Pour Hadopi, contre Sarko


Difficile de voir un loi tant attendue défendue par l’ennemi public n°1. La loi Hadopi suscite tous les débats, génère toutes les bêtises, assemble toutes les coalitions. Elle a été votée hier à l’Assemblée, passe au Sénat désormais. Ce débat s’est très tôt focalisé sur le piratage. Aux mesures coercitives, des ligues pro-pirates se sont créées. Comment en est-on arrivé à prendre Barbe Noire plutôt que Robin des Bois comme modèle de résistance ?

Contre Hadopi, on a entendu plusieurs types d’arguments. Excusez-moi de caricaturer un débat déjà si caricaturé.

Primo, la loi serait liberticide. Elle permettrait à un monstre administratif de nous ficher, de nous suspendre l’accès Internet, et donc, comme nous sommes tous des abonnés « triple-play« , de nous priver de téléphone. Quoi ?! Priver de surf nocturne ?! Vous avez raison. C’est vraiment grave. Un peu de sérieux svp ; ça ressemble à une révolte de bobos décomplexés.

Deuxio, il paraît qu’il vaudrait mieux une espèce de licence globale, un joli forfait mensuel que chaque internaute, qu’il télécharge ou pas, paierait bien volontiers, et qui lui permettrait ensuite de télécharger à volonté.Bravo ! Belle idée. Le buffet « All-you-can-eat« . On n’avait pas fait mieux depuis Campanile et les restau-routes. A titre personnel, il m’est toujours difficile d’entendre des « gens de gauche » défendre une TVA culturelle.

Tertio, le secteur culturel n’aurait rien compris à l’avenir, la gratuité serait inéluctable, le contrôle serait impossible. A titre personnel toujours, j’ai rarement entendu la gauche s’abriter derrière l’argument libéral habituel du « on n’y peut rien, le monde change.« Aux artistes d’avant-garde qui se prononcent contre HADOPI, n’hésitez pas: donnez vos œuvres ! Autre choix, on nous propose aussi le modèle Deezer. Certains amis producteurs indépendants, qui ne vendent pas de la musique à la tonne, vous expliqueront que Deezer est la killer-application qui flinguera la musique payante en ligne : gratuite, à la demande, et… avec une rémunération dérisoire pour ayant-droits. Qui dit mieux ?

Quarto, certains pro-Hadopi suggèrent qu’il faut inventer autre chose que de faire payer à l’usage. Il serait « de gauche » de provoquer la discussion sur les moyens alternatifs de financer la création. Ne nous gênons pas. On pourrait taxer les FAI (c’est déjà fait), ce qui équivaut, une fois encore, à une TVA culturelle. L’œuvre qui est visionnée davantage doit elle être mieux rémunérée ? Celui qui télécharge beaucoup ne devrait-il pas payé davantage, toutes choses égales par ailleurs ?

Enfin, aller au cinéma serait trop cher (très certainement), acheter des DVD également (sans doute). Pourtant, louer un film récent en VOD coûte, en plein tarif, quelque 5 euros le visionnage. Evidemment, c’est plus cher que gratuit. Concernant la musique en ligne, la chanson est à 99 centimes, et on peut même en écouter 20 secondes avant de choisir.

Hadopi n’est peut être pas parfait. Mais aucune mesure alternative crédible, viable et légitime n’est présentée.

Lundi, deux labels indépendants ont signé une tribune dans Libération, suivi par une foule de leurs confrères. « Hadopi, la création sacrifiée. »

Ils expliquaient simplement leur réalité, de façon lucide, concrète et généreuse.

49 réflexions sur « Pour Hadopi, contre Sarko »

  1. Tu tombes dans le « piege de la loi à cons » :
    1 – tu as un gros pb d’insécurité ou d’instabilité induite par une révolution techno-socio-culturelle.
    2 – impossible d’attaquer directement cette révolution car pas très populaire
    3 – tu cherche un élément condamnable existant dans le nouveau système (comme dans l’ancien) :pédo-nazi-pirate-terroriste
    4 – tu focalise sur cet element
    5 – tu propose les moyens de les combattres (moyens a la hauteur du danger cf torture aux US)
    6 – tu bride à tout prix le discours pour qu’il reste centré sur l’aspect abject que tu prétends combatre.
    7 – tu case un max de « si tu es contre c’est que tu est pédo-nazi-pirate-terroriste » (méthode Bush)

    Toute cette histoire est bien triste car on a juste choisi de confier le vote d’une loi permettant de transformer Internet en Minitel2.0 (centralisé et controlé par l´état et/ou corporations) à un ministère en charge d’un sujet consensuel (l’Art et la Culture). On aurait pu choisir la famille (en passant par le danger sexo-pedo).

    Hadopi n’est pas condamnable parce que c’est Hadopi et La réponse à Hadopi n’est pas la license globale.
    Le pb est pas du tout là où tout le monde regarde : « quand le sage montre la lune, nous regardons le doigt » 😀

    Je te conseille juste une chose, oublie les majors, les artistes, les pirates, les CDs, etc… interroge toi sur ce qu’a été Internet : moyen de communication entièrement décentralisé et incontrollable « par design » (c’etait le cahier des charges de l’armée) et sur ce qu’il est en train de devenir… renseigne toi sur des sujets comme la « neutralité du Net », « Minitel2.0 » etc…

    Arretons de regarder le doigt !

