L’opposition se réveille

Le chemin vers la surface est long. Surtout quand le fonds de la piscine a été heurté plusieurs fois. Quand les rancunes sont tenaces. Quand le ménage n’a pas été fait. Ces derniers jours, en l’espace d’une ou deux rencontres, quelques espoirs sont nés. L’envie, annoncée, de certains opposants, d’obédiences très diverses (centristes, communistes, socialistes, radicaux, écologistes) est réjouissante.

Certes, il faut rester prudent. Le malade sort à peine de l’hosto. Il titube encore un peu. Je peux comprendre que la « main tendue » de Marielle de Sarnez aux socialistes rassemblés à Marseille puisse être prise comme un piège. Bien sûr, François Bayrou et ses proches veulent gagner contre le PS. La politique est affaire de victoire. Et la victoire se gagne sur le terrain. Bien sûr que le Modem, le PS, Europe Ecologie et le Front de Gauche (pour reprendre l’appelation commode des dernières élections européennes) ont des divergences. Bayrou n’est pas encarté au PS, et ne le sera sans doute jamais. Pourquoi Mitterrand a-t-il pu constituer des gouvernements alliant des radicaux de gauche et des communistes ? Pourquoi un(e) candidat(e) en aurait l’interdiction ? Politiquement, le parti Radical et le Modem sont des frères jumeaux (tout rapport de force électoral mis à part). Certains argueront que le PRG a toujours suivi des majorités de gauche. Mais son programme ? Vous l’avez lu son programme ?

De nombreux socialistes remâchent leur absence d’envie de débattre avec les autres. Voici que des ateliers thématiques pourraient permettre de discuter, et d’identifier les convergences comme les différences. Les voix discordantes se sont calmées. Les ralliements à l’idée de primaires élargies à gauche se multiplient. C’est une seconde raison de satisfaction.

Il y a encore des grincheux. Il y en aura toujours. Je « grinche » moi-même quotidiennement. J’aimerai voir Yves Cochet plutôt que Daniel Cohn Bendit. J’aimerai entendre parler de renationalisation (de tous les services publics concédés au secteur privé par exemple), de décroissance planifiée, et d’une « nuit du 4 août » fiscale  plutôt qu’antisarkozysme. Les alliés d’une après midi marseillaise ont presque trouvé leur plus petit dénominateur commun. Comme l’estimé SuperNo, je pourrais hurler à la traîtrise, faire le procès du passé de chacun, décerner des brevets de bonne gauche et de mauvaise écologie. Il faut d’ailleurs bousculer le mamouth, chatouiller les évidences, rappeler aux « têtes de gondoles » qu’elles sont parfois/souvent bien loin de la réalité des idées que leur étiquette évoque.

Mais on ne vote pas pour le meilleur. Je l’ai déjà écrit ici bas. On vote contre le pire. Seule la défaite du pire prime. Pour certains calculateurs, paresseux ou trouillards à gauche, le pire n’a jamais été la droite, fusse-t-elle sarkozyste, mais une gauche trop molle. Le PC de 1981 ne voulait pas de la victoire de Mitterrand (prononcez « Mitran », comme le faisait feu George Marchais). Cela n’a jamais été ma conception de la politique.

L’âge venant, je préfère décortiquer ce que je déteste. Je cherche l’élimination, pas l’adhésion. Plutôt Sarko que Le Pen. Plutôt Bayrou que Sarko. Plutôt Sego que DSK. Plutôt DSK que Fabius… j’arrête là. Cet exercice est difficile à fur et à mesure que l’on s’approche de son propre coeur politique.

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Délinquance de proximité

Pardonnez cette anecdote personnelle. Elle a quelque peu bousculé l’activité du blog Sarkofrance ce week-end. Mon épouse Olive est commerçante. Elle avait fermé sa boutique quelques semaines, comme chaque année, au mois d’août. Samedi, un ami nous appelle. Il vient de passer en bus devant son magasin, la devanture a été forcée. On quitte précipitamment la maison pour se rendre sur les lieux. L’été, les magasins sont des cibles de choix. Dans le Nord-Est parisien, comme sans doute ailleurs, tout est possible: effraction, vandalisme, vol du stock de marchandises, etc. Ces effractions peuvent immobiliser un établissement de trop longs jours. Et comme il n’y a que Christine Lagarde pour penser que le commerce se porte bien en temps de crise… ce type de « grain de sable » peut signifier une vraie catastrophe.

