Pourquoi Hadopi ?


Cette loi, malheureusement sarkozyenne, est en vigueur depuis bientôt un an. Sur le net, nombreux ont été les confrères à hurler au loup.

On peut discuter longtemps d’Hadopi, de ce que ma loi aurait dû prévoir, de ce qu’elle a oublié, de ses défauts ou de ses qualités.

A l’époque, j’ai écrit, rarement, que sanctionner le piratage des oeuvres sur Internet était une bonne chose.

Blogueur, je n’aime pas qu’on pompe mon contenu sans me citer, même si j’adore être repris et copié. Mais, la précision est importante, je ne monétize pas ce que j’écris. Je n’ai pas de besoin de trafic sur le blog pour vivre. Si un jour ma situation professionnelle changeait, Sarkofrance changerait très certainement de modèle.

Si je composais une chanson, je n’apprécierai pas qu’elle soit piratée. Si je réalisais un film, je n’apprécierai pas qu’il soit piraté. Si j’écrivais un livre, je n’apprécierai pas qu’il soit piraté.

Il y a des super-jeunes qui pensent que ces raisonnements sont obsolètes. Je leur souhaite bien du courage. Qu’ils viennent dans la boutique de ma femme se servir sans payer, et je leur fracasserai la tête.

Le piratage est un business. Ne soyez pas naïfs.

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9 réflexions sur « Pourquoi Hadopi ? »

  1. Cela démontre un énorme manque de ce que fait réellement HADOPI et ce qu’elle met réellement en place. Estimer les usagers de la toile en pirates qui ne paient pas leur produit, c’est juste nous pondre un résumé tout droit sorti d’un reportage « à la TF1 ».

    Nouvelle déception… j’espère que tu auras la même clairvoyance sur HADOPI et le piratage que tu en as au sujet du Monarque.

  2. Je suis assez de cet avis, c’est trop facile de piquer le travail des autres.Que ceux qui n’ont pas les moyens puissent aussi découvrir, je ne suis pas contre mais en faire commerce non.

  3. Franchement un telle vision « petits bras » ou « courte vue » n’est pas digne de Sarkofrance…..

    Donc tu justifiera sans problème la mise en place de logiciels espions dans les box et sur les PC pour vérifier si le flux échangé ne contient pas de données « déviantes » non approuvées par l’HADOPI / PUR ?

    Donc tu justifiera l’utilisation de moyen non contrôlés, non certifiés, voir l’usage de véritables « milices » privées pour traquer les flux, conversations, échanges des internautes ?

    Donc tu justifiera que le présumé coupable (parce que dans l’HADOPI tous les Internautes sont coupables) ne puisse ni contester, ni se défendre, ni ne puisse savoir si les moyens qui ont servis à l’accusés sont juste, équitables et indiscutables ?

    Donc tu justifiera que le discours sur la défense de la création, n’est pas un attrape couillon qui ne sert qu’a enrichir les intermédiaires mais pas les artistes ?

    Donc tu justifiera une culture à deux vitesse, une pour ceux qui peuvent se l’acheter, et celle des autres, aimablement offerte par TF1 et consort…

    J’en passe et des meilleures !

    Donc tu justifiera une vision trés Sarkoziste de la société en sommes….

    1. Sur les moyens répressifs (logiciels espions, etc), j’ai écrit le contraire des propos que tu me prête dans mes billets sur LOPPSI.
      Sur la « culture à deux vitesses », c’est un vrai sujet : tu es pour la culture gratuite pour tous ?
      L’enrichissement des intermédiaires au lieu des artistes n’est pas mon sujet. Quand une oeuvre est volée, tout le monde y perd.

  4. Le piratage est au droit d’auteur ce que l’impôt est au bien d’autrui. Ce qui distingue le pirate des autres écumeurs, c’est qu’il n’a l’autorisation d’aucun gouvernement. Jadis, un flibustier analphabète écuma sereinement les mers, car il se croyait couvert par un document, émis par un fonctionnaire danois, qui l’autorisait à chasser les chèvres. Apprenez à lire, notamment le danois !

