Pourquoi se moquer de Jean-Louis Bianco ?


Jean-Louis Bianco, député socialiste des Alpes de Haute Provence, a cru bon de sortir un ouvrage « Si j’étais président : que faire en 2012 ? » la veille de l’université d’été des socialistes, tout en annonçant qu’il pensait à se présenter aux primaires. La riposte n’a pas tardé, tous azimuts. Du Canard à Libé, du Monde du Point, On a raillé l’initiative comme si elle était incongrue, inutile, inconvenante.

Pour tout vous dire, les primaires socialistes, telles qu’elles ont été définies, décidées et qu’elles se préparent, sont incongrues, inutiles et inconvenante. N’étant pas socialiste, j’ai un avis très distant sur la question. Bianco rappelle une évidence : ces primaires, organisées très tard, n’ont aucun intérêt sauf à maintenir un consensus de façade le plus longtemps possible. Ses primaires, de surcroît, pose un défi aux autres composantes de la gauche. Imaginez quelques instants qu’un autre primaire ait eu l’initiative de primaires, sans consulter les socialistes. C’eut été peut-être une bonne idée. Nous aurions adoré voir la tête de tous ceux qui s’y voient déjà.

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3 réflexions sur « Pourquoi se moquer de Jean-Louis Bianco ? »

  1. Le cas Bianco est tout a fait médiatique : révérence aux chefs, quelque soit le parti. C’est inconvenant que Bianco s’exprime parce qu’il n’est pas dans la liste. La liste de ceux qui passent à la télé. Télé qui fait la liste, avec l’illuminé de l’Elysée qui tient sa mimine.

    « Imaginez quelques instants qu’un autre primaire ait eu l’initiative de primaires, sans consulter les socialistes. »

    Pas bête comme idée, mais ce genre de chose à gauche suppose bien plus qu’ailleurs une entente, un programme commun avant. Et y en pas, sauf le poussièreux 125 p ropositions pour gagner des Collectifs Bové, avec les PCF et NPA pour l’union.

    La gauche de gauche, il me semble, voit les choses dans le sens de l' »intellectuel collectif », contre la personnalisation, les dérives du pouvoir médiatique. Hors, loin du médiatique point de salut aujourd’hui, du moins pour des élections qui sont des trappes à personnalisation.

    Il faut donc que la gauche trouve le moyen de se donner des medias de masse audio-visuels. Le Web est un premier pas…

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