6 raisons de défendre nos élus


Alors qu’un site utile a fait son apparition sur la Toile, pour dénoncer les plus paresseux de nos élus à l’Assemblée Nationale, il m’a paru sain de rappeler 6 évidences.

1. Il faut des élus dédiés à l’étude et l’établissement des lois. Quel citoyen prendra le temps de lire, dépecer, commenter, amender des textes de lois ? Le cumul des mandats nuit évidemment à cette efficacité requise.

2. Etre élu n’est pas si bien rémunéré que cela. Même en cumulant des mandats, l’élu culmine à 9 700 euros par mois. Belle rémunération, mais qui doit lui permettre de se payer un(e) assistant(e) et ses travaux.

3. L’élu doit être protégé par une retraite confortable. Lui assigner la même précarité qu’un salarié commun est dangereux pour la démocratie. Ce serait réservé les mandats aux plus fortunés du pays ou aux fonctionnaires, garantis dans leur emploi en cas d’échec aux élections.

4. Le « parachutage » des députés peut être une bonne chose. Pour les petits partis, contre les notables, il faut pouvoir parachuter des candidats de valeur partout en France.

5. Les élus devraient suivre la logique de leur groupe. Ils ont élus, en général, grâce à lui. Le vote « indépendant » est un curieux concept qui nie le soutien partisan que chaque élu réclame au moment des élections.

6. le référendum d’initiative populaire doit être réservé à des questions qui acceptent le binaire « oui ou non ». Sinon, on s’expose à des votes ininterprétables ou biaisés par des envies connexes.

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3 réflexions sur « 6 raisons de défendre nos élus »

  1. D’accord avec toi, sauf sur le point 5. La notion de discipline de groupe est un faux-nez qui concrétise la notion de godillotage. Dans la majorité des cas, les députés d’un même groupe donné ont des idées communes, c’est ce qui expliquent qu’ils soient dans les mêmes formations/groupes parlementaires.

    La discipline de groupe ne vise qu’à passer en force au sein de son camp quand un sujet divise. Alors qu’il serait aisé de l’amender pour contenter son groupe. Mais là, on touche à la question du rapport entre la majorité parlementaire et le gouvernement.

  2. Sur le point 2 il y a erreur ; les assistant(es) et les travaux sont payés en plus lorsque l’élu est parlementaire ;
    Sur le point 3 aussi, la cotisation pour une retraite confortable est prévue
    Enfin si la discipline de groupe est la règle, mieux vaut en rester aux scrutins de listes définies par les Etats majors ; ce ne sont que les apparatchiks qui sortent du chapeau (ou le fait du prince – cf phénomènes de cour pour être dans la liste) voir l’article de Rue89 « L’affaire des notes de frais possible en France ? » : http://bit.ly/2iS3VO

  3. D’où la suppression nécessaire du Sénat. Anéfé, comme dirait Albanel, celui-ci n’a de toute manière pas le dernier mot lorsqu’il s’agit de voter une loi. Alors vive les économies!

    Mais évidemment les retraités planqués du sénat que sont ces politiciens parfois sanctionnés même par le vote de leurs électeurs après des déconvenues électorales, vont si opposer de toute leur force, au nom de la démocratie. Plus c’est plus plus ça passe.

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