    Pour compléter ta culture (mot à la mode) générale :
    La méthode sus-dite de « loi à cons » tu peux la retrouver à peu près dans tous les domaines :
    1 – entre amis : « oh regarde un éléphant rose ! » pour piquer une gorgée dans le verre de l’autre…
    2 – toujours aussi fun (on appelle ca le concept de « lost human cycle » : le jeu google image labeller : tu essaye avec un internaute de donner les memes mots clef decrivant une image au hazard sur internet … c’est cool rigolo on gagne des points … pour que google indexe les images du web 🙂

    moins cool :
    1 – sondages ou ventes de trucs bidons par tel : « Bonjour monsieur X, notre client fait une offre spéciale sur les débouche-chiotes » pour valider que tu es bien monsieur X avec le bon numéro de tel et revendre le fichier validé 100 fois plus cher…
    2 – facebook : « vas-y mets tes photos c’est cool tu peux meme dire qui est ou dessus » et avoir en sa possession une base d’image indexée impressionnante de plein de gens … ah et puis bien sur accessible aux services autorises en cas de besoin pour assurer la securite du pays voir meme si c’est pas necessaire…
    3 – « Attention fo proteger la culture et l’exception Francaise et les pauvres artistes ! » pour : Passer une loi qui permet a un etat de faire l’inimaginable il y a encore peu : supprimer son acces a un reseau neutre et non censure.

    stephane

    PS : sur cette histoire la France n’est meme pas précurseur … la différence avec la Chine c’est que cette derniere n’a pas eu besoin de trouver un pretexte pour restreindre l’acces au net.

    1. J’aime bien ton raisonnement en 7 points (au début de ta réponse). Mais je n’ai pas compris ce que tu répondais aux « industries culturelles ».

      1. je te conseille de lire http://standblog.org/blog/post/2009/05/13/En-col%C3%A8re par exemple … tu comprendras pourquoi il ne faut pas parler d’Hadopi comme traitement du pb des « industries culturelles »

        Pour ce qui est de l’avenir de ces industries, elles vont tout naturellement evoluer et s’adapter ou tout simplement disparaitre. Les artistes eux ne disparaitrons pas. Ils existaient avant et existerons apres je ne m’inquiete reelement pas pour ca.
        Le monde a fait bien peu de cas des mineurs, des tisserands, etc… tous ces metiers et ces industries qui ont tout simplement disparu. Que l’on se batte pour eviter qu’un mineur creve de faim parce que la mine ferme je le comprends et je le defends. Qu’on lui permette de se reconvertir je l’encourage. Que l’on m’impose des lois pour lui permettre de continuer a miner alors que cela ne sert a rien … la, je me pose des questions …

        Je ne tire pas sur le pianiste, mais sur ces enormes corporations somme toute assez jeunes (annees 60) qui aident les artistes commes d’autres font la traite des blanches. Ces meme corporations qui mettent au devant de la scene leurs pions en nous expliquant (chantant) « si vous ne nous redonner pas le monde tel qu’il etait avant nous allons devoir sacrifier les artistes » …

        J’ai eu l’occasion de bosser pour des majors et de constater a quel point ce sont des usines a caca avec enormement de perte en ligne (de ble, et de blanche)
        J’ai aussi l’occasion de cotoyer des ptites boites de prod indep (ma femme est une actrice realisatrice qui galere bien comme il se doit) et sincerement ces ptites boites de prod (pour beaucoup des associations d’artistes) voient l’internet comme l’espoir d’enfin pouvoir etre visible, accepte, reconnus et remunere… c’est sur, ils se tiennent au courant des outils internet comme de toutes les autres technologies a leur disposition pour « creer » et « distribuer ».
        En meme temps j’habite a Los Angeles donc ceci explique peut etre cela : ici les gens en ont marre d’avoir peur (cf les annees Bush)

        Non pour parler simplement :
        tu veux trouver une solution pour l’industrie culturelle ?
        Tout depend de quelle industrie culturelle tu parle et de ce que tu pense devoir preserver dans cette industrie culturelle.
        1 – les marques ?
        2 – les emplois administratifs ?
        3 – le marketting ?
        4 – les artistes ?
        5 – les techos ?
        6 – les cadres ?
        7 – les finances ?
        8 – les droits d’auteurs ?
        9 – les oeuvres ?
        10 – l’acces a la culture ?

        Le sauvetage n’arrive jamais de l’interieur. tu ne survis pas a un incendie en t’enfermant dans ta salle de bain. A chaque fois c’est un gars a l’exterieur qui vient te chercher et t’aider a trouver la sortie.

