Il ne manque qu’une bonne guerre

On vit une époque formidable. Un président agité à l’Elysée pour 5 ans, un krach boursier en septembre, une récession mondiale, des dizaines de millions de chômeurs supplémentaires dans le monde, la prolifération nuclaire, le réchauffement climatique, et maintenant un virus grippal mutant qui plonge la Californie dans l’état d’urgence en quelques jours.

Honnêtement, que nous manque-t-il ? Une bonne guerre mondiale.

Observez vos concitoyens, vos voisins. L’inquiétude est à géométrie variable. Certains triment, d’autres fustigent leur patron, d’autres encore s’achètent des masques de protection.

J’ai toujours adoré les films catastrophes, ou La Peste, de Camus. Un fascination sans doute morbide à voir l’humanité dévastée par des phénomènes qui la dépassent. Les catastrophes sont là. On cherche à profiter de petits plaisirs, quand il en reste.

Pour ceux qui ont des enfants, la tâche est sans doute plus rude et plus facile. Plus rude car il faut rassurer, assumer, protéger. Plus facile, car la survie de sa progéniture donne une raison égoïste aux combats.

Putain d’époque.

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Rendez vous avec Nicolas

Je regarde mon agenda. J’ai un rendez-vous dans l’après midi avec un certain Nicolas, vers 17h. Je ne m’habitue pas à ses rdv « électroniques ». Avec le logiciel Outlook de Microsoft, on vous invite à des réunions sans prendre le temps de vous appeler pour vous expliquer de quoi il retourne. Si par malheur vous acceptez, hop ! le rdv se place dans votre agenda.

Ce jour-là, j’avais donc un rendez-vous avec un Nicolas que je ne connaissais pas. « Qui est-ce ? » demandais-je à une collègue. « Je crois qu’il bosse à l’informatique. » Par précaution, je vide mon ordinateur de mon historique de navigation internet, de quelques emails qui trainent. Rien de grave, je ne surfe pas au boulot, autrement que pour le boulot. Mais on ne sait jamais.

A 17H, Nicolas arrive, souriant. Puis, deux délégués syndicaux, souriants également: « on vient t’aider. »

« M’aider à quoi ? ».

« Je viens faire une perquisition informatique. » me répond Nicolas. Les délégués syndicaux sont là comme témoin. « Mais c’est quoi cette procédure ? »

Nicolas branche une clé USB sur mon micro, et en aspire le contenu. Deux collègues à lui arrivent égaklement, et fouillent mes affaires, mes tiroires, mes placards. Les deux syndicalistes papottent. Nicolas a fini son travail, et repart avec son équipe. « On te préviendra de la suite. »

« Quelle suite ? De quoi suis-je soupçonné ? » je m’énerve. Je donne un coup sur mon bureau, la lampe tombe.

Je me réveille en sursaut. J’ai fait tomber ma lampe de chevet. C’est un cauchemard.

Ou une prémonition.

Bonjour chez vous.

Photos de 1er mai

Ce ne sont pas les miennes. Mais elles marquent.

Ségolène Royal, À Niort. Il n’y a que la presse pour penser qu’elle aurait été plus utile à Paris. Certains journalistes aiment fantasmer sur les querelles.

Oula ! Des porteurs de cagoules !

Les slogans visent juste:

La mauvaise démocratie: le cumul des mandats

On s’est indigné de l’absentéisme parlementaire. Mais pourquoi donc paye t on nos députés s’ils ne siègent pas à l’Assemblée (ou au Sénat) ? On a accusé le cumul des mandats; on a dit que nos élus étaient flemmards. Bref, les pires arguments ont fusé.

1. Le cumul est nécessaire. Faute d’interdiction, le cumul des mandats est sans doute indispensable. Imaginez vous homme ou femme politique. Comment exister ? Dans chaque région, chaque département, chaque commune d’importance, vous êtes en concurrence permanente. Maire, vous surveillez cet élu sénateur, ou président de région qui lorgne sur votre belle commune. Député, vous vous inquiétez de ce maire trop gourmand d’ambitions nationales. La menace vient de partout: d’en face comme de votre propre camp. Cumuler deux mandats importants est malheureusement une question de survie politique pour nombre d’élus.

2. Le cumul sclérose le pays. Nul cumul aux Etats Unis. Obama n’existait pas il y a 5 ans. Sarkozy, Fabius, Chirac ou d’autres occupent notre paysage politique depuis 30 ou 40 ans. En France, le cumul des mandats permet à un groupe de se tenir, de survivre, de faire carrière ou de se dédier à une cause nationale.

3. Le cumul oblige à bacler. Quel temps consacré à une loi, un débat, une commission parlementaire ? Notre confrère Authueil pourrait témoigner. Un élu me racontait que les débats sont parfois chiants. C’est vrai que le débat est chiant parfois. Même ailleurs qu’à l’Assemblée Nationale !

Cumulards, pensez à voter quand même.

Merci pour nous.

Pour le 1er mai, sortez couverts !

Merci à CeeCee pour le conseil: le 1er mai, sortez couverts, avec un masque anti-grippe plutôt qu’une cagoule (c’est interdit…)

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