Toujours pas gaulliste


Sarkozy n’est pas gaulliste. Rien dans son action ne s’en inspire… sauf ce dont on ne parle pas, en ces temps d’hommages tous azimuts à la figure du 18 juin 1940.

Sans prévenir, j’ai lu les mémoires du Général, celles de son entrée en résistance. L’homme est orgueilleux, mais, à lire ces lignes, il témoigne d’un courage hors normes.

Mais de Gaulle, comme l’on rappeler certains, c’est aussi l’homme de la réconciliation, à droite, avec les collabos de la période sombre. Ejecté du pouvoir en 1945, il entame une traversée du désert où tout était possible pourvu qu’il puisse revenir au pouvoir. Pendant plus d’une décennie, de Gaulle a travaillé à la destruction d’un régime fragile mais démocratique.

Plus tard, revenu aux affaires, de Gaulle abandonna l’Algérie à son indépendance, non pas par conviction sur un destin légitime mais contraint par les évènements. Dans son entourage, on trouvait aussi des cabinets noirs, l’installation de la Françafrique, des réseaux Foccard, la mise en place du SAC. On accuse la guerre froide pour légitimer ces saloperies.

Faut-il remuer les mémoires, 40 ou 50 ans plus tard ?

Certainement.

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6 réflexions sur “ Toujours pas gaulliste ”

  1. Si nous sommes d’accord sur le fait que nous avons un nain perché sur les épaules d’un géant, mon jugement n’est pas aussi noir sur De Gaulle. La réconciliation a autant concerné Bousquet que Duclos.
    Quant au sort réservé à l’Algérie… Je ferai mention du Discours de Brazzaville de 1944 où il annonce la redéfinition de l’Empire. Cette idée entraîne le nouveau statut de 1947, certes déjà biaisé par une logique partisane. Le sort de l’Algérie ne l’intéressait pas vraiment. Seul comptait le Sahara, pour ses richesses!
    Il faut toujours, selon moi, remué le passé: pour ne pas l’oublier.

  2. De Gaulle , selon les médias , n’avait certes pas le vaste train de vie que notre président-bling-bling , mais au niveau des idées , je n’ai personnellement ( pas manque d’avoir essayé) jamais compris ce qu’était véritablement le « gaullisme » , un peu plus le « mittérandisme » , mais par contre très très bien ce qu’est le Sarkozysme . Les deux chefs d’état précédents ,malgré tous leurs défauts , avaient quand même une très haute opinion de l’état et de la manière de le servir .
    Par contre , le Sarkozysme , « ce n’est pas servir l’état , mais s’en servir » ( ce n’est pas de moi , mais de Ségolène) .
    Mon père , 85 ans ( communiste) écoutait malgré tout les discours de De Gaulle car quand il en faisait c’est qu’ il avait quelque chose à dire
    Pour Sarkozy , il coupe le son , car comme il dit  » d’abord ce n’est pas lui qui les écrit , de plus il n’est plus à un mensonge près , tout ce qui compte pour lui c’est de paraître plus grand qu’il n’est .Mais non seulement cet homme est ridicule , mais en plus il est dangereux » !
    Faites l’essai , c’est surprenant comme ses mimiques en disent long sur le personnage !!