A peine arrivés, nous constatons que le volet déroulant a été forcé, jusqu’à environ 70 cm du trottoir. Renseignement pris auprès du café voisin, les voleurs ont opéré entre 2 et 5 heures du matin après la fermeture du bistrot. Une voiture s’arrête. Trois hommes en descendent. « Qu’est-ce qu’il s’est passé ? » demande l’un d’eux. Je le regarde bizarrement. « Police ! » ajoute-t-il en souriant. « Ah! Merci. Je ne vous avais pas reconnu. »

Celui qui semble être le chef est énervé. « Les enfoirés ! » Il nous prend en main, nous amène directement au commissariat. Le gars est sympa, avenant et bon conseiller. L’un de ses collègues me regarde bizarrement, le sourire aux lèvres. « Vous savez, avec un tee-shirt pareil, on vous aurait mis en garde à vue il y a quelques années. » me dit-il. Je me regarde. Oups ! Je porte un souvenir de Barcelone, figurant une large feuille de canabis et un logo « ADIDASH » sur le ventre. La bévue…

Il a fallu attendre, un samedi soir du mois d’août, qu’un gardien de la paix, écusson « Police urbaine de proximité » sur l’épaule, nous reçoive pour enregistrer la plainte. Le garçon était sympathique. Il nous accueille dans un box à peine plus grand qu’une cabine téléphonique. Un plan de Paris au quart déchiré figure sur le mur. Son collègue se change à côté. Le policier enregistre la plainte. « ça y est, tu es fiché dans STIC mon amour ». Le policier lève la tête: « Vous l’êtes peut être déjà ». Il ajoute : « vous savez, STIC n’est pas pire que les fichiers EDF ou France Télécom. » Le fichier STIC enregistre victimes et suspects. J’en avais, comme d’autres, parlé sur Sarkofrance il y a quelques mois. « Qu’est-ce qui se passera maintenant ? » demande Olive. « Ben, rien », répond le policier.

J’avais en tête le bilan de la délinquance récemment publié par l’OND. Les cambriolages ont augmenté de 12% en un an. Le taux d’élucidation des atteintes aux biens a encore baissé cette année. A peine 13% des cas sont solutionnés. Bravo Sarkozy et Hortefeux !

La délinquance de proximité, ça existe.

ADIDASH

Universitaires d’été

La saison estivale se clôt toujours par une séquence d’universités d’été. Le terme est trompeur. On voudrait nous faire croire que les participants bossent. Ils préparent surtout leur rentrée politique. Cette mode a paraît-il été lancée par les jeunes giscardiens (que cette appellation sonne vieux comme à l’époque déjà !), il y a plus de trente ans.

Les universitaires d’été peaufinent leurs petites phrases. Je me souviens d’un Fabius, il y a 3 été de cela, croyant faire un bon mot en se demandant, ironiquement paraît-il, qui allait garder les enfants dans le couple Hollande-Royal si Ségolène devenait candidate. En août, les attentions sont disponibles. Le citoyen peut retenir quelques idées , avant que l’agenda parlementaire, maîtrisé par le pouvoir en place, ne détermine les sujets dont on peut discuter et ceux que l’on taira.

Ce week-end, la séquence fut particulièrement riche. Une sorte de duel à trois s’est joué par rassemblement interposé. Sans attendre la Rochelle, certains universitaires estivaux ont lâché quelques idées; ça bouge, et c’est tant mieux.

1. Hamon s’est rallié à l’idée des primaires élargies à gauche.

2. Peillon a marqué des points une affichant une belle photo de « famille », gauche, écolo et centre réunis.

3. Peillon a donc défendu le principe du « rassemblement écologique, socialiste et démocratique« . Hamon (encore lui) a répété qu’il était hostile à tout rapprochement avec le Modem: « Il faut constituer l’unité du bloc de gauche« . Certains au PS font-il donc du surplace depuis le Congrès de Reims de novembre  dernier ?

4. Cohn-Bendit ne sera pas candidat en 2012. S’il est favorable à ce rassemblement («Vous voulez avoir une majorité, oui ou merde ? S’il faut ajouter le Modem, on ajoute le Modem. Si vous voulez une majorité, il faut aller chercher les gens où ils sont, et non pas là où vous êtes !»), il veut d’abord en faire travailler les composantes dans des ateliers thématiques. cela clarifiera les idées de chacun, et rafraîchira les idées de quelques autres.

5. Pour les premières journées d’été d’Europe Ecologie, la question des alliances, encore et toujours. Mais les écolo ont sans doute moins de problèmes existentiels pour ne pas se la poser trop brutalement. Martine Billard, inquiète, a quitté le navire. Dommage. Mais sa démarche, isolée, est preuve d’une rare éthique.

6. Europe Ecologie se battra pour des présidences de région. Difficile, mais quel autre choix ?

7. Deux Olivier se rejoignent : Besancenot et Dartigolles, le porte-parole du PCF, ont dénoncé ces tentatives d’alliance rouge, rose, verte, orange. C’est la tectonique des plaques qui s’accélère à gauche. Et le PS est au milieu du gué.

L’Eglise, les sans-papiers et l’éthique

Les dirigeants européens, tentés depuis des lustres à décourager par tous les moyens l’immigration clandestine, feraient bien d’écouter l’Eglise. En Italie, Avvenire, le quotidien de l’Eglise locale, s’est insurgé récemment contre « les yeux fermés » de « l’Occident » sur l’immigration clandestine. La police italienne s’essaye à refouler en mer les barques de sans-papiers africains, en les renvoyant directement sur les côtes voisines de Libye. La semaine dernière, cinq Erythréens ont été sauvés, tandis que 73 autres seraient morts en mer. Le quotidien catholique fait un parallèle avec l’indifférence face aux convois de déportés par les nazis. Rude rappel à l’éthique individuelle.

En France, les supporters de la politique sarkozyenne n’ont jamais eu de mots assez durs pour répondre aux critiques de la politique d’identité nationale. Quand nous utilisons le terme de « rafle » pour désigner les arrestations collectives de sans-papiers, la fixation d’objectifs chiffrés d’expulsions ou le délit de solidarité, on nous répond que l’amalgame est facile, absurde voire blasphématoire. Que les rapprochements historiques avec la Seconde Guerre mondiale sont douteux.

Il est évidemment absurde de comparer la situation française de 2009 avec celle de la sombre période 1940-1944. La Sarkofrance n’est pas la France de Vichy. On ne soupçonnera évidemment pas les membres du gouvernement, ni Nicolas Sarkozy, d’un quelconque racisme. Mais les faits sont là, et certains rapprochements évidents:

1. La politique du chiffre génère des excès, qui lui sont consubstantiels. Les polices de France s’acharnent à remplir leur quotas d’interpellations. Il a fallu la mobilisation citoyenne de profs et de parents d’élèves au sein du réseau RESF pour ralentir les arrestations d’enfants et de parents sans-papier si fréquentes en 2007-2008.

2. Aux critiques, les supporters de Sarkofrance répondent par le « pragmatisme », l’approche technique du problème. Les fonctionnaires de l’identité nationale ne feraient que leur travail. La technocratie se désengage ainsi des enjeux humains et individuels.

