Pourquoi Dray doit se rebiffer


Je n’imaginais pas, il y a quelques années, pouvoir écrire en faveur de Julien Dray. Le personnage intrigue. Son passé trotskyste (sympathique), sa « tonton-mania » (sans moi), ses prises de position parfois en marge de son camp, telles sur l’insécurité dans les banlieues, sont quelques uns des éléments clés du personnage que je retiens. Quand son affaire fut lâchée en pâture à l’opinion publique, avec la complicité de quelques complaisants journalistes, mon sang n’a fait qu’un tour. Je n’y reviendrai pas, certains précédents billets explicitent ma position. Il m’ont valu quelques milliers de visites.

Grâce soit rendue à celles et ceux qui sont venues les lire ou les critiquer.

J’ai rencontré Julien Dray avec quelques confrères blogueurs, avant l’été. En nous quittant, il partait découvrir les 4000 pages de rapports d’instruction. La presse s’est à nouveau chargée de publier complaisamment les extraits « qui vont bien ». J’aimerai le même acharnement pour les affaires immobilières de Nicolas Sarkozy.

Le député socialiste a rendu ses remarques sur l’enquête préliminaire dont il a fait l’objet. La justice est un combat, surtout en Sarkofrance.

« Le parquet de Paris, qui dirige l’enquête pour « abus de confiance« , avait donné en juillet la possibilité à Julien Dray et à d’autres personnes mises en cause dans cette procédure de formuler avant le 25 septembre des observations et de demander des actes complémentaires, a indiqué l’avocat du député de l’Essonne, Léon-Lef Forster. « Julien Dray demande dans ces observations à être entendu personnellement par le procureur de la République, Jean-Claude Marin, qui prendra au final la décision » de le renvoyer ou pas devant un tribunal correctionnel, a expliqué son avocat. (…)

Les policiers de la Brigade financière, chargés de l’enquête, estiment que le député de l’Essonne a bénéficié de mouvements de fonds, via deux de ses proches collaborateurs, provenant de la Fidl (lycéens) et des Parrains de SOS-Racisme. Dans ses « observations » communiquées au parquet de Paris, Julien Dray réclame de nouvelles « vérifications sur la réalité des prestations » fournies auprès de ces associations par des proches qui lui auraient prêté de l’argent, ainsi que sur la connaissance réelle qu’avait le député de l’origine des fonds. Dans son édition du samedi 26 septembre, Le Figaro révèle que le rapport final de la brigade financière évalue un « trou de 400.000 » euros dans la comptabilité personnelle de Julien Dray.
Le député, qui conteste ce montant, a communiqué une étude réalisée par un cabinet d’expertise-comptable. Selon Le Figaro, ce document réfute le « trou de 400.000 euros » et avance au contraire un solde positif de 38.000 euros. L’attestation d’un horloger, ainsi qu’un rapport sur les activités de deux collaborateurs soupçonnés d’avoir servi de « comptes taxi » complètent le dossier. Néanmoins, le député reconnaît avoir connu des difficultés de trésorerie à compter de janvier 2006 pour justifier les prêts personnels dont il a bénéficié. »

(source)

Publicités

4 réflexions sur « Pourquoi Dray doit se rebiffer »

  1. Julien Dray a aussi déclaré dans une interview qu’en réalité c’était :

    « Ségolène Royal et lui-même qui étaient visés mais qu’il n’ a pas été possible d’établir de connection entre la campagne et la permanence de Ségolène Royal et ses comptes. Donc il ne restait plus qu’à le faire passer pour un frimeur. »

    De plus, il est persuadé qu’il a été dénoncer par des gens de son camp, l’avenir le dira peut-être ou sûrement dans le temps…

Les commentaires sont fermés.