        Dans TOUTES les industries c’est pareil : une nouvelle generation arrive invente et innove et finis par recueillir en son sein ceux qui peuvent apporter leur experience. L’avenir de l’industrie culturelle ne passe pas par le controle du consomateur mais par l’aide a l’initiative economique sur d’autres models de consomation. Les gens pensent a la pub, au sponsoring, mais tu peux imaginer des moyens encore plus indirects : l’argent arrive lorsqu’il y a creation de valeur. Si le fait qu’un spectateur regarde ou ecoute une oeuvre cree une valeur quelconque alors cela vaut $$$ …

        exemple a priori rigolo : imagine qu’au lieu de couper un film avec des pubs, tu demande toutes les 30 min au spectateur de saisir un captcha (va voir http://www.captcha.net/) ca lui prend 5 secondes, mais derriere il a permis de resourde un pb quasi insoluble : reconnaissance de caractere dans une oeuvre numerisee afin qu’elle puisse etre plus aisement redistribuee. La valeur en $$$ de ces 5 sec multipliee par le nombre de spectateur qui le font est allucinante … ca vaut plus que 5sec a regarder une pub.

        Des experimentations comme cela il y en a plein a faire et c’est uniquement en permettant aux nouvelles generations de les mener que l’anciene a une chance de trouver une place dans l’avenir .
        Il faut de tout pour faire un monde : mouvement et stabilite, fougue et sagesse, imagination et experience…
        Le propre d’une vision progressiste est de toujours chercher a remettre en question le pourquoi du comment. Les regles societales et culturelles dans lesquelles nous vivons sont amenees a changer car notre vie elle meme evolue.

        L’industrie culturelle sera sauvee par ceux-la meme qui sauveront le monde avant de le detruire a nouveau : les jeunes 🙂 … du haut de mes 40 ans, je peux juste les y encourager et essayer de les prevenir : le jour ou vous aurez peur de l’avenir au point que vous n’oserez plus innover, passez le volant a vos enfant !

  2. Sérieusement, classer un ramassis de conneries tel que celui-ci dans les chroniques culturelles relève de la bêtise pure et simple. Quand il n’y a pas d’alternative crédible, on évite de prendre le ce qui nous tombe sous la main, surtout quand ce que l’on déniche se trouve être peu crédible.

    N’importe quel peigne-cul sachant se servir un minimum des outils informatique passera outre ce système. Qui se retrouvera avec des problèmes au final ? Les personnes qui utilisent le net épisodiquement et qui se seront fait emprunter leur adresse IP ou qui ne savent pas crypter leurs fichiers.

    En attendant on rigolera bien quand l’adresse IP de Mr Sarkozy sera tirée à la loterie Hadopi.

      1. Ouh laaaa

        Excuse moi mais oui je préfère un statu quo ante à une mauvaise loi liberticide !

        c’est quoi cette réthorique sarkozyste du « si tu n’es pas pour hadopi tu es pour le piratage !! » c’est fou ça !

  3. On s’en fou de sarko, le problème n’est pas d’être pour ou contre un être ridicule, chaque camp à le sien.

    Parler de bobo a l’encontre de ceux qui sont contre HADOPI est franchement hilarant pour un gars qui adopte une posture à la Lang, il n’y a pas plus bobo que les « Left Blogs »…

    Franchement tu as suivi les débats ? tu t’es intéressé à cette loi sur le fond et non pas son écume ? tu es d’accord avec une loi qui oblige à « sécuriser son internet » ? à installer un mouchard payant pour être « couvert » contre une éventuelle « erreur » des officines de la sécurité « culturelle » ?

    HADOPI ne va pas fonctionner c’est tout con mais c’est la vérité, cette loi n’est que de la poudre aux yeux par contre elle va couter cher ça c’est aussi un fait.

    1. @jean: je me suis intéressé à cette loi; je n’ai pas suivi tous les débats; j’ai lu cette loi; je n’aime pas les mouchards, ni en vrai, ni dans mon ordi. Et Jack Lang est un bobo, tout comme moi, et plein de left-blogs. Le débat n’est pas là.

      1. justement si. Le débat est là. ce n’est pas une loi pour « aider à produire du contenue culturel » mais pour « sanctionner les internautes qui seront accusé aveuglément d’avoir mal géré leur connexion ». La loi n’aide en rien les artistes. Cette loi s’attaque à « la sécurité de la connexion internet ». donc le mouchard, la coupure de connexion, le filtrage, les listes blanches (c’était dans le projets de base je le rappel)… tout ça C’EST le débat. Tout ceux qui disent « oui mais et les artistes » bah justement, c’est pas d’eux dont parle la loi !

  4. Salut,

    Globalement d’accord sur les mauvais arguments anti-Hadopi (et il y en a bien d’autres).Par contre, si je suis contre le piratage (la culture pseudo-gratuite) je ne pense pas que Hadopi soit une solution applicable.

    Je me retrouve plus dans la tribune de Libé.

  5. Je ne comprends même pas comment on peut défendre ce qui propose une justice privée, la fin du principe du contradictoire, la présomption de culpabilité si on a pas un mouchard et la bétise technique.

