Insécurité : les violences faites aux femmes


On sous-estime, dans le discours public, les violences faites aux femmes. C’est l’un des constats évidents à retenir du rapprochement entre les bilans mensuels ou annuels de l’ONDRP sur la délinquance et les « enquêtes de victimation » que l’ONDRP consent à publier depuis 2007, mais qui sont rarement commentées par les autorités.

Ces enquêtes reposent sur l’interrogation directe des « vrais gens », sur les actes de violence ou les vols subis ou ressenties, sur la base d’un sondage de quelques 165 000 personnes. J’en ai brièvement parlé dans un précédent billet. Elles sont publiées tous les deux ans.

Dans sa dernière édition, qui couvre la période 2008-2009, on peut relever que le taux de plainte des violences sexuelles n’est que de 9 %, contre 26% pour les violences physiques; que les violences au sein du ménage (415 000 victimes) « représentent plus d’un tiers des violences physiques ou sexuelles (1,2 million de victimes)« ; et … que 654.000 femmes ont déclaré avoir subi des violences, physiques ou sexuelles l’an dernier.

1800 femmes sont violentées chaque jour.

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6 réflexions sur « Insécurité : les violences faites aux femmes »

  1. Loin de moi l’idée de discuter les violences faites aux femmes. J’aimerais aussi que l’on évoque les violences faites aux hommes. Simplement, là, les instruments statistiques manquent sur ce sujet largement tabou.

    Personnellement, je suis assez agacé par cette sexualisation de la violence conjugale.

    http://www.gabale.fr/?p=1951

  2. gabale, tu crois pas que tu exagères un « tout » petit peu……
    je te rejoindrais sur un point : le syndrome d’aliénation parentale (violence pychologique d’un parent envers l’un ou l’autre. et il est vrai, que dans ce cas, ce sont souvent les femmes qui manipulent leurs enfants (attouchements sexuels) afin de détruire le père aux yeux de la loi et de l’enfant, c une violence extrême et difficile ou impossible à prouver.
    c mon cas, mais, je suis (comme d’autres femmes) l’exception qui confirme la règle.
    j’ai été battue par le père de mon fils, mais la pire des violences irréparables, c la manipulation excercée sur notre fils, qui il n’y a pas d’autres mots : me hait (il m’a meme frappé, et j’ai du porter plainte…).
    les coups tu peux les »‘oublier » mais ça se voit….mais les coups « invisibles » ceux-là, c pour toujours…….

  3. Non GABALE n’exagère pas du tout. Les violences faites par les femmes aux hommes existent bel et bien et sont même en progression. Mais….vide juridique et assourdissement médiatique font que ça reste un non dit.
    Les violences féminines sont très souvent d’un autre ordre que la volée musclée typiquement masculine, mais extrêmement destructrices pour leurs victimes, parce qu’elles passent par la destruction psychologique.
    Bref…l’une ne vaut pas mieux que l’autre.

  4. sur ce sujet il est vrai que la FRANCE détient un triste record mais je pense que ce phénomène existe depuis toujours sauf que maintenant les femmes portent plainte et de ce fait on arrive à avoir des chiffres, de toute façon c’est ignoble , et destructeur pour la femme battue et les enfants qui assistent à cette bagarre que deviendront-ils dans leur d’adultes,image dégradée de leurs parents quel gâchis , et que de vies brisées moralement physiquement et pourquoi commettre des actes pareils,,,,,,, et comment on peut arriver à des actes pareils,,,, moi cela m’est toujours très difficile de croire et même cela me fait beaucoup de peine, mais le chiffre est là

  5. le problème n’est pas les records mais nous sommes nombreux à souhaiter de vraies infrastructures d’aide aux victimes et la fin de l’omerta, ce fléau du voisinage qui détourne les yeux. Je rappelle tout de même que sous Chirac les maisons locales d’accueil aux victimes de violence ont été fermées sans être remplacées par une autre structure.

  6. Moi je dis que la faute revient en premier lieu aux politiques qui ont démissionné et laissé le pouvoir aux banques, à la finance, aux multinationales et bien sur au sacro-saint système libéral qui devait soi disant réguler et régler de lui même les problèmes de toutes natures.
    Le plus dramatique est que, même en ayant démontré par des faits (dont les crises qui se succèdent) l’absurdité et le danger de ce système tel qu’il est il continue à avoir la confiance du microcosme ( politiques et élites) qui gravitent autour de cette pensée unique complétement folle ..

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