Friendfeed m’a tuer… ou presque


Comment ne pas être perdu, dépassé, stressé devant la profusion d’outils de bloguing et autres réseaux sociaux. Twitter, Facebook, Posterous, Blog It Express, Delicious, Technorati, Friendfeed, Pearltrees, et que sais-je encore, envahissent nos écrans.

Je lis ici et là les témoignages inquiets de confrères. Authueil reste dubitatif sur le nouveau Friendfeed, Rubin mute, Narvic nous encourage. Eric Mainville s’accroche et prodigue conseils et analyses. Korben ouvre un wiki (c’est quoi ?). Denis Szalkowski s’indigne contre ces réseaux sociaux qui captent nos attentions, nous empêchent de bloguer sereinement: « je passe un temps de plus en plus important sur Twitter dont le contenu est poussé automatiquement sur Facebook. Ce temps que nous consacrons à nos “réseaux d’amis” est aussi un temps que nous ne passons plus à écrire. Tout juste nous contentons-nous de pousser des liens sans que la communauté vers laquelle nous les poussons sache réellement quelle est notre pensée. »

Le blogueur traditionnel que je suis tente de suivre , de comprendre, de maîtriser ces évolutions. Peine perdue. Les communautés prennent toute leur valeur. Adopter une démarche grégaire, c’est-à-dire suivre ces proches est encore la meilleure solution pour les ringards de la blogosphère. Mais c’est insuffisant. Un journaliste n’a pas besoin de maîtriser les outils de son médias. Un blogueur le doit, sous peine de marginalisation. Il stresse à l’idée de rester seul sur un réseau social obsolète. Il essaye d’imiter, de rester connecté.

Les « Boulets du Web » (comme votre serviteur) attendent beaucoup de ces précurseurs; qu’ils défrichent, traduisent, vulgarisent. Qu’ils nous permettent de continuer à simplement écrire nos billets, documenter nos articles, réfléchir à nos sujets.

Je vais finir par sous-traiter la mise à jour informatique de Sarkofrance…

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13 réflexions sur « Friendfeed m’a tuer… ou presque »

  1. J’ai longtemps été réticent à Twitter et puis je m’y suis mis. Et bien, au contraire de ce que je pensais, c’est un outil d’ouverture. Je glane ici ou là, parmi les followings et les followers, de nouveaux contacts que je garde ou non en fonction de mes centres d’intérêt. Je découvre de nouveaux cercles au delà de ceux dont je faisais déjà partie.
    Tout cela au final enrichi ma vision des blogs, ma propre pensée et sans doute, je l’espère, ma propre écriture.
    FriendFeed à l’inverse m’a saoûlé après 2 jours de test. Rien à carrer du papotage vide et creux qui s’y déroule et en plus, c’est moche (d’accord avec Dagrouik !).

    Mon conseil pour Twitter : ne pas hésiter à Follower pleins de gens et à en virer ce qui n’a pas d’intérêt. C’est assez vite vu ! :-))

  2. Pourquoi j’ai pas droit à un lien moi ? 😉

    Une remarque, au fait : le journaliste aussi a de plus en plus besoin de « maîtriser les outils de son média ». Tu ne crois pas ?

  3. J’ai le problème inverse. J’arrive assez bien à mettre à jour mon blog, en revanche, je n’ai pas du tout le temps de suivre les blogs que j’aime. Résultat, je suis complètement largué et je rate beaucoup de choses.

    Le problème du bruit est de toutes manières de plus en plus important. On se fait solliciter de toutes parts par du contenu, le filtre devient extrêmement difficile à faire.

    Comment faites-vous de votre côté pour suivre ? Je suis preneur de vos conseils !

  4. FriendFeed réunit en quelque sorte les avantages de facebook et de twitter, sans leurs inconvénients. Enfin, je commence à découvrir avec quelques difficultés. En général, la nouveauté est propice à l’émerveillement. les critiques viennent ensuite 🙂

  5. En fait le sujet est plus que complexe.

    D’un coté on peut se dire que depuis l’apparition de Twitter, Facebook et consort sur le Net on blogue moins, mais de l’autre on constate aussi qu’un blog bénéficie désormais de nouveaux outils de diffusion.

    En ce qui me concerne, j’ai Friendfeed qui centralise tout (Twitter, iGoogle etc), et qui me permet d’écrire sur de nombreux réseaux sociaux en même temps (Twitter, Facebook etc). Du coup quand il m’arrive d’écrire sur mon blog je peux aussi mettre un lien avec l’article.

    Tout ça semble bien compliqué, mais avec FriendFeed, conjugué avec le futur GoogleWave, tout va être beaucoup plus simple… 🙂

  6. ah… j’ai voulu faire partie du groupe « boulets du web » sur cozop… mais manifestement il n’y a que toi.. ben et moi alors ?

    je rigoooole, roooo !!!

  7. Ben désolé les gens, mais calculez le taux de doublons dans les infos. si vous faites de la veille, ça va vite vous gêner. J’ai 90% d’infos en triple ou doublon avec facebook, Twitter et Friendfeed.

    Mais ça les adeptes du « LOL » ne le voient pas, tout comme les émerveillés par cette nouvelle technologie qui n’est qu’utilisation d’API d’autres trucs.

    Ensuite faire connaitre son blog via Twitter ou Friendfeed, oui ça peut se faire. Personnellement j’ai du recul: Twitter est bien devenu la 3 ou 4e source externe de visites chez moi, mais cela ne représente que 2 % du total.

  8. Merci pour le coupe de phare (far ?).

    NB Rentré de vacances… 15 journées passées dans le Roussillon. Je mesure encore plus le côté artificiel de nos existences… sur Twitter, Facebook ou Friendfeed ;+)

  9. @Dagrouik : non désolé tu te trompes (as-tu lu mon article?)

    Oui il y a des doublons, mais l’avantage est que tu peux justement les cacher de manière automatique. Par exemple, moi j’ai choisi de cacher toutes les entrées facebook de tout le monde car elles apportent peu d’information utile.

    Tu peux aussi créer des filtres, des listes … Et ainsi de suite, tu peux tout paramétrer…

    « si vous faites de la veille, ça va vite vous gêner. » –> merci de t’inquiéter mais je fais ma veille sur FF depuis 6 mois (+Google Reader), et tout va très bien 😉

  10. Dragrouik : je suis d’accord avec Stan J, tout est parametrable dans Friendfeed, donc tu peux facilement optimiser ce dont tu as besoin

  11. Salut Juan,
    « Un journaliste n’a pas besoin de maîtriser les outils de son médias ».
    Un journaliste peut se consacrer à l’écriture parceque d’autres gens s’occupent des métiers/outils de son média: rédaction en chef, corrections, impression, distribution.

    Je pense qu’aujourd’hui, les communautés web ne sont pas encore assez spécialisées pour pour que cette chaîne de métier puisse être calquée:

    Pourtant la comparaison web/presse semble possible :
    – les blogger / les journalistes
    – les twitterers / les flash info – breaking news – prompteur afp
    – pearltrees (merci pour le lien)/ les rédacteurs en chefs qui organisent leurs contenus
    – friendfeed /débatteurs-polémistes

    Alors pourquoi sur le web tout le monde fait tout?
    Je pense que c’est parceque les communautés d’intérêts ne sont pas encore bien organisée. Par exemple on pourrait imaginer organiser les « left blogs » en « left web » avec des bloggers qui écriraient, des rédacs chefs qui mettraient le contenus en forme sur pearltrees et une équipe de diffuseurs qui agirait sur twitter, facebook, et autres.

    Peut-être que cela se fera naturellement? Il me sembe que c’est même probable.

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