    Je me fous de savoir quelles sont les éventuelles alternatives, je constate juste que, oui elle est liberticide parce qu’elle baffoue des principes républicains fondamentaux. Que ce soit pour internet ou l’élevage de poisson rouge, je m’en fous c’est également scandaleux qu’un pouvoir propose des mesures de ce genre

    Et puis : pose toi une question. Si on veut faire taire un artiste, on lui envoie un controle fiscal dans la gueule. Si on veut faire taire un blogueur il suffira de télécharger Laurie en lui piquant son IP (à la portée d’à peu près n’importe qui) …

  6. Ton raisonnement est très surprenant… Je ne crois pas utile de s’exprimer pour la énième fois contre cette loi inefficace et pourtant coûteuse (aux contribuables). Un seul fait devrait te faire refuser de façon catégorique cette loi : son côté liberticide justement. Et ce ne sont pas des « bobos décomplexés » qui le disent (eux, ils sont plutôt « pour »). Simplement, avoir l’équivalent d’un « mouchard » dans son ordinateur pour voir si oui ou non tu télécharges, ça ne me semble pas très « classe ». Plus la technique évoluera, plus il sera possible à celui qui contrôle (d’ailleurs, des firmes privées puisque l’Hadopi déléguera largement) ce « mouchard » de savoir exactement ce que tu regardes et de te ficher en conséquence si cela l’intéresse. Le plus hallucinant est que cela se fait sans aucune décision de justice. Ni même si, ensuite, il y a suspension de ta ligne (parce que ta petite cousine aurait téléchargé le dernier Laurie) tout en t’obligeant à continuer de payer ton abonnement. C’est grave et 88% des eurodéputés (de droite comme de gauche) l’ont refusé. Ce n’est sûrement pas si anodin…

  7. La vérité c’est que l’Internet existe, qu’il est mondial, et que les sites de partage le sont aussi.

    Demain, Hadopi s’appliquera en France (et encore vu les décisions européennes il est permis d’en douter) et, quelques jours plus tard, de multiples combines circuleront.

    Nous en reviendrons au point de départ. Belle efficacité effectivemment.

  8. Taulier,

    Pour une fois ton raisonnement me semble un peu léger. Je suis contre cette loi tout simplement parce que c’est une usine à gaz qui a un certain nombre d’inconvénients qui ont largement été exposés et qu’elle ne résoudra rien (elle n’apporte aucun pognon « au secteur » et d’autres moyens d’obtenir illégalement des oeuvres seront toujours possibles).

    Tiens ! Il suffit d’avoir deux PC et de mettre le logiciel « espion » sur un et pas sur l’autre. Nu vu ni connu.

    Par contre, je ne télécharge rien illégalement. Avec cette loi, je suis obligé de prendre des précautions pour me couvrir à cause d’andouilles qui pourraient me piquer mon IP. Il va falloir que je protège ma mère, également, alors qu’elle ne sait pas ce qu’est une IP (à part « adresse d’ordinateur » en deux lettres dans les mots croisés, en trois lettres, c’est URL).

    Par ailleurs, tu qualifies le machin de TVA, ça n’en est pas (même si c’est bien, au final le consommateur qui paye, le pognon ne va pas dans les caisses de l’état et n’est pas récupérable… C’est le propre de toutes les taxes payées par les entreprises… : ne pas faire de raccourci hatif).

    Enfin, pour le piratage, ce qui me semble grave, c’est d’acheter une oeuvre et de la « donner aux autres », voire la vendre (un peu comme quand j’étais môme que je vendais des cassettes à mes potes dans la cours du lycée). Là, c’est le mec qui ne fait rien à part prendre ce qu’il trouve qui est pénalisé.

    Imagine une kermesse de fin d’année. Tu y vas avec des gamins. L’organisateur n’a pas payé la SACEM pour la musique passée. C’est toi qui devrait être pénalisé ? Interdit de présence dans tous les lieux publics susceptibles de diffuser de la musique ? Hadopi, c’est ça.

    Les arguments se multiplient sans avoir à passer pour des bobos. Tiens ! Depuis quand un organisme privé est-il mandaté pour faire une mission de justice ? Qu’est-ce que ça présage pour l’avenir ? Quelle évolution de la société voulons-nous ? Depuis quand, dans la loi, peut-on avoir une « coupure d’abonnement » comme peine ?

    1. Encore plus drole : rien ne dit dans la loi que les « companies » chargees de recolter des IPs n’ont pas le droit de « pieger » les internautes en utilisant des fichiers apats…Ah oui c’est pas la peine de l’interdire car la Justice n’a pas sa place dans Hadopi 😀 ! tous les coups sont permis 😉

      Un jour nos petits enfants en cours d’histoire allucineront en apprenant qu’on avait des lois a la Hadopi en France en 2009 tout comme nous avons du mal à croire que le droit de vote des femmes ne date que de 1944 ! a moins que les cours d’histoire en France ne soient interdis et Wikipedia presente comme un repere de Hackers pedo-nazis 😀

    2. ok sur la tva. Le point, mal résumé par mes soins, est que la licence globale ponctionne l’utilisateur final, quelque soit sa situation ou ses usages.

