Petit fasciste, on sera là pour toi.

Sans être belliqueux, on peut et on doit se souhaiter d’être capable de foutre une grosse gifle à n’importe qui s’affichant Mariniste frontiste.

Pour certains, le soutien mariniste est d’abord le signe d’une ignorance ou d’une rage. On les excusera avant de les excommunier.

Ces jeunes, né(e)s après 1985, s’imaginant révolutionnaires et sexy à l’idée de voter pour la Blonde du Front, mériteraient un peu de cours du soir. Marine adore la laïcité quand le concept lui permet de tacler l’islam. Demande lui si elle est prête à supprimer les aides publiques aux écoles catholiques (ou protestantes) enseignant sous contrat avec l’Etat. Demandez-lui aussi si elle soutiendrait l’évacuation publique, policière et forcée de l’Eglise Saint Nicolas du Chardonney, à Paris. Pour ma part, laïcard et athée, j’attends toujours.

Marine n’aime pas le voile comme son parti, il y a peu, 2003, détestait qu’on interdise par la loi le port de signes extérieurs  de religion.

Marine est sociale comme son père était libéral. Elle aime la retraite à 60 ans mais préfèrerait que ces « millions » d’immigrés qui travaillent, cotisent et se taisent.

Pour d’autres, le soutien à Marine Le Pen est en toute connaissance de cause, sans complexe et sans regret. Pour ceux là, on se souhaitera le duel à la loyale, ou la barricade – chacun de son côté. En attendant, on se souhaitera le mépris, la nausée, et le vomis.

Chaque petit fasciste que je croise sur Twitter ou dans la vie réelle me fait penser que bien que Français depuis le 16ème siècle, mes ancêtres avaient mal fait leur boulot.

Il en reste encore.

PS : ce billet a été écrit vite, trop vite.  Il sera temps, plus tard, quand la campagne démarrera, de rappeler d’où vient et dans quel état erre Marine Le Pen.

Chronique d’un harcèlement sexuel ordinaire

Certains commentaires sur ce blog sont plus intéressants que les billets eux-mêmes. Ainsi, il y a trois jours, une commentatrice, Arsenic, a livré ce témoignage à la suite d’un billet sur la SlutWalk qui venait d’arriver, le weekend dernier, en Islande. Elle y parlait de harcèlement presque classique, sans préciser trop en avant les faits. C’est un témoignage parmi d’autres, une chronique de la vie réelle qui ne fera pas la une des JT. Avec son accord, je re-publie donc son témoignage, parce qu’il me touche.

 » Je soignais mon allure vestimentaire sur mon lieu de travail, ce qui ne m’a pas empêchée d’être aussi victime de dérapages à répétition d’un « gougnafier » aidé d’un complice, toujours le même. J’ai porté les faits devant ma direction sans résultat, et j’ai fini par déposer plainte. Je travaillais dans le secteur aérien. La suite : mes collègues ont tous et toutes souffert de pertes de mémoire généralisée ou alors de mutisme très contagieux voyez-vous. Peut-être que c’était dû aux tranches de rigolades qu’ils (elles) se payaient lorsque les faits avaient lieu…. Quand je repense à eux, je les trouve sordides. Le commissaire de police qui m’a auditionnée à plusieurs reprises, à la demande du procureur, était très correct, ses questions étaient ciblées sans jamais se laisser aller à une quelconque allusion. Il ne doutait pas des faits que je dénonçais. Il était consterné de ma situation, d’autant que j’ai été licenciée, mais aussi de la façon dont mon dossier était géré par le procureur. Les deux auteurs des faits ont été licenciés sur le champ. Il y avait eu des précédents ais-je appris par le commissaire. Quatre ans après, mon dossier était toujours « en cours d’enquête ». Comme ces choses là sont bien dites. Quand bien même mon avocat était bâtonnier, il ne m’a pas semblé particulièrement préoccupé par ma situation. Le poisson était trop gros. Je n’ai plus jamais entendu quoi que ce soit au sujet de ma plainte. Alors, ou c’est vrai : en France il faut être victime consentante à défaut d’être victime silencieuse. J’ai connu la descente aux enfers et puis j’ai poursuivi ma route. Pas le choix. On sombre ou on avance. Les copains, les « amis », la famille ou ce qu’il en reste ?….le vent les a tous clairsemés…..et il ventait devant ma porte. Cependant j’ai toujours rencontré des hommes élégants qui savent approcher une femme sans se la « taper » et qui exècrent l’agression faites aux femmes. J’aimerais ajouter que, même si ce n’est pas une majorité de cas, il y a aussi des hommes qui sont victimes d’agressions de leur compagne ou épouse…voire de leurs enfants. La perversité n’a pas la priorité du sexe. »

Norvège : j’aime les mêmes jeux qu’Anders Behring Breivik

Sur le coup, je m’y attendais. J’ai attendu 5 jours pour me résoudre à en faire un billet. Un gars, Norvégien, blond et chrétien qui bute 86 personnes à la carabine, ne pouvaient être mu que que par deux motivations alternatives : il était facho (probable, prouvé, écrit).

Ou bien, il adorait les jeux video violents.

Car, qu’on se le dise, les jeux videos de guerre et de combat vous incitent, c’est bien connu, à buter des tonnes de passants innocents dans la rue.

Malheureusement, pour les contempteurs de l’une des expressions ludiques les plus abouties du monde moderne, les jeux videos n’engrangent pas grand chose dans le monde réel.

« Anders Breivik était un adepte des jeux vidéo de guerre. » Lesquels ? World of Warcraft et Call of Duty ! Sacrebleu ! Comme moi !

J’ai testé World of Warcraft. Il faut y être solidaire, travailler en équipe, combattre de façon tactique.

A l’inverse, Call of Duty est l’un de mes jeux fétiches. Je les ai tous fait. D’abord sur Mac (bof), puis rapidement sur XBox 360. Call of Duty est toujours une affaire de victoire collective, un combat d’adrénaline pour une équipe.

La psychologue prénommée Vanessa interrogée par le Nouvel Obs lundi dernier nous a blanchi, nous autres sales adeptes des jeux videos et donc meurtriers en puissance. Et elle a raison. Si vous saviez que ce je pourrais faire si mon FAMAS n’était pas que virtuel… GRRRRR,

« Non, le jeu vidéo ne rend pas violent. Une récente étude de l’Université du Texas montre même l’inverse : il y aurait un lien entre utilisation de jeux vidéo violents et une baisse du taux de criminalité aux États-Unis. Le jeu vidéo violent serait en fait utilisé comme un défouloir pour canaliser une violence interne. « 

Il y a longtemps, j’ai appris que la critique des vieux contre la culture des jeunes n’était qu’un instrument de contrôle social. J’ai du coup décidé qu’il n’était nullement besoin, sauf motivations personnelles légitimes, de changer de goût en vieillissant.

PS : j’adore aussi Dexter, les films d’horreur type survival, les fils Taken et Predator.

C’est grave, docteur ?

Un blogueur est mort hier

J’ai appris après d’autres qu’un estimé confrère était parti « rejoindre sa belle », comme l’a écrit Nicolas sur Twitter. Le Coucou, clavésien et blogueur, avait perdu sa douce il y a quelques mois.

Chaque dimanche, il faisait son rébus.

Ces écrits blogosphériques resteront là, chez nous et pour les autres. Son dernier billet était un clin d’oeil à son meilleur confrère, dimanche dernier.

« Oubli tragique dans les résultats du rébus ! Nicolas qui m’avait envoyé la bonne réponse par mail (il ne peut pas commenter en sa qualité d’administrateur du blog), Nicolas donc, a échappé à mon attention sur la ligne d’arrivée, occupé qu’il était à fournir un échantillon d’urine pour le contrôle anti-dopage. « 

Il était donc difficile de ne pas pleurer à la nouvelle, en pensant que nous pourrons lire et relire, pendant des lustres, ses écrits; se souvenir de lui, plus longtemps qu’en agrafant quelques photos ou articles papier.

Je n’avais jamais rencontré LeCoucou. Juste échangé dans ce monde virtuel, parcouru avec lui un bout de chemin Left_bloggien pendant quelques années.

Fuck.

Les races humaines n’existent pas. La connerie si.

Les réactions de la fachosphère à l’attentat d’Oslo sont à peine surprenante. Le site Fdesouche a eut les honneurs du journal télévisé de France 2 lundi dernier. Cet attentat à Oslo par un déséquilibré « blanc » a suffit pour que le pire ressorte en surface.

