Antisarkozyste secondaire.

Chaque billet de Sarkofrance suscite des commentaires, surtout chez Marianne2. Celui, indigné, sur la récente visite de Nicolas Sarkozy au Japon a provoqué des réactions particulièrement nombreuses… et particulièrement violentes. Certaines attaques apportaient des arguments qui, sur le nucléaire, ne manquent pas. Si nous sortons du nucléaire (ce que je souhaite), quelles énergies alternatives devra-t-on développer ? Et sur quelle durée ?

D’autres attaques n’étaient que diatribes, éructations ou propos sans lendemain. J’imagine quelques Sarkophiles trop exaspérés de la déchéance sondagière et politique de leur mentor. Lisez plutôt.

– « Pourquoi ce texte n’est-il pas signé par son auteur ? Manque de courage certainement ! »
– « Venant de vous, on ne s’attend à rien d’autre que de l’anti-sarkozysme primaire.  »
–  » Des éructations sarkophobes que l’on lit d’un autre regard aprés les connivences révélées par « Off »  »
– « Votre article est tellement outrancier et haineux qu’il en perd toute crédibilité. »
– « Je ne sais pas si les journalistes de votre journal ont les frais remboursés de consultation chez un « psy », mais si oui précipitez vous. »
–  » c’est seulement le délire d’un mauvais plumeux  »
– « Encore de l’anti Sarko primaire sans rien apporter, c’est dommage vous vous discréditez mais vous vendez du papier »

Il me faut donc rappeler, à ces critiques d’un jour ou de toujours, ce qu’est le blog Sarkofrance et qui l’anime, ce que l’on peut critiquer et ce qui reste inacceptable.

Le premier objectif de ce blog est de suivre et tenir la chronique quotidienne de l’action d’un homme élu le 6 mai 2007. En conséquence, fustiger mon obstination à ne parler que de Nicolas Sarkozy est aussi pertinent que de reprocher à un magazine automobile de ne traiter que de voitures.

Le second objectif de ce blog est de livrer une opinion. Et cet angle est critique à l’encontre de Nicolas Sarkozy, depuis le premier jour. En 2007, la France médiatique était majoritairement sarkophile. Nous étions peu nombreux. Au printemps 2011, l’antisarkozysme est une franchise. Permettez-moi au moins de ne pas changer de cap. Le mien n’est pas que primaire. Je critique Nicolas Sarkozy sur tous les niveaux : son comportement, sa politique, ses discours.

Sarkofrance est un blog politique qui ne roule pour aucun parti. Mes opinions ne sont pas secrètes. Par transparence, je les dévoile très régulièrement dans mes Coulisses. Mais ces opinions ne sont pas promues dans mes billets de Sarkofrance. A l’exception de l’UMP et de ses satellites (Nouveau Centre, Bessoniste, etc), la totalité des partis politiques français sont anti-sarkozystes. J’espère être lu et apprécié par des citoyen(ne)s de toutes opinions et de tous partis à l’exception du Front National.

Enfin, je ne suis pas journaliste, ni salarié de Marianne. L’hebdomadaire, dans sa version papier, ne publie pas mes billets. Je suis anonyme par protection et conviction. Trop souvent, on préfère tuer le messager plutôt que d’entendre le message.

 

 

Publicités

Votez blanc plutôt que voter mal.

Pourquoi donc voter blanc ? Le confrère GauchedeCombat a (re)lancé le débat.

Je n’ai jamais voté blanc, et pourtant je milite pour sa reconnaissance. Quand l’offre politique est insuffisante, on reste chez soi, comme si la désertion allait changer quelque chose. GdC rappelle quelques très bonnes idées : les bulletins blancs devraient être comptabilisés dans les résultats. Il faudrait prévoir des bulletins dans les bureaux de vote. Il faudrait définir un seuil de votes blancs à partir duquel un suffrage doit être annulé et réorganisé. Il faudrait interdire de communiquer sur les suffrages « exprimés ».

Je n’ai jamais voté blanc au premier tour car il y avait toujours, à mes yeux, suffisamment d’alternatives sur la table du bureau de vote. A gauche, l’offre est riche, et la politique est affaire de compromis. C’est évidemment un raisonnement de citoyen engagé et intéressé par la chose politique.

Je n’ai jamais voté blanc au second tour car j’ai toujours considéré qu’il fallait voter contre le pire et non pour le meilleur. Je ne suis plus aussi sûr de moi depuis quelques mois. Nicolas Sarkozy a tellement bousculé les frontières entre son camp et les fachos que je n’y vois plus de différence. En cas de second tour Sarkozy/Le Pen – une hypothèse à laquelle trop de gens, à tort à mes yeux, croient – je voterai blanc, pour laisser Nicolas face à Marine.

Le sursaut républicain de 2002 n’a servi à rien. Jacques Chirac, après une campagne sécuritaire indigne, a été élu avec davantage de voix de gauche que de droite. Et pourtant, qu’a-t-il fait ? Il a nommé Sarkozy ministre de l’intérieur.

Au final, la reconnaissance du vote blanc n’aura pas lieu. Aucun parti n’y a intérêt. Elle bousculerait trop d’appareils.