3. A l’indifférence de certains fonctionnaires, s’ajoutent celle de nombreux citoyens. Le traitement réservé à l’immigration clandestine n’intéresse pas les foules. Le sujet ne ressort plus dans aucun sondage en tête des préoccupations des Français interrogés. Sarkozy, par son échec en la matière, est parvenu à montrer que le sujet n’était collectivement pas si grave que le Front National et lui-même le disaient jusqu’en 2007. Brice Hortefeux puis Eric Besson sont parvenus péniblement à expulser 25 à 30 000 sans-papiers, au prix d’une centaine de milliers d’interpellations chaque année et de contorsions statistiques absurdes, comme la comptabilisation des sans-papiers de Mayotte (environ 17 000 par an), et de Roumains et Bulgares pourtant devenus citoyens de l’UE (et qui donc peuvent revenir quand ils le souhaitent).

D’août 2008 à juillet 2009, la police a relevé 88 000 infractions aux séjours irréguliers, et interpelés 4 600 aidants.

Bref, Sarko a échoué.

C’est une consolation, triste mais réelle.

Anti-capitaliste

Vendredi, Olivier Besancenot a pris acte de la faible percée du NPA aux dernières élections. Il a appelé les mouvements les plus proches à une large union.

« On se bat depuis maintenant plusieurs années pour un rassemblement anticapitaliste large, (…) sur la base en effet d’une indépendance claire vis-à-vis du Parti socialiste. Après les européennes, la décomposition/recomposition du Parti socialiste commence à faire naître au fur et à mesure une espère de mouture inédite de l’union du centre gauche (…) autour de l’espace occupé par le Parti socialiste, par le Modem et par les Verts d’Europe Ecologie » (…)

« Face à cette orientation-là, il faut faire naître une autre orientation clairement anticapitaliste. Après les élections européennes, on a repris les pourparlers avec le Parti de Gauche, avec le Parti communiste, avec Lutte Ouvrière ». (…)

« La gauche radicale, c’est vrai, pour l’instant est divisée. Nous, ce qu’on propose, c’est de ne pas rajouter à la division du dénigrement (…) c’est-à-dire être capable de discuter de nos désaccords ».

1. Le NPA refuse toute alliance, fusse-t-elle régionale, avec un parti « de gouvernement ». Cette stratégie joue même deux fois : pas d’alliance avec les communistes, car eux-mêmes cautionnent ou ont cautionné des gestions locales ou nationales avec le parti socialiste. A titre personnel, un parti qui demande ma voix mais refuse de gérer les emmerdes derrière si (par bonheur) il était élu ne m’intéresse pas.

2. Besancenot s’est aussi doublement planté. Le NPA n’a pas été la force d’attraction de la gauche radicale. Et son second pari (qui était également celui du Parti de Gauche) de faire émerger une gauche radicale sur les décombres du parti socialiste a été également perdu: pour le moment, les problèmes du PS ont profité tantôt au MODEM, tantôt à Europe Ecologie. Bingo !

J’ai moultes sympathie pour la gauche radicale (j’entends déjà les claviers de la DCRI compléter mon profil sur leur fichier). Les abus des uns méritent la radicalité des autres. Une certaine gauche socialiste a perdu le sens de la révolte. Il a fallu Sarkozy et sa bande du Fouquet’s pour que certains taclent

Mais Besancenot, le NPA et ses proches devraient cesser, médiatiquement au moins, de parler « système« . « C’est la faute au système capitaliste » est une vieille antienne. Il apparaît assez clair que personne en France, à part un quarteron de militants chevronnés et une poignée d’intellectuels de salon, ne raisonne plus de façon systémique. On peut m’expliquer en long et en large que le « système » capitaliste est mauvais, détestable, méchant, injuste, cynique, etc… Je répondrais : « Bien sûr ! » mais en ajoutant : « What else ? »

Les écolo ont presque trouvé une réponse à cette équation: comment parler (et répondre) concret sur un problème global. Cela leur a pris 30 ans. Trente ans à patiemment montrer les effets des dérives consuméristes du « système ».

La gauche radicale a loupé ce coche-là.

C’est bien dommage.

La lettre de Camba

Belle communication. Jean-Christophe Cambadélis a publié une réponse à un militant socialiste désemparé sur son blog. Libération y consacrait une pleine page dès le lendemain. Je ne m’attarde que sur quelques points.

