizaines de millions de chômeurs supplémentaires dans le monde, la prolifération nuclaire, le réchauffement climatique, et maintenant un virus grippal mutant qui plonge la Californie dans l’état d’urgence en quelques jours.

Honnêtement, que nous manque-t-il ? Une bonne guerre mondiale.

Observez vos concitoyens, vos voisins. L’inquiétude est à géométrie variable. Certains triment, d’autres fustigent leur patron, d’autres encore s’achètent des masques de protection.

J’ai toujours adoré les films catastrophes, ou La Peste, de Camus. Un fascination sans doute morbide à voir l’humanité dévastée par des phénomènes qui la dépassent. Les catastrophes sont là. On cherche à profiter de petits plaisirs, quand il en reste.

Pour ceux qui ont des enfants, la tâche est sans doute plus rude et plus facile. Plus rude car il faut rassurer, assumer, protéger. Plus facile, car la survie de sa progéniture donne une raison égoïste aux combats.

Putain d’époque.

2 réflexions sur « Il ne manque qu’une bonne guerre »

  1. Penses-tu toi aussi, comme Filippo Marinetti, que la guerre est la seule hygiène du monde ?
    Penses-tu toi aussi, comme Hegel, que la guerre est anthropogène ?

    La mort massive pour régénérer le monde ? Assez stimulant comme réflexion. Malthus le pensait.

  2. Si on voulait faire de la philosophie pour demeurés de la France profonde, on dirait « il faut une bonne guerre pour après reconstruire ». Ce qui est idiot: ce n’est pas parce qu’on arrive en fin d’un cycle de Kondratieff qu’on doit se mettre la rate au court bouillon.

    Et, pour revenir à la situation française, il ne faut pas sous estimer le fait que certains ont voté Sarkozy par nihilisme, pour tout faire péter, comme on vote Le Pen ou Besancenot. Pour ceux-là, la situation actuelle doit être jouissive. 😦

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