  5. Juan, Hadopi est la mauvaise réponse à une bonne question : comment rénumérer les auteurs à l’ère du numérique ?

    Je recommande chaudement le livre « la bataille d’Hadopi » qu’on peut au choix télécharger ou acheter (et oui c’est plus agréable 🙂 sur le site InLibroVeritas

    http://www.inlibroveritas.net/la-bataille-hadopi.html

    —–

    Quatrième de couverture :

    « La bataille Hadopi » dessine les prémices d’une guerre qui ne fait que commencer. La Haute Autorité pour la Diffusion des Ouvres et la Protection des droits sur Internet est devenue plus que l’acronyme d’une propagande, c’est désormais un symbole. Le symbole d’une entreprise de contrôle des techniques et des usages d’Internet.

    Les technologies numériques sont en effet au cour de nos vies : apprentissage, échange, travail, amour, participation démocratique…, nos sociétés sont transformées de fond en comble. Nous sommes aujourd’hui tous acteurs de ce bouleversement, dont le point nodal est la liberté d’expression et la liberté d’acces a Internet. Blogs, réseaux sociaux et autres sites participatifs sont désormais au centre du processus démocratique, et du plein exercice de la citoyenneté.

    Face a l’autodiffusion et l’autopromotion sur Internet d’artistes talentueux dans tous les domaines de l’Art (musique, cinéma, littérature, art plastique.) on nous oppose l’image stéréotypée du « pirate », alors que nous sommes de plain-pied dans les nouvelles pratiques de contribution et de dissémination des ouvres en libre échange, basées sur le modele du copyleft.

    La guerre déclarée pour contrôler Internet se déroule en France, en Europe et dans le monde. Le syndrome Hadopi le montre parfaitement, les lobbies menés par les industries culturelles, prétextant la défense de la création, veulent transformer Internet en minitel et imposer une société fondamentalement injuste ou le partage serait criminalisé.

    La loi Hadopi élude les questions de rémunération des auteurs, propose un arsenal de répression couteux qui ne rapportera pas un centime supplémentaire aux créateurs et plongera l’internaute dans une insécurité juridique totale. Seuls les anti-Hadopi auront proposé des solutions concretes visant a améliorer les revenus des artistes et garantissant le respect des droits fondamentaux des internautes avec la Licence Créative ou le Mécénat Global.

    Hadopi est un sujet vaste et complexe, recouvrant de nombreux domaines. C’est pourquoi 40 auteurs, opposés a cette loi, ont décidé de participer a la rédaction de ce livre (politiques, sociologues, enseignants, militants associatifs, journalistes, artistes, auteurs, juristes, poetes, etc.).

    Cet ouvrage, document sociologique et politique rare, vous propose leurs réponses, points de vue complémentaires et analyses. Une autre vision de demain, loin de l’erreur Hadopi.

  6. HADOPI est né conjointement d’une pression , non pas des ayants-droits, mais des « Majors », ces intermédiares qui se sont longtemps gavés, goinfrés sur le dos des artistes, et du pouvoir soucieu de trouver un pretexte pour filtrer l’outil Internet qu’il ne maitrise pas.
    L’argument clamé à tue-tête par une certaine idéologie que l’ouvrier au chomage, le travailleur pauvre, le précaire est responsable de sa situation car il n’a pas su anticiper et s’adapter à la nouvelle donne imposée par la mondialisation et le progrès technologique, peut être retourné sans peine aux Majors, ces intermédiaires parasites, trop occupés à profiter sans évoluer. Le beurre, l’argent du beurre, plus la fermière…
    Internaciulo a fort bien résumé les tenants et aboutissants. La lecture qu’il recommande est une excellente base de reflexion.

    1. Bravo..tout à fait d’accord…J’ajouterais que le « piratage » permet la découverte la mise à disposition pour tous. De là à soutenir ceux (nombreux) qui vivent directement sur le dos des « Pirates » il y a une marge. Et je pense que 9à% des gens qui téléchargent, n’ont pas les moyens ou n’achèteraient pas les produits.

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