Les justes constats sur Sarkozy

« Camba » dresse quelques très bons constats sur la présidence : « Mis à part une instrumentalisation européenne et un entregent au Moyen-Orient, le bilan international de Nicolas Sarkozy est critiquable : une querelle puérile avec Barack Obama, une phase « Glucksmann » puis le retour à la méthode Chirac avec la Russie, le pataquès grotesque avec la Chine, des familiarités sans stratégie avec le Brésil, un lien évanescent ou méprisant avec l’Afrique. L’international n’est pas sa force mais sa faiblesse« .  Il ajoute: « Et aucun de ses engagements n’a été tenu, bien qu’il affirme sans cesse le contraire », citant le pouvoir d’achat ou la lutte contre l’insécurité comme exemples. Il souligne également que la concurrence à droite est d’une violence que la gauche ne connaît pas. Certes, certes, mais ce n’est pas tout.

La faiblesse du programme

La « défense » de Camba, du point de vue des idées, consiste à naviguer entre les écueils : un « Etat fort et impartial », qui laisse « respirer la société » ; « l’intérêt général » mais le respect de l’individu ; etc.  Qui s’opposerait à ces déclarations toutes en équilibre ? Le propos du billet n’est certes pas de résoudre l’équation idéologique du parti socialiste en quelques lignes. Camba retrouve d’ailleurs des accents gauchistes, parfois salutaires. mais ces propos demeurent très généraux et n’emportent aucune application concrète pour le citoyen de base.  Le député socialiste aurait gagné quelques points à prendre des exemples. Le débat actuel sur la taxe carbone en est un. Quand les écolos criaient victoire à l’idée d’une contribution climat énergie, certains socialistes ont relevé qu’on ne saurait instaurer une TVA verte qui frapperait les plus modestes.

A quand ces débats ? Camba botte en touche, et promet un « tour de France sur le projet », en 2010, pour « définir notre modèle de société ». Certains sympathisants, tels votre serviteur, attendent … depuis 2002. Patience chers amis ! L’année prochaine sera la bonne. Cet attentisme devient risible.

Et la gauche ?

Je regrette que Camba ne s’adresse qu’à un militant socialiste. Coincé par l’exercice de la réponse, il se limite à un exercice de consolation sans doute nécessaire mais qui exclut de facto les « non-socialistes ». Or le PS doit devenir désirable aux yeux de tous à gauche. Ses propos sur le prochain scrutin régional sont à ce titre étonnamment vides : « Les partis de gauche et les écologistes sont prévenus. Ils ont gouverné les régions pendant cinq ans dans l’union. La désunion leur fera perdre les régions mais plus encore, elle ouvrira les portes à la réélection de Nicolas Sarkozy. » Or, placez vous quelques instants à la place d’un opposant non socialiste ? Il a besoin de choix, de débats, de perspectives. Stigmatiser par exemple les écologistes de leur envie de faire liste à part  est une ineptie politique. Si le PS veut rassembler, qu’il fasse le ménage parmi ses barons locaux. Les Verts, scotchés à des taux électoraux ridicules depuis des années l’ont compris en se fondant au sein d’Europe Ecologie. Le PS reste dans une position hégémonique que ses scores nationaux autorisent à peine.

Sur les alliances, Camba reste explicitement obtus : il renonce à tout, veut rester au centre de gravité (« Partons de notre projet, de nos principes, de notre volonté, pour construire une alliance efficace qui fasse prospérer tous et chacune de ses composantes »). Point de Modem (« François Bayrou ne partage ni notre stratégie ni notre projet »), ni d’écolo (« Au nom de quoi devrait-on être à ce point masochiste pour faciliter des stratégies qui ne nous veulent pas du bien ? »), ni « l’espace gauche critique » (« l’alliance est aussi tout impossible pour ceux qui réclament l’union avec l’extrême gauche« ). Pour l’élection présidentielle, il prie pour « le contrat d’union qui donne dynamisme, certitude et direction ».

Et bien, priez !

Et ne lésinez pas sur les cierges.