  3. Ce qui me plaît le mieux c’est le colonel rétif qui supplie l’état major de s’ééquiper en chars de combats face à l’Allemagne, puis le départ pour Londres devant l’approche anoncée de la collaboration et enfin le de Gaulle de 1943 qui signe avec la résistance le programme du CNR, pour terminer par sa volonté de ne pas laissser la France se faire bouffer entre américains et anglais dans la partage de Yalta. Après c’est beaucoup moins glorieux, dans cette foire d’empoigne où les collabos sont non seulement graciés, mais embauchés pour continuer leur saloperies. Il avait décidé d’envoyer Pétain (ex cagoulard officieux) devant le peloton d’exécution par retour d’ascenseur, vu qu’il avait été condamné à mort par contumace par ledit Maréchal. De Gaulle oublia un peu vite à qui il devait le salut de la France, en mettant en place une forme de républomonarchie avec sa fameuse constitution de 58 (approuvée certes par le peuple en référendum, mais..) qui nous mena logiquement à finir dans ce néopétainisme sarkozien, avec la reprise en main du système par la haute bourgeoisie d’affaire parisiennne Nous sommes revenus comme avant 1936, dans la logique de détricotage systématique des avancées du CNR. En 68, j’avais 17 ans et 3 années d’usine dans les mains et avec mes frères et mon père, nous avons participé au départ de ce vieux loup ayant fini par laisser la bride sur le cou à la descendance des afffairistes collabo qu’il avait combattu depuis Londres. Sans regret, sauf par rapport à la contre manif de ce populo craignant l’arrivée des chars russes sur les Champs Elysées, qui aurait rassemblé plus d’un million de personnes, alors que les lieux ne peuvent en contenir tout au plus de 200 000. Encore un coup des médias faiseurs de rois, permettant à la droite d’enterrer mai 68 et de repartir de plus belle jusqu’en 81 où l’alternance nous refila un ex décoré de la francisque pour la création du STO, un homme qui n’est jamais resté à mes yeux depuis la millieu des années 80, comme un sous-marin faisant une politique de droite ligth sous le popeux vocable de « gôche ». Depuis on n’en sort plus et la droite « socialiste » entend encore faire pencher le bricolage sociocentriste vers leur désormais obligatoire sens du « social raisonnable », comme le pensaient les : Kouchener, Besson, Rocard, Bockel, Allègre, etc. Des bourgeois qui n’ont finalement de gauche que les prétentions affirmées en temps utile. On ne les entendait plus, mais là ils croient au retour de balancier et (bien sûr) exigent les commandes… L’histoire bégaye décidément dans tous les sens. ARAMIS

  4. Je pense que le Gaullisme actuellement n’a absolument strictement plus rien à voir avec le Général de Gaulle et le Sarkosysme de même.

    Etant admirateur du Personnage Historique de Gaulle,
    tout autant après 45 qu’avant et jusqu’à sa mort,
    et m’y étant beaucoup intéressé, je ne peux pas ne pas réagir.

    Je pense que de Gaulle n’a pas été chassé début 46, il est parti de lui-même ne pouvant obtenir une nouvelle constitution (des assemblées qu’il avait lui-même rétablies), ayant une popularité extrême il aurait pu tés facilement en abuser pour gouverner à loisir.

    Après guerre il semble que c’est le trop de férocité de désir d’épuration qui était un immense danger.

    D’ailleurs De Gaulle, tout en ne l’excusant en rien a trés fort regretté que Pétain ne parte pas en Suisse et ne fasse plus parler de lui pour n’avoir pas à le juger.

    Je pense qu’à partir des années 50 de Gaulle n’espèrait pas du tout revenir au pouvoir sauf évènement très exceptionnel.

    Il semble qu’en 58 la situation en France était gravissime, en fait les chefs de l’armée en Algérie
    n’obeissait carrément plus aux politiques.
    Ils commençait à se foutre de leurs « demandes »
    comme de l’an 40. Notons aussi que la situation économique était très très mauvaise.

    Si l’on compare la situation sociale politique et économique de la France en 58 et 69 par elles-mêmes et relativement aux autres Pays, ne peut-on pas en déduire que du trés bon boulot a été fait (notamment pour l’impulsion et le développement des industries de pointe de l’époque, ce à quoi était extrêmement attaché de Gaulle) ?

    de Gaulle lisait 2 ou 3 livres par semaine adorait la littérature et l’Histoire (dont il était un grand connaisseur) et je pense qu’il est reconnu à juste titre comme un trés trés bon écrivain.

    Que dire de plus pour rendre de Gaulle plus sympathique par la réalité des faits et dire de se méfier très fort et empêcher de croire les caricatures péremptoires étayées en rien du tout ?

  5. En étant censé,qui peut croire un seul instant que le président et son staf ump sont gaulliste ! Seuls les observateurs niais et les médias peuvent encore croire aux sornettes prononcés dans des discours qui n’ont plus aucun sens avec la réalité des faits qui les suivent.
    Bien au contraire tout ce qui est fait depuis 2007 c’est de détruire ce qui a été obtenu pendant le règne du général.
    La prochain chantier de destruction c’est sans doute la Sécu ou l’assurance maladie.

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