Sur Novopress, j’ai lu cette « tribune libre » d’un certain Dominique Verner qui débute par une fausse dénonciation et se termine par une vraie approbation: « Ce salmigondis révèle une grande confusion chez un esprit sommaire et violent comme il en surgit toujours dans les périodes de trouble. Et d’où est venu ce trouble sinon d’abord d’une politique d’immigration qui ébranle une civilisation déjà fragilisée ? Une politique – faut-il le rappeler ? – poursuivie avec obstination par les classes dirigeantes de Norvège comme par celles de toute l’Europe. C’est ce qu’un regard historique retiendra avant toute autre considération. »

Dans un long article, le journaliste Samuel Laurent récapitule nombre d’excès écrits de la fachosphère à propos de l’attentat. Il y a notamment celui de Riposte Laïque, qui rassemble depuis quelques lustres des « fondamentalistes » de la cause laïque avec quelques verts-bruns du Bloc identitaire plus préoccupés par l’immigration d’origine arabe. Ces gens-là, qui voudraient nous confisquer par ailleurs la défense de la laïcité qu’ils mélangent allègrement avec l’islamophobie, ces gens-là donc, relayèrent quasiment mot pour mot l’argumentaire de Bruno Gollnisch (« une nouvelle affaire Carpentras ») :

« Pour une fois, le coupable d’un attentat mortel était un blond aux yeux bleus ! On martèlera toute la journée de samedi qu’il était chrétien, extrémiste, islamophobe, patriote (les médias disent nationalistes) et contre le multiculturalisme. On oublia allègrement que d’autres informations le situaient franc-maçon et admirateur de Churchill. Fi du silence de la police norvégienne, fi des invraisemblances nombreuses, que Marc Noé, du site « Le Gaulois » a relevés (1), fi du fait que ce « dangereux raciste » n’a pas tiré sur des musulmans, mais sur d’autres blonds aux yeux bleus, et on se crut revenu, comme le signale Roger Heurtebise, à une manipulation médiatique digne de celle de Carpentras, vingt ans plus tôt ! »

Les races humaines n’existent pas. Oh il y a bien des différences, évidemment, et elles sont nombreuses, immenses, quasiment infinies. Rien à voir avec le concept scientifique de races. Mais parfois, certaines attitudes politiques de ce qu’il est bien obligatoire de qualifier d’Ennemi nous font douter d’une certaine universalité humaine : faisons-nous partie de la communauté que ces décérébrés ?

 

SlutWalk, asshole fight.

Il y a quelques jours, la « marche des salopes » est arrivée en Islande. 2000 personnes se sont rassemblées à Reykjavik.

A Reykjavik, la SlutWalk a eu lieu sous le soleil, drainant de très jeunes femmes pour la plupart, parfois un landau dans une main, une pancarte dans l’autre. En mini-jupes et soutien-gorge, ou collants à résilles et hauts talons, elles ont défilé dans les rues, avant de se rassembler sur une place du centre ville pour des allocutions et un concert. « Look, don’t touch ! This is a dress, not a yes », (« Regarde mais ne touche pas. Ceci est une robe, pas un oui « ) pouvait-on lire sur les pancartes, en islandais ou en anglais. Ou encore : « Ne me dis pas comment m’habiller. Dis aux hommes de ne pas violer. » (source : Le Monde)

Le mouvement a paraît-il débuté à Toronto, au Canada, en avril dernier. Rien à voir avec l’affaire DSK. Et pourtant, je ne peux croire à des coïncidences.

J’ai lu ce témoignage d’une certaine Anna Jona, étudiante, dans le Monde : « Une femme victime d’un viol est toujours blâmée. Soit elle s’est habillée de façon trop sexy, soit elle avait bu, soit elle est rentrée seule le soir chez elle. C’est cette mentalité qu’il faut changer »

J’ai pensé, inévitablement, à ma femme et à ma fille. La première sait très bien combien l’homme dérape facilement. La seconde découvre qu’il faut trouver un juste compromis personnel entre ce que l’on veut montrer et les risques que l’on prend. On se surprend à lui conseiller d’éviter certaines tenues, non pas par pudeur, mais parce que la petite Lianne a préféré arrêter les cours de judo quand elle avait 10 ans.

Triste vie.