Les Grecs se trompent de référendum.


Je n’étais pas sûr d’apprécier, lundi soir, la décision grecque d’organiser un référendum sur le plan de sauvetage durement négocié la semaine dernière à Bruxelles. Après tout, quelles étaient les alternatives pour la Grèce à part accepter d’effacer sa dette ? Son premier ministre Papandreou, un socialiste qui a hérité d’une décennie de gabegie conservatrice, s’est assez peu expliqué sur ses motivations.

Quarante-huit heures après, je suis assez convaincu de détester ce référendum. Evidemment, l’exercice est a priori démocratique. Mais, comme je l’ai déjà écrit ici, que fait la Grèce dans la zone euro ? Nous payons tous aujourd’huila faible intégration de notre union, l’absence de gouvernement commun.

Tant qu’à faire, j’aimerai un autre référendum en Grèce: pour ou contre rester dans l’euro voire, mieux, dans l’Union ? Avouez que l’exercice aurait de la gueule.

Ailleurs en Occident, on tremblerait pour ses économies placées en Grèce, mais l’on perdrait l’un des arguments favoris de la prétendue nécessaire « solidarité avec agios » en vigueur au sein de l’UE.

Pour d’autres, réfractaires aux plans d’austérité, ce serait le moment de vérité. Si la Grèce votait son autonomie, ce serait le saut dans l’inconnu, son saut dans le vide. Si elle préférait rester arrimée à la riche eurozone, motis et bouche cousue. Il faudrait alors se taire.

Allez Papandreou, chiche !

 

 

16 réflexions sur « Les Grecs se trompent de référendum. »

  1. nos dirigeants ont trop longtemps oublié qu’ils gouvernent par le peuple et pour le peuple
    on appelle celà la démocratie et elle apparue en Grèce il y a plusieurs millénaires

    une piqure de rappel met en emoi le monde autocrate de la finance ,
    vive le retour aux fondamentaux

  2. Est-ce que les journalistes font leur travail , c’est-à-dire est-ce qu’ils informent ou sont-ils seulement devenus des larbins propagandistes des bankers ?

    Si les faits qui se sont passés en Grèce les 19 et 20 octobre, avaient été rapportés, il est bien évident que le référendum n’aurait pas été une surprise car est-ce que Papandréou avait le choix ?

    http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/que-le-non-grec-retentisse-dans-103378

    Il a bien longtemps que Ségolène Royal avait proposé les Etats-Unis d’ Europe pour mettre tout en commun mais on l’a éliminée. A présent, il reste le couple Hollande/Aubry qui a réussi à pondre un communiqué insipide dans lequel il n’est même pas question du référendum !

    Pour le moment, les Français dorment mais attention au réveil !

  3. Il est vraisemblable que la question posée sera sur la sortie de l’euro, seule question qui vaille, et pas seulement pour la Grèce !

  4. Entièrement d’accord !
    Cette Europe est une arnaque. Mais comme elle a été construite…nous le savions dès le début ! Restait plus qu’à faire la preuve que nous avions raison. C’est fait !

  5. Si au moins UN dirigeant avait le courage politique de dire que l’Europe fait fausse route, que les plans d’austérité grecs ne sont que des cataplasmes sur des jambes de bois et ne remettent pas en cause le fonctionnement de l’Europe. Mais même pas…… Ils continuent tous à foncer dans le mur.
    Oui, comme disait l’autre : la maison europe brûle et les pompiers n’arrivent pas. Et pire, les maisons d’à coté peuvent aussi être brulées.
    Nous n’en sommes même plus à savoir quelle question sera posée : c’est un faux problème. C’est sur le fonctionnement de l’Europe qu’il faut agir désormais et sur la sortie possible de l’Euro pour un pays ne respectant pas les règles qu’il faut travailler…en 2 mois.
    autre vision du problème : http://icezine.wordpress.com/2011/11/02/europe-et-referendum/

  6. Avons nous les éléments nécessaires à la compréhension de ce revirement ?
    Et de quelle solidarité parlons nous ??

  7. Je trouve ça gonflé de la part de démocrates. C’est un baroud d’honneur pour Papandréou, pour le courage qu’il n’a pas eu quand les marchés lui sont tombés dessus.

    Ce referendum n’est pas une erreur, puisque c’est bien de l’abandon de souveraineté économique dont il est question dans ce plan de sauvetage. Souhaiteriez-vous abandonner la souveraineté économique de la France un peu plus à une organisation aussi obscure que l’UE ?

  8. C’est toput simplement la suite logique de notre rejet du TCE contourné par sarko. On voit encore combien il adore les référendums. Il faut absolument que ce genre de baudruche européenne implose et qu’on reparte (éventuellement) sur de vraies bases européennes, au sein d’une europe vraiment démocratique et solidaire, sinon ce n’est pas la peine. ARAMIS

  9. Les gouverneents des Etats-membres de l’UE, le parlement européen et la Commission (Bruxelles) craignent les refendums comme le diable, l’eau bénite.

    Si un referendum était organisé, en Allemagne, sur le DM et l’EURO, plus de 55% d’Allemands se prononceraient pour le retour du DM. Une enquête menait par un institut de sondage, menée en octobre 2011, l’a bien montré.

