Le Big Bang de la Droite


Finalement, Nicolas Sarkozy semble bien être cet apprenti-sorcier que nous dénoncions dès les premières semaines de son mandat. Il a fait sauter les digues. Il a peu à peu miné les liens qui unissaient la droite classique à la République.

A écouter ces intellectuels, journalistes ou amis « de droite » s’inquiéter aujourd’hui de cette « rupture » qu’ils trouvent dangereuse et inattendue, je réalise combien le messager est toujours plus important que le message.

On écrit tout cela depuis des lustres dans nos différents blogs. On s’essaye à l’exhaustivité, on se force à la persévérence. Le vers était dans le fruit. Ce vers-là, le tout-sécuritaire stigmatisant et, pire, inefficace. la boîte de Pandore, le Big Bang à l’Italienne, la Berlusconisation d’un camp à défaut du pays tout entier.

Croisons-les doigts. Sarkozy semble devenir un épouvantail au coeur de la droite.

Allez, amis ex-sarkozystes, encore un effort. Boutez-le hors du jeu sans attendre 2012.

Si Sarkozy ne se présente pas, contraint et forcé, j’arrêterai Sarkofrance avec quelques semaines d’avance. Ouf !

 

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6 réflexions sur « Le Big Bang de la Droite »

  1. « Si Sarkozy ne se présente pas, contraint et forcé, j’arrêterai Sarkofrance avec quelques semaines d’avance. Ouf ! »

    je suis pour que sarko se représente maintenant!! 🙂

  2. Sarkozy a creusé la tombe de l’UMP dès l’instant où il s’est mis en tête de siphonner le FN en 2007. En tuant politiquement Jean-Marie Le Pen (31,18% pour NS, 10,44% pour JMLP, le tout avec seulement 16,23% d’abstentions), il créait les conditions de sa prochaine mort politique.

    L’UMP avait été créée pour regrouper toutes les tendances de la droite : les démocrates-chrétiens, les libéraux, les gaullistes, les conservateurs classiques… Les nationaux-populistes, eux, demeuraient presque tous au FN et au MNR. Dès le moment où l’UMP reprend (par conviction ou par électoralisme) au mot près les éléments de langage du FN sur l’immigration et la sécurité, elle se transforme en filiale de fait du FN, et est prête pour l’absorption partielle ou totale par la famille Le Pen. Et quand je parle d’absorption, je ne parle pas que des électeurs, je parle aussi des cadres. Qui voit la différence entre Estrosi et son prédécesseur à la mairie de Nice, l’ex et actuel FN Jacques Peyrat ? Des UMP comme Vanneste ou Xavier Lemoine (le maire de Montfermeil) sont-ils si différents de Gollnisch ? Sans oublier le fait qu’en 2007, Sarkozy était populaire, et Le Pen père en fin de carrière. Aujourd’hui, Marine Le Pen est beaucoup plus populaire que lui, surtout à droite !

    Si Sarkozy perd en 2012, que ce soit face à la gauche ou face au FN (à mon avis, il n’y aura pas de remake du front républicain de 2002, tant Sarko est détesté à gauche), il l’aura bien mérité. Point barre ! Et la seule chose qui empêchera l’implosion immédiate de l’UMP, c’est le besoin pour ses élus de conserver une machine électorale puissante, qui distribuera les investitures et les sous pour financer les campagnes, les micros-partis complétant les frais annexes. Si l’UMP éclate aussitôt après la défaite de Sarkozy, les courants issus de l’ex UDF reprendront leur liberté, tout comme ceux qui se réclament encore du gaullisme. Le reste fera alliance avec le FN ou fusionnera avec lui dans un nouveau parti…

  3. Il y aura sûrement de quoi faire avec DSKFrance ou HollandeFrance ou ToutAutreFrance. Sarko parti, le problème reste entier. Il faut reconstruire la France.

  4. « Si Sarkozy ne se présente pas, contraint et forcé, j’arrêterai Sarkofrance avec quelques semaines d’avance. Ouf ! »

    A mon avis, on en saura un peu plus sur le sort de Sarkozy après les sénatoriales en septembre prochain. Si la gauche est majoritaire au Sénat, ça signifie que, à moins d’une guerre mondiale ou d’un attentat style 11 septembre 2001, c’est foutu pour Sarkozy, quel(le) que soit le candidat ou la candidate que le PS présentera. Et là, les députés de droite feront tout pour le débarquer au profit d’un candidat plus présentable, Fillon par exemple. Mais ça ne leur garantira absolument pas la victoire en 2012…

    Et si j’étais un député UMP, pour éviter de perdre tous les députés ou presque, je m’empresserais de faire ce que Mitterrand a fait quand il était évident que la gauche allait perdre les législatives de 1986 : rétablir la proportionnelle. OK, la droite sous la Ve République a toujours été contre ce mode de scrutin, mais en cas de défaite de Sarkozy ou d’un autre à la présidentielle de 2012, ça n’a que des avantages pour l’UMP :
    1) limiter la victoire du PS en l’empêchant d’avoir la majorité absolue au profit des autres partis de gauche (FG, EELV, voire NPA) ;
    2) limiter la victoire du FN en l’empêchant d’avoir la majorité absolue, si Marine Le Pen devenait présidente. Dans ce cas, l’UMP deviendrait un allié incontournable pour le FN.

  5. Carla et Nicolas ont chanté en duo : N’y retourne pas….. Nicolas Sarkozy n’ira pas à une défaite s’il s’engage c’est pour gagner… En 2005 je savais à 200 % que Nicolas Sarkozy serait président de la République, en Novembre 2007, je savais à 200 % qu’il ne remontera, dans les sondages ,plus jamais… il était fini déjà, Nicolas Sarkozy aurait dû dégager depuis fort longtemps, il va dégager tout seul ou avec nous en 2012 et je le sais à 200 %…….

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