      1. Sarkofrance,

        L’impôt sur le bénéfice ponctionne l’utilisateur final puisqu’il n’existait pas l’entreprise garderait les mêmes bénéfices en facturant moins cher.

      2. on s’en fout de la licence globale !

        l’absence d’alternative au point n’est pas une bonne justification pour une (très) mauvaise loi et ce d’autant plus si celle ci bafoue les principes les plus élémentaires de la république ! je suis sidéré qu’il faille le dire !

  9. nous avons donc 2 points de divergence 🙂 Orelsan et ta vision d’Hadopi…juste un petit truc (avec toute mon affection de bloggueuse) arrêtons de mettre à toutes les sauces les « bobos » « bobos » est donc une injure ?

    1. Merci de la précision 😉 Nicolas J m’avait indirectement prévenu dans son billet sur Hadopi : la loi a eu le mérite de souder les blogueurs entre eux. J’avais bien le pressentiment, en écrivant ce billet, de tendre tous les batons pour me faire battre. Tant pis pour moi.

  10. Le principe de la hadopi qui se propose d’endiguer le piratage n’est pas à remettre en cause. Quelque-soit le bout par lequel on le prend, télécharger un morceau pour lequel on a pas payé de droit à l’auteur est et reste du piratage en l’état du droit.

    Faut quand même assumer, les meilleurs téléchargement sur la mule ne sont pas des albums rares introuvables sur les plates-formes légales mais bien des hits du moment. Pour la VOD l’argument de la non compatibilité s’applique, malheureusement, qu’à un nombre restreints d’utilisateurs (linux voir mac) n’utilisant un système majoritairement présent (windows) et ne peut en aucun cas servir d’excuse (du moins pour ceux utilisant windows).

    Le catalogue de la VOD (ou de la musique quoique) peut-être un argument pertinent (ne pas pouvoir trouver la grande vadrouille sur les plates-formes de VOD fait quand même un brin accident … ) mais comme on en est qu’au début de la numérisation il faudrat surement du temps pour que les catalogues s’étoffent (ça coute cher de numériser à la chaine).

    La forme par contre, surtout sous son aspect technique est très largement critiquable et pour celui qui a suivi les débats, elle a été largement critiqué.

    Elle ne sanctionne pas le pirate (celui qui viole les droits) mais le titulaire de l’abonnement nuance.

    C’est au titulaire (et non pas responsable la box étant loué par le FAI) de la box de tout faire pour empêcher quiconque de l’utiliser à des fins malveillantes. Quand on connait les connaissances de base d’un utilisateur en matière de sécurité informatique (les exemples de réseaux de pc « zombies », cad qui ont été infecté à cause d’un défaut de mise à jour ou de paramétrage, sont légions) on voit tout de suite les limites.

    Et quand bien même vous auriez sécurisé votre machine, votre box, reste elle parfaitement vulnérable (Wifi activé et parfaitement accessible même si présence d’un WPA) si elle n’est pas paramétré correctement ce qui nécessite un brin de connaissance technique.

    On aura droit à un logiciel de sécurisation pour « pallier » à ces problèmes qu’il faudra installer sur sa machine pour être couvert. Le ministère de la culture et ses « experts » fait là une énorme bourde technique et montre une méconnaissance totale concernant les réseaux domestiques.

    Aujourd’hui il est de plus en plus courant de voir 2 ordinateurs voir plus relié au net dans une maison, si on y ajoute différents appareil supplémentaires on arrive à un petit réseau parfaitement hétérogène. La chose ne va pas s’arranger dans le temps avec la facilité du wifi.

    Le ministère semble considérer qu’une connection égal un seul ordinateur partagé par la famille (on dirait du nadine morano presque) vision très largement limité de la réalité. Les gens au fur et à mesure de leur re-équipement ne jettent pas forcément leur vieille ordinateur, il le cantonne à certaines taches dans lequel il reste parfaitement capable (faut pas le dernier née d’intel pour naviguer sur internet) et il est de moins en moins rare de voir 2 ou 3 pc dans une maison.

    On entre donc dans une hypocrisie ou une profonde méconnaissance technique de la rue de valois

    En effet, l’intallation d’un logiciel sur l’ordinateur dit « principal » (dans un réseau « home » sous windows tous les ordinateurs sont à égalités il n’y a pas d’ordinateur « principal » ) du logiciel officiel de protection n’empêchera pas le piratage (il suffira que le gamin install le logiciel de P2P à partir de sa chambre et hop le tour est joué) et, vu le dispositif si l’IP est pris dans les filets, on pourra comme la dit madame la ministre parfaitement justifier de la conformité de l’installation (le logiciel via ses logs pourra dire au ministère qu’il était en parfait état de fonctionnement et qu’il est impossible que cet ip ai pu pirater).

