11 septembre


Comme chaque année, la troisième depuis l’ouverture de ce blog, je pense au 11 septembre 2001.

Le 10 septembre 2001, je venais d’arriver à Manhattan, pour un « voyage d’affaire. » La suite est gravée dans ma mémoire. Pendant de longues semaines, les larmes sont venues à chaque évocation télévisuelle  – et elles furent nombreuses – des attentats à New York.

Le 11 septembre 2001, j’étais New-Yorkais. Depuis, des complotistes ont tenté de me convaincre que l’administration Bush était responsable des attaques. Désolé les gars, il vous faudra beaucoup de preuves, beaucoup de persévérance, pour convaincre un gars comme moi. Je ne suis pas naïf, ni même pro-Américain. Mais vous n’y êtes pas.

« The Day I was American.

10 septembre 2007 in Chroniques personnelles (Edit)

J’ai mis 5 jours pour revenir en France, en passant par Montreal. La Fête de l’Huma démarrait quand nous avons atterris. »

Je suis arrivé à JFK Airport lundi 10 septembre 2001 au soir; nous avions deux rendez vous le lendemain. L’un chez des américains souhaitant créer une joint-venture avec nous. L’autre avec le DG de la filiale new-yorkaise d’un grand groupe français. Un voyage de 48 heures. J’avais pris ma caméra JVC, sans recharge. Le voyage était court. Retour prévu le mercredi 12 au matin.

Petit hôtel dans le centre de Manhattan. Au réveil, je descend prendre un petit dej dans un “diner” voisin. Il est 7h30 environ. Nous sommes à 43ème rue et Broadway. J’avise un café internet (pas de blackberry, twiter, 3G à l’époque). Un écran géant retransmet NYOne, le télé locale. Interruption, image du WTC, un trou au beau milieu de l’une des tours. Je cours à l’hôtel prévenir mon boss: “y a le feu au WTC !“. J’appelle ma femme: “il y a un problème ici. Ne t’inquiète pas. Je n’irai pas aux tours.“Nous voyons dans le poste le second crash d’avion. Je n’ai pu joindre la France par téléphone avant 24 heures.

Nous nous rendons chez nos hôtes américains. Une autre tour proche de Time Square. L’oeil rivé sur un poste de Tv. des bruits sourds d’avions dans le ciel. Un oeil vers la fenêtre vers le Sud en fumée. Puis une Tour tombe, devant nous. On pleure. Une secrétaire appelle ses enfants au téléphone (”get home” »). La réunion s’achève. Puis la seconde Tour s’effondre aussi. Une panique “calme”. On descend tous.

Le soir, un ami français résident vers la 8ème rue nous permet de franchir les barrages au sud de l’île. Va et viens de camions, pompiers et volontaires déterminés à l’aller, équipes grises de poussières au retour. Des passants tendent des drapeaux et des sandwiches. Au fond, à 400 mètres, un halo de lumière à Ground Zero. Ils creusent.

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