Tu seras une femme, ma fille


J’avais raté ce billet d’une consoeur. je cherchais quelque chose à lire pour ma petite fille. Elle a 11 ans. Elle s’est fait perçer les oreilles, avec son papa, il y a quelques jours. Je lui ai aussi promis son téléphone portable.

Elle est l’ainée. Celle à cause de qui je suis devenu précaire dans ma propre vie. Angoissé par son avenir, et en même temps terriblement serein. Inquiet des saloperies qui viendront, parce qu’une fille, même en France, devra accomplir plus que ses homologues. Serein, parce que rien ne me stresse particulièrement. Quand les saloperies viendront, on avisera.

Je suis frappé par cette foultitude de questions philosophico-politiques qu’elle me pose. Pour un père, le passage à l’âge adulte de sa propre fille est une épreuve. Pour une mère également, mais sans doute différemment. On s’imagine la voir partir. C’est un cliché, je sais. Avec sa fille, on peut discuter des rapports homme-femme aussi bien qu’avec sa femme. On est même obligé d’en discuter davantage. Expliquer son féminisme est une expérience curieuse.

Avec sa fille, on souffre inconsciemment et injustement de sa fragilité. Elle est toujours plus forte qu’on ne croit.

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3 réflexions sur « Tu seras une femme, ma fille »

  1. C’est normal d’être inquiète. Néanmoins « carpe diem », inutile d’anticiper et de brusquer les étapes.

    Faut profiter de ses gosses avant leurs crises d’ado 😉

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