Frêche, et donc.


Evidemment, j’avais été choqué par certaines de ses déclarations récentes. Evidemment, ces mêmes déclarations avaient gentiment été montées en épingle par celles et ceux, à Paris, qui n’aimaient pas le bonhomme. George Frêche était largement plus complexe que ses propres boutades. Ce fut drôle, lundi, d’entendre des louanges de toutes parts. Je retiens la formule de Cohn-Bendit :

« sa mort est triste pour ceux qui l’aimaient mais je maintiens que c’était un homme politique qui avait une manière de faire exécrable. »

Pour le reste, le décès de Frêche laisse la voie libre à la droite pour reprendre la région. Il y a 15 ans, un certain Jacques Blanc y gouvernait avec le Front National.

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7 réflexions sur « Frêche, et donc. »

  1. Oui, et aubry qui était descendue comme une « femelle furieuse » avec un petit panier rempli de bouteilles qu’elle vénère chaque jour à la gare de Montpellier, a déclaré toute « honte bue » que c’était un « grand homme » car elle espère récupérer les militants à son profit…Toujours la même attitude abjecte de récupération.
    Après, est-ce vraiment nécessaire de se poser des questions sur l’abstention des électeurs ?

  2. Ce qui me tord les boyaux de rire c’est que comparant les bourdes
    celle de B. Hortefeux fut faite en privé alors que s’adressant aux Harkis
    G. Frêche les avait en face de lui.
    Je doute que les journalistes n’aient que des « sources » d’un intégrité à
    toute épreuve et donc beaucoup de distance est nécessaire.

  3. Cohn-Bendit qui donne des leçons de politique, lui qui n’a cessé de dériver à droite, ça fait un peu ricaner.

    Frêche, perso, j’en ai rien à cirer. Une grande gueule de droite, un petit autocrate écoeurant.

    Le problème c’est qu’il y en a à la pelle au PS. Collomb, Valls, Fabius, – oui, Fabius, allez voir un peu de près comment ce personnage conduit les multiples organismes qu’il préside, un vrai général ne tolérant pas la moindre opposition, un vaniteux à grande gueule également; je rappelle pour ceux qui auraient oublié qu’on disait de lui au PS, il y a quelques années « lui, il tire à balles réelles », contre son camp naturellement – et autres colonels dans les départements du sud.
    On les conforte, on cache leurs penchants dicatoriaux, on pourrit la politique au prétexte d’être « responsables », comme dirait Hollande.

  4. Avant les régionales je connaissais très peu G. Frêche.

    Aprés avoir relu ses « sorties » toutes dans le contexte,
    je me suis renseigné. Et d’avis presqu’unanime, de tout bord politique PS compris, j’ai constaté qu’il était considéré comme un homme politique, ayant une « grande gueule (trop ?), en aucun cas raciste de quelque manière que ce soit, et ayant été pour beaucoup bénéfique pour sa ville et sa région.

    Il faut être reconnaissant et admiratif de la grande compétence de M. Aubry et L. Fabius dans leurs
    déclarations respectueuses maintenant.

    Leur campagne des régionales par invention et invention rabâchée du racisme de l’autre (dont on « prend soin » avec grande persistance avec la « tutelle bienfaitrice ») ce fut juste une petite manoeuvre
    régionale à (ne pas trop divulguer quand même
    tout le monde ne peut pas comprendre…) dans l’intérêt Supérieur du Socialisme.

    D’ailleurs pour la triplette M. Aubry, DSK, Fabius
    de telles manoeuvres sont monnaie courantes,
    mais je crois que le menu peuple PS n’a pas à s’occuper de cela et doit juste être en admiration devant l’évangile PS qui se crée.

    Pour ma part cette politique mise au niveau éthique Sarko dés 2007 ,

    Politique Choléra du PS Solférino
    (M. Aubry, DSK, Fabius)

    me rebute autant que la politique Peste Elyséenne.
    (N. Sarkosy)

    Voter pour un de la triplette en place de l’ actuel chef d’état ?
    Quelle arnaque !!
    Effectivement bien mieux d’aller s’aérer à la vraie campagne.

    1. Oui, Lucno, la triplette DSK, Fabius, Aubry, c’est à peu près l’antithèse du socialisme, si ce n’est du courage politique et de l’intégrité.

      Ainsi Aubry refuse qu’on parle même d’un Glass-Seagall Act à la française, au prétexte que les français « n’y comprendraient rien », ce qui renseigne sur la franchise et la citoyenneté de la fifille à son papa. Fabius va s’offusquer d’une supposée pique sur ses origines juives, mais ce conduit comme un vrai autocrate dans sa région et ne laisse à personne le soin de démolir ses partenaires, tant qu’il pense qu’il aura une chance présidentielle entre deux génufléxions au CRIF.
      DSK n’a eu de cesse d’ouvrir les bras au capitalisme, il est devenu grace à Sarko – on se doute bien pour quelles raisons majeures – le chef du FMI, un organe ultra-libéral, financé et conduit par les USA.

      Et on voudrait que cette clique ait quelque chose avec une barre à gauche que souhaitent les français. Je ferai, pour ma part, tout mon possible pour qu’ils rejoignent le lieu que leur parcours leur désigne : les poubelles de l’histoire.

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