    On voit la, sans s’attaquer pour autant aux grandes questions de l’interopérabilité ou d’atteinte au droit des libertés, à quel point la loi tape à côté de la plaque puisque du point de vue des sociétés gestionnaire de droit qui vont se lancer dans la chasse à l’IP toutes voiles dehors cela revient à se retrouver avec un gendarme qui protège le voleur (oui il faut bien s’imaginer que les violeurs de droits vont s’en donner à coeur joie). Et quand bien même on imagine la Haute Autorité à la solde des majors elle aura un choix à faire.

    Soit elle considère que l’internaute pris la main dans le P2P alors qu’il est en conformité avec la loi est coupable et on se retrouve avec un beau désaveu de la rue de valois et de son logiciel avec un beau battage médiatique en prime voir pourquoi pas un proces (il faudra prouver que le titulaire de l’abonnement a « tricher » et ça c’est au tribunal que ça se passe non ?). Soit c’est l’inverse et ce sont les sociétés gestionnaires de droits qui passent pour les dindons de la farce.

    Au final, la rue de valois vient de donner un blanc-seing aux pirateurs de tout poil. Ceux qui seront pris dans les filets seront ceux qui ne sécurisent peu ou jamais leur machine et qui au pire écoperont de la sanction ultime (la majorité des utilisateurs) même s’ils n’ont aucun logiciel P2P installé et les autres parfaitement informé (comme le veut le ministère de la culture ) de cette loi et de ses failles, seront parfaitement immunisé et s’en donneront à coeur joie.

    Voila donc mr juan les arguments, simple, d’un passionné d’informatique et qui considère que cette loi est un truc mal conçu qui ne règle pas le problème du piratage mais qui va au contraire l’amplifier encore plus, mr sakozy vient de faire le cadeau le plus empoisonné qui soit au monde artistique et globalement toute l’industrie culturel et celle-ci a applaudi …

      1. Il y a quand même des choses qui me chiffone dans la façon dont a été goupillé ce projet.

        – Elle remet en cause la neutralité des protocoles. Le logiciel va empêcher l’utilisation des protocoles du P2P mais ces protocoles sont utilisé de façon tout à fait légal et régulière par beaucoup de société (en vrac la BBC, Ubuntu et le monde du libre en général, et ainsi de suite) il ouvre la voie royale au filtrage des protocoles ardemment souhaité par les FAI pour notamment alléger leur bande voir, pour les plus vils, mettre en avant leur offre au détriment de concurrents indépendants.

        – Le logiciel, pourra exercer un filtrage envers les sites proposant des torrents pirates. Sur le principe on peut difficilement être contre mais par contre il ouvre la voie à tous les excès et de tous bord. Comme on ne saura pas qui est dans cette liste et surtout qui la gère, sans imaginer le spectre de la dictature chinoise, on peut se demander si l’élaboration de cette liste restera neutre ou en dehors de toute considération mercantile

        Si par exemple une simple rumeur suffisait à vous faire figurer dans cette liste, un concurrent agacé par ce billet, oui les gens sont mesquins parfois, pourrait vous dénoncer sous des motifs fallacieux et votre site se retrouverai inaccessible.

        Ce manque de clarté ne peut que soulever toutes les interrogations vu la connivence le Mr Sarkozy avec divers industriel-culturel et tout les fantasme sur « big brother is watching you » un rien éxagéré. Et pour le moment, malgré les « faites nous confiance » de la rue de Valois, on peut tout penser et tout craindre. Le manque d’information amène toujours à toutes les rumeurs vous ne croyez pas ?

        La license globale existe déjà de fait, eh oui la taxe pour copie privé est une sorte de license globale (incredible no ?) qui nous permet de mettre ce qu’on veut dans nos supports physique sans forcément être taxé de pirate. On a bien trouvé une méthode pour répartir équitablement cette manne entre tous les intervenants culturel alors pourquoi ça ne serait pas possible pour le net (le plus grand support de stockage planétaire) ?

        Sans reprendre la liste d’arguments que vous avez listé (en super vague) il est clair que pour le moment l’industrie culturel patauge dans la semoule la plus total.

        Son modèle basé sur la rareté et sur, il faut bien le dire, des intérêts biens compris est battu en brèche sur bien des niveaux.

        Il faut surtout se rappeler que les industries culturels sont des sociétés à actionnariat qui exigent des résultats (vous connaissez le principe) et devoir tout remettre à plat implique de voir ces résultats baisser le temps de l’adaptation. En prime passer d’un marché relativement bien verrouillé à un marché plus ouvert (une vrai concurrence donc) ne leur fera surtout pas plaisir.

        Je peux donc comprendre qu’elle aille à reculons sur internet et qu’elle fasse tout pour conserver sa situation … à la guerre comme à la guerre.

        Votre Quarto me laisse dubitatifs. Il est sur que l’arrivée d’internet et surtout du Haut Débit voir du très Haut Débit a bousculé le monde de l’industrie-culturel qui n’y était pas préparé et n’a rien vu venir (comme les économistes n’ont pas venir la crise … c’est ptête les mêmes non ?) et il va provoquer une redistribution des cartes ce qui inquiète tout le monde.

