La crise financière, pour les cons.

Nous avons eu Inside Job. On se serait cru chez les fous. Je me suis dit qu’on avait oublié de faire la révolution. Nous sommes tous des épargnants et ces gens-là nous ont eu sur la peur de perdre nos économies.

Puis certains ont voulu prendre la relève. Pas sûr qu’ils réussissent. A Wall Street, je les ai croisé.

Trois jours après ce court reportage, ils se sont fait expulser brutalement, comme ça. Puis ils sont revenus.

Finalement, cette crise, c’est encore Groland qui en parle le mieux. Sortez vos mouchoirs (*).

 

 

(*) merci à Agnès Maillard pour avoir signalé cette dernière video.

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Sondages à vomir ?

Hollande le plus rassembleur et le plus compétent

Sarkozy le plus crédible à l’international et le plus charismatique

Le Pen la plus combattive

Bayrou le plus honnête et le plus protecteur

Ce sont quelques-unes des conclusions d’un des derniers sondages politiques en France, une enquête* TNS-Sofres et Mediaprism pour I-télé. Il y en a pour tout le monde sauf pour Eva Joly (nulle partout d’après l’étude) et Jean-Luc Mélenchon.

Si vous ne croyez pas à ces résultats, vous pouvez appeler Thomas, le chargé d’études, ou Guénaëlle, sa directrice. N’hésitez pas. Leurs numéros de téléphone sont sur le site. Ils ont interrogé, par internet, quelque 1020 individus âgés de 18 ans et plus, un échantillon national bien sûr « représentatif de la population française construit selon la méthode des quotas » (sexe, âge, profession de l’interviewé, région).

Ces sondages nous épuisent.

Encore une fois, joyeux Noël !

 

Je blogue gratis.

Je dois être l’une des caricatures du blogueur qui blogue gratis pour un média payant (comme Slovar). Au grand dam de mes amis Seb Musset et Intox 2007. Eric Mettout, de l’Express, a rappelé pourquoi lui ne pensait toujours pas rémunérer les blogueurs qui bossent écrivent de temps à autres sur son site.

Nous leur offrons une tribune, de la visibilité, ils nous apportent leur expertise, posent un regard décalé sur notre fond de commerce, l’actualité, bref nous alimentent et nous différencient. Valeur contre valeur, l’échange est égal – et s’il ne l’était pas, me dis-je, les blogueurs nous fuiraient.

Comme l’ami Nicolas, « j’avais déjà donné mon point de vue à ce sujet ». Nicolas collabore, visiblement rémunéré, à la nouvelle plate-forme d’Europe1 baptisée Le Lab, avec Romain (Variae) et Vogelsong (Piratages).

En ces temps de guerre électorale, à quelques mois du Combat d’un mandat, les scrutins présidentiel puis législatifs, j’encourage toutes les reprises gratuites de billets par les médias traditionnels. Nous devons être lus. Nos arguments doivent être lus. Ils sont au moins aussi légitimes que ceux d’un commentateur professionnel.

La différence entre un éditorialiste de renom et votre serviteur est que je déjeune pas avec Nicolas Sarkozy.

Chez certains journaux/sites de presse, j’y vois même une preuve d’ouverture aux éditorialistes amateurs que nous sommes.

Parfois, il y a des abus, ou des démarches maladroites. Ainsi le Huffington Post devrait se qualifier d’hébergeur s’il persiste, en France, à vouloir animer son site par des milliers de contributions gratuites.

 

Inscrivez-vous, s’il vous plaît.

C’est rare, et c’est notable. Le gouvernement n’a fait aucune campagne nationale pour encourager aux inscriptions sur les listes électorales. Et pourtant, l’année sera riche, avec un scrutin présidentiel (en avril et mai), puis des législatives (en juin). On dirait que Nicolas Sarkozy table sur une large abstention des plus jeunes.

Les 18-24 ans, paraît-il, sont encore et toujours majoritairement sympathisants à gauche.

En cette veille de grande année électorale, le gouvernement de Nicolas Sarkozy joue les discrets. Claude Guéant, ministre de l’intérieur, n’a lancé son appel à l’inscription que discrètement le 20 décembre, dix jours avant l’échéance, sur le site Web du ministère.

L’échéance est le 31 décembre. Plus que 5 jours. A priori, si vous venez d’avoir 18 ans, vous êtes inscrit d’office. Mais si vous avez déménagé, il faut se signaler. A moins d’aller voter dans votre circonscription d’origine.

Je suis terrifié à l’idée que certains ratent le premier tour. Je sais pourtant combien l’écoeurement peut nous pousser à l’abstention. J’ai déjà fait peur à quelques proches en annonçant mon abstention en cas de second tour Sarko/Le Pen. Mais je suis inscrit. J’ai le choix jusqu’à la dernière heure.

Les écolos d’Eva Joly ont publié une chouette parodie de la série Bref sur ce thème.

Donc, répétons le message: inscrivez-vous ou vérifiez que vos proches et amis sont inscrits !

Douce France ?

Il l’a tué, dès 2007. Un coup propre et à répétition. Un ministère de l’identité nationale, un débat éponyme, une chasse aux Roms, un discours à Grenoble, un ex-dircab devenu sinistre ministre, quelques rafles à la sortie des écoles.

Dès les premiers jours de ce mandat, nous avions honte. Nous étions nombreux. Pire, ces surenchères étaient inefficaces. Les polices de France ne trouvaient pas assez d’immigrés à expulser. Claude Guéant, ces derniers jours, pensa bien se rabattre sur les étudiants fraîchement diplômés.

Douce France ?

Nous faisons encore envie dans le monde puisque le pays reste bien plus riche que d’autres. Mais notre crédit est parti. La France n’inspire plus grand respect.

Comme RichardTrois, en ce jour de Noël, je m’interroge. Où est partie notre douce France ?

Sarkozy: les journalistes ont-ils compris ?

Dans « Looking for Sarkozy », le documentaire de William Karel diffusé par ARTE mercredi 21 décembre dernier, l’un des 18 correspondants étrangers interrogés concluait que la presse française devait avoir compris, que le story-telling sarkozyen et sa vraie-fausse proximité systématique  ne pourraient prendre aussi facilement que lors de la campagne de 2007. En bref, que les journalistes (pas tous bien sûr, mais beaucoup quand même), ne pouvaient pas se faire avoir une seconde fois.

Ce correspondant a sans raison. Même au Figaro, il se trouve quelques journalistes lucides. 2007 nous paