Gaza, un an après


Lundi, la bande de Gaza fêtait tristement le premier anniversaire de son bombardement par l’armée israélienne. L’opération sobrement intitulée « Plomb durci » par Tsahal avait causé 1 400 morts, essentiellement civils, en l’espace de 22 jours. Depuis, quelques 30 000 personnes restent hébergés dans des logements de fortune, frapé par un blocus qui empêche l’importation de matériaux de construction. Le 28 décembre, un nouveau convoi de médicaments est resté bloqué sur un parking à Aqaba, en Jordanie.

A quoi bon ?

Du côté israélien, on argue que ce territoire était truffé de tunnels clandestins permettant l’acheminement de matériel de combat pour le Hamas; qu’il fallait réduire à néant ces « lanceurs » de roquettes.A quoi à servi cette boucherie ? Ses dirigeants n’osent plus venir au Royaume Uni où une plainte, déposée par un pro-palestinien, les menace d’incarcération. Dimanche dernier, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est inquiété du « sentiment de désespérance » qui prévaut sur place:

« Il y a un sentiment de désespérance à Gaza aujourd’hui pour 1,5 million de Palestiniens, dont la moitié a moins de 18 ans. Leur sort et le bien-être des Israéliens sont étroitement liés »

La guerre à Gaza n’a servi politiquement à rien.

Le problème Tsahal

Israël a été accusée de crimes de guerre. 54 soldats israéliens se sont confiés anonymement à une ONG israélienne « Breaking the Silence« . Ils ont témoigné des instructions de « tirer à l’aveugle » qu’ils ont reçu de leur hiérarchie: « ces témoignages prouvent que la conduite immorale de cette guerre était le fait du système mis en place et non pas de soldats isolés. » a expliqué un porte-parole de l’ONG.

L’armée israélienne est-elle encore sous contrôle démocratique ? Le 26 décembre, l’armée israélienne a tué six Palestiniens. Trois à Naplouse, en Cisjordanie, auraient été exécutés sans sommation, selon B’Tselem, une organisation israélienne de défense des droits de l’homme. Trois autres, des ferrailleurs dans la bande de Gaza, ont été tirés alors qu’il ramassaient des morceaux de tôle, un « comportement suspect » a expliqué Tsahal.

En écrivant ce billet, j’entends déjà les commentaires acerbes de certains supporteurs d’Israël. Confondre le droit à la sécurité de l’Etat hébreu avec la justification de ses exactions militaires est une mauvaise posture.

4 réflexions sur « Gaza, un an après »

  1. Résumé intéressant.

    Dur d’être concis et de réussir à toucher l’essentiel. Il y aurait tellement d’informations supplémentaires à fournir, mais ce billet s’en sort finalement pas si mal.

  2. Oui, triste anniversaire mais qui s’en soucie ?

    Qui pense à ces enfants Palestiniens qui vivent dans cette immense prison ?

    Prison, vous avez dit, oui prison que nous construisons chaque jour sous les applaudissements de sarkosi et de la gauche bien pensante…Il suffit de lire ceci :

    http://endirectdegaza.fr/

    Décidément, en ce moment il est bien difficile d’être Français.

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