        Depuis le départ de ce projet on à mis les artistes à toutes les sauces mais on les as rarement écoutés (euh non pas la sacem … il y a Editeur de Musique les E et M … ) et de l’autre côté on a même pas laissé les utilisateurs d’internet se mettre à table. On a eu droit à une discussion entre gros de l’industrie (ce qui me fait penser que ça aurait du être organisé par l’industrie plutôt que la culture) dont une catégorie essayait de couillonner une autre.

        Il serait temps de laisser les grandes déclarations de côté et de mettre un mouchoirs sur certaines lignes rouges et surtout il serait surtout qu’on s’occupe des principaux intéressé par cette loi (les auteurs et consorts et les internautes de l’autre).

        Pour celui qui aura gouté à la gratuité tout restera cher. Pour celui qui veut rester dans les clous le parcours du combattant est lui aussi difficile à bien y regarder, en vrac : pauvreté de l’offre, restrictions matériels, chronologie des médias inadapté, etc…

        Hadopi est très largement imparfaite, et à la lecture de mon message vous constaterez qu’elle peut se révéler dangereuse sur quelques points.

        Je reste d’accord avec vous sur le fait qu’il fasse faire quelque-chose mais il faut mettre tous le monde autour de la table en n’oubliant personne (pas comme lors des accords de l’Élysée ) et surtout ne pas arriver avec des principes (comme lors des accords de l’Élysée bis) … une bonne vieille discussion en somme.

  11. Ouai, ton raisonnement est juste dans un monde stable et sans évolution.
    La logique d’acheter un cd n’a plus vraiment de sens pour la génération qui monte et s’il s’agit de rémunérer les artistes (et donc plus nécessairement les maisons de disques !), il faudra inventer quelque chose. Hadopi répond avec de biens trop gros sabots pour que ce soit honnête !
    :-))

    [Que devient une maison de disque s’il n’y a plus de disque ?].

  12. J’ai l’impression que tu n’as pas du tout saisi l’enjeu réel de cette loi … c’est vraiment bizarre … c’est pourtant gros comme une maison.
    Oublie le mot Pirate et concentre toi sur installation de logiciel espion – référencement d’état des sites labélisés (ça pourra par extension également concerner les blogs politiques comme le tien par exemple) – chasse aux pirates intensive donc avec obligation de chiffre – la course au scoring et au chiffre dont on connait les abus et les dérives en ce qui concerne l’immigration par exemple – la surveillance de nos mails – la tripe peine …
    Enfin toute cette loi est un concentré de délire sécuritaire vendu clefs en main pour les potes du Fouquets et Cie
    Pourquoi tu ne veux pas prendre ces aspects en compte en tant que Républicain et homme de gauche ?
    N’ont ils aucune valeur ?

  13. Juan,

    Moi je comprends tes arguments, et je suis en partie en accord avec ce que tu dis… tout de moins cela a du sens…

    J’ai bossé deux ans chez une Major ( sony ). Celles ci ont freinés des deux pieds et des deux mains pour ne pas fournir a un réseau planétaire une offre payante avec une facilité d’acces et un catalogue infini… comme le propose le P2P… et celui ci en a profité pour se develloper et créer un mode de consommation, que certes, nous ne pouvons clairement accepter tant il est irrespectueux des créateurs… en tout cas dans son modele gratuit !

    Cette loi est nulle si elle ne pousse pas les acteurs a develloper une offre globale, accessible par le biais d’un software ou d’un portail… Tu te vois toi, acheter un titre a la fnac, devoir aller chez virgin parce qu’il est en exclu la bas, puis chez leclerc etc…

    Nous pourrions comme cela égrainer de nombreux arguments ou tout du moins, des angles différents, tant la situation est complexe et nécessite en amont une vrai sensibilisation des acteurs et des consommateurs…

    Bien a toi…

    Donatien

  14. Juste un truc mais il y en a toute une liste : à 0,99€ le morceau de Miles Davis comme « In a silent way », qui dure normalement une vingtaine de minutes, ne fait plus que 3 minutes et quelques dizaines de secondes, le standard Kulturel des libéraux. Comme si on vous donnait les oreilles de la Joconde pour telle somme. Vas te cultiver avec ça.

    Si vous voulez de ce monde, pas moi.

  15. Là j’avoue pour la première fois ici ma stupéfaction. Supprimer internet, désormais indispensable outil d’information et de culture à toute une famille et les faire payer en plus sous prétexte que le petit dernier a téléchargé Amandine ou consorts relève de la pure démence… Sachons raison garder, cher Juan ! Le net est aussi indispendable qu’un robinet d’eau… ou presque !

