Les déçus de l’ouverture… à gauche


Conversation.

Juan: « Et Girard, il a décliné ? »

XXX: « Non, on ne lui a pas proposé. Un poste de ministère, ça ne se décline pas. »

Juan: « Faut pas exagérer. »

XXXX: « André Vallini, il y a quelques mois, il n’a rien décliné. C’est lui qui a fait fuiter dans la presse son propre nom pour la succession de Rachida Dati. Sarko n’a pas apprécié. »

Cet extrait (reconstitué) d’une conversation post-ministérielle cache mal mon écœurement. Christophe Girard, André Vallini, Jack Lang, Claude Allègre, … la liste est longue de ceux qui auraient été tentés par un strapontin ou un poste ministériel auprès de Sarkozy. A lire les motivations (rapportées) de Michel Mercier (Trésorier du Modem devenu ministre des campagnes mardi dernier), on est tout aussi surpris : « il avait envie d’être ministre. »

Pas d’honneur, que de l’humeur.

Y-a-t-il quelqu’un dans la salle pour assumer sa tâche de collaboration ? Ses tâches et sa collaboration ? Ces motivations professionnelles ou narcissiques m’impressionnent toujours. Fausse neutralité. Herpès démocratique. République de courtisans.

« Un ministère, ça ne se refuse pas« … Ah bon ?

A la Libération, vous serez tondu.

Publicités

7 réflexions sur « Les déçus de l’ouverture… à gauche »

  1. Sarkozy n’a « pris » cette fois aucun « socialiste »… mais c’est parce qu’on ne leur aurait (au conditionnel) pas proposé ?

    En gros, Sarkozy aura fait un cadeau aux socialistes, lesquels n’en demeurent pas moins potentiellement des traîtres.

    Ça, pour de la pirouette !…
    Tiens, finalement, les déçus de l’ouverture, ce ne serait pas surtout ceux qui ont perdu une occasion supplémentaire de taper sur le PS… Et du coup il tape quand même mais au conditionnel… Si Sarkozy leur avait proposé… Et si ma tante en avait le neveu de mon tonton en serait…

    Quand à l’analogie avec la collaboration avec les nazis, je crois qu’on a toujours tout à perdre à pratiquer ce genre d’amalgame.

  2. @dedalus : ce billet est davantage un cri de rage qu’une attaque en règle contre le PS. Je pense que le PS aurait dû exclure rapidement et sans exclusive les « collaborateurs » ponctuels ou pas au gouvernement Sarkozy. En politique, on a besoin de lisibilité. La messe est sans doute dite…

  3. Pauvre dedalus !!! celui qui a participé activement à l’élimination de Ségolène Royal.

    Mission réussie, le problème est que sans elle, il n’ a plus d’opposition car ce n’est pas aubry qui agite ses petits bras qui va faire revenir les militants…

    De plus, les gens sont de plus en plus persuadés que les dirigeants actuels du PS ont passé un « deal » avec sarkosi.

    Le « vomitif cambadélis » a fait gagner l’UMP aux européennes après cela sarkosi n’avait plus besoin des traites du PS. Il a resserré sa majorité pour gagner les régionales. etc. Dedalus peut raconter la suite…

  4. chère Made, permettez-moi de ne pas répondre à votre délire haineux et largement paranoïaque.

    Juan, exclure rapidement et sans exclusive les “collaborateurs” ponctuels ou pas au gouvernement Sarkozy : je suis d’accord avec ça… pourvu qu’on définisse ce qu’est une « collaboration ».

    un parlementaire socialiste qui aurait voté pour la loi HADOPI est-il un « collaborateur » ? par exemple…

    il faut faire attention quand on se met à vouloir couper des têtes. on sait ce qu’il en fut à une certaine époque au Parti Communiste.

    ce qui est clair est que l’appartenance à un gouvernement de la Sarkofrance est incompatible avec l’appartenance au Parti Socialiste. Pour le reste, plutôt que de manier l’exclusion – ou la « tonte » -, il me semble préférable de se désolidariser haut et fort, éventuellement de démettre le « coupable » de ses responsabilités internes à son parti et lui retirer toute possibilité future d’une investiture.

    ce qui est clair également, c’est qu’il faut se garder des procès d’intention.

    revoir Minority Report… ou simplement se souvenir des projets sarkozystes à propos des pré-délinquants.

  5. Je crois que c’était hier dans l’émission de calvi sur la 5, tous les invités présents sur le plateau était d’accord sur un point, « l’ouverture » à gauche façon Sarkozy a fait beaucoup de mal au PS.
    Mais chutt….

  6. Il aurait fallu en effet exclure rapidement et sans exclusive ceux qui changent de camp de fait en acceptant un portefeuille et c’est vrai qu’ en politique, on a besoin de lisibilité pour retrouver la confiance des français.
    Il n’est pas possible de rester à gauche tout en entrant dans un gouvernement de droite et donc de fait en soutenant toute la politique qui est menée.
    L’inverse est également valable. Qui peut imaginer un responsable UMP dans un gouvernement éventuel PS !!.

Les commentaires sont fermés.