    Si les résultats des referendums et la volonté des peuples étaient respectés en Europe, l’UE n’aurait pas vu le jour. Si tous les pays de l’UE avaient organisé des referendums sur la formation de l’UE, l’UE n’aurait pas vu le jour. Pire, même la volonté et les décisions des parlements de certains pays, membres de l’UE (comme la Slovaquie), ne sont pas respectés par Bruxelles. La construction de l’UE et de la monnaie unique avaient forcé au galop sans tenir compte de la dispérité et des inégalités des réalités économiques. L’UE a été construite de haut en bas et non de bas en haut.

    Votre point de vue frise le people, et il n’est pas pris comme rubis sur ongle, car vous n’avez présenté aucun argument pro ou contra. Et si on posait aux Français et à leurs compères allemands, par voie de referendum: êtes-vous pour ou contre la dictature de Bruxelles? Quel serait le résultat, à votre avis?

    La Grèce est un pays souverain, qui peut organiser un referendum sur un sujet de son choix n’en déplaise à Bruxelles et aux autres Etats-membres de l’UE.

    Stefen Hombourg, une des éminences grises allemande matières finacières prédit la fin de l’EURO et trouve que pour les Etats endettés comme la Grèce, l’insolvabilité est la meilleure solution:

    http://www.sueddeutsche.de/geld/streit-um-die-gemeinschaftswaehrung-der-euro-wird-zusammenbrechen-1.1151907

    La situation est complexe et si Papandreou a décidé de couper le noeud gordien, il ne faut pas taire le blocage systématique de l’opposition chrétien-démocrate au parlement.

  10. Je suis bien d’accord, ce referendum n’est qu’une manipulation politique de Papandreou qui est totalement perdu.

    Je ne pense pas que ceux qui se félicitent par avance (comme Montebourg) de la sortie de la Grèce de l’Euro (et donc de l’UE, car il n’est pas possible juridiquement de sortir uniquement de l’Euro) se rendent compte des dégats que cela aura pour le peuple grec, avec un pays en faillite, incapable de se financer et qui verrait toute son économie imploser. Il y a toujours des tordus qui pensent qu’une bonne guerre qui détruit tout permet de reconstuire. Combien de millions de morts la dernière bonne guerre sur notre continent ?

    En réalité ces beaux causeurs se fichent totalement des Grecs, ce qui les interéssent c’est de tuer l’Europe pour revenir au bon vieux nationalisme. Melenchon ce matin sur E1, a commencé à nous ressortir du vocabulaire anti-boche. En 2005 il était déjà anti polonais, et anti lituanien.

    Malheureusement, avec l’éviction de S Royal, de la présidentielle, on entend aucun discours de haute tenue, sur ce qu’il faut faire pour nous sortir de l’ornière financière actuelle et relancer la construction européenne.

    Le communiqué conjoint de M Aubry et F Hollande était assez pitoyable à ce sujet. D’ailleurs pourquoi un communiqué conjoint : le candidat c’est F Hollande. Le voila déjà incapable d’assumer une décision, qui ne serait d’ailleurs qu’une décision de principe n’étant pas au pouvoir.

    L’Europe n’a vraiment pas les leaders politiques qu’il lui faut.

  11. Entendu ce matin sur Rfi : « les marchés financiers s’affolent » / « les grecs sont irresponsables, ils insécurisent les marchés financiers » / « on avait tout fait pour rassurer les marchés financiers et voilà ce qui se passe ! » / « les marchés financiers sont repartis dans le rouge par la faute de Papandreou ! » etc….
    Conclusion : la politique ne se résume plus qu’à bichonner ces chers petits « marchés financiers »-têtes-à-claque-de-mes-deux (ovaires) qui s’ils n’ont plus le rêve de s’enrichir sur le dos des crève-misère vont mal les petits chéris et même voit très rouge.
    C’est immonde.
    Et vive Papandreou.

  12. Référendum ? Quel gros mot pour les financiers qui ont réussi à corrompre toutes les classes politiques dans le monde mais impossible de corrompre les Citoyens !
    La Grèce a privatisé tout ce qui rapportait de l’argent à l’Etat alors maintenant, qu’il n’y a plus rien de privatisable, les banquiers les taxes à 20%, taux usuraire, sans aucun contrôle de qui que ce soit.
    Tous les pays sont en surendettement ! Crédit revolving crédit révolver qui tue ! Vous croyez rembourser votre emprunt alors que vous ne remboursez qu’une partie des intérêts !
    Consommateur : vous êtes endetté à vie, et
    Etat : est endetté sur plusieurs générations.
    Ce n’est pas la dette qui nous tue, ce sont les intérêts ! Pour comprendre, c’est ici :

    http://david-dupuit.blogspot.com/2011/11/la-dette-publique-comprendre-en.html

    Depuis que la France ne peut plus emprunter à la Banque de France sans intérêt mais auprès des banques privées, au taux fixée par elles, nous ne pourront plus nous en sortir.
    Oui pour rembourser notre dette, non pour rembourser des intérêts à des banquiers.

    Pompidou avec Giscard ont fait passer la loi dite « Rothschild » en 1973 et depuis nous payons des intérêts sur les intérêts indéfiniment.
    C’est le même Giscard qui a écrit la Constitution de l’Europe en reprenant cette interdiction aux Etats d’emprunter à leur Banque nationale, uniquement aux banques privées, selon leurs conditions.
    Curieux ça ?

  13. Ce qui c’est passé en Grèce relève d’un coup d’état du monde de la finance…et comme le dit bon nombre de Grecques quand je parle avec eux…que reste-t-il pour vous, quel choix…
    Réponse… mourir ou être tué!

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