  16. B.Mode :

    Une voiture est indispensable et si vous ne respectez pas le code la route, vous ne pouvez plus conduire …

    Sous entendez-vous que pirater est un moindre mal ? Ou plutôt que télécharger ce que vous considérez comme de la merde gratuit ne pose aucun problèmes ? (parce que derrière un disque de merde, il y a des gens qui bossent… la nana qui chante mal… elle ne fait pas la pochette, le clip etc… )

    Oui le net est indispensable, néanmoins il s’agit tout de même de limiter les abus, pour que notre cinéma et notre musique perdure aussi longtemps que possible (les indés souffrent de cette situation… son nombre a largement été divisé par deux en moins de 10ans )

    Ce que j’écrit ne signifie pas que j’approuve cette loi dans son ensemble,voir mon commentaire plus haut, mais réduire Hadopi a ses failles sans jamais nadmettre que pirater c’est mal et que cela réduit la diversité culturelle dans un pays qui se vante de cette dernière…et à juste titre… je vous retourne votre compliment fait à Juan : C’est de la démence !

    Amicalement

    Donatien

      1. Juan,

        Pas de quoi… je comprends bien ce que tu dis, car j’ai bosser dans l’industrie dans la musique… donc je sais comment le piratage nuit en premier lieu aux indés… à ceux qui font émerger les artistes… 🙂

    1. Oui c’était aussi le sens de ma réponse plus haut. Il faut effectivement trouver une solution qui sans forcément satisfaire tout le monde (il y aura toujours les extrémistes des 2 bords qui ne seront jamais d’accord) permette aux artistes et aux intermédiaires de vivre (dans intermédiaire il n’y a pas forcément que les majors mais tout ceux qui participent à la création d’un album, musiciens, etc…) d’un côté sans pour autant transformer les internautes lambda en pirate potentiel.

      On a une taxe pour la copie privé instauré par jack lang et qui si je ne m’abuse ne fonctionne pas trop mal et pour lequel le monde de la musique et du cinéma ne crache pas dessus alors je suis surpris que l’idée de la license globale soit considéré comme un monstre parce qu’on saurait pas comment gérer sa répartition (dixit sacem et consort) alors que la gestion et la répartition de la taxe pour la copie privée actuel est infiniment plus difficile (variété des supports etc …).

      Concernant les radios web je suis toujours étonné de voir qu’elles n’ont toujours pas le même statut que les radios hertziennes et je suis effaré des garanties qu’elles doivent donner avant de pouvoir diffuser le moindre bout de ziq. On voudrait les tuer qu’on s’y prendrait pas mieux.

      Les sites de ventes de musique pareil. Si on ne s’appel pas itunes ou amazon, on est mort ou presque (essayez de faire un site de vente de CD d’occasion vous verrez l’accueil chaleureux qu’on vous fait).

      A voir tout cela, la première réflexion d’un vrai libéral pour une concurrence libre et non faussée serait « Mais vous glandez quoi ? Z’êtes des industriel oui ou merde … alors réagissez en industriel responsable et innovant (façon george Patton) » j’ai plus l’impression d’avoir en face des sociétés sclérosé dans leur routine incapable d’innover (faut bien dire qu’elles ont tout fait pour qu’on pense ça en s’accrochant au CD).

      Faut se le dire les internautes amateurs de gratuité feront toujours tout pour continuer à télécharger gratos ce qu’ils veulent. La tactique de les combattre pied à pied est voué à l’échec parce qu’ils trouveront toujours une voie de contournement.

      Par contre ils reste la majorité des internautes, ceux qu’on pas envie de se fader une configuration de la mule avec port-mapping de la box et ainsi de suite, qui ont envie de facilité de simplicité et d’ergonomie, qui ont envie d’avoir des petits plus lorsqu’ils achète un album d’un artiste, sa bio, ses news, les prochaines dates de ses concerts et ainsi de suite et qu’on surtout pas envie de faire le tour des sites pour trouver ce qu’ils cherchent.

      Alors quand les « grands » de la musique et du cinéma auront compris que sur internet finalement c’est la satisfaction du client qui prime sur tout le reste et qu’une vente se conclue aussi sur les à côtés (les bonnes vieilles recettes en somme) et qu’elle concevront des offres plus adéquats là elle concurrenceront efficacement les Pirates2Pirates.

      C’est pas une loi qui fera les changements pour eux … quoique finalement on leur imposerait bien

  17. Pas grave, on fera comme dans les années 80, on copiera les CD et les DVD des copains, où est le pproblème ? déplacé comme d’habitude, oui, le problème sera déplacé. les gens n’achèteront pas plus de CD et DVD qu’avant…
    Encore une loi qui aura coûté beaucoup d’énergie et d’argent pour rien…

  18. Donatien, vous me faites un mauvais procès d’intention. Ce n’est pas à Juan que je fais ce « compliment », j’aime trop sa prose quotidienne, mais aux inventeurs de cette loi. IL y a d’autres solutions pour préserver nos auteurs que de couper internet à toute une famille quand l’un de celle ci a fauté. Vous qui avez travaillé dans les majors dites vous même qu’elles ont freiné des pieds pour aboutir à une offre globale. Ce sont les majors qu’on cherche à préserver dans cette loi pas les artistes.
    Amicalement
    b.mode

  19. Cette loi ne concerne pas vraiment les artistes en tant que tel, elle concerne surtout l’industrie qui bien souvent ne pense absolument au bien être des artistes et créateurs, elle représente ce que les hypers marchés sont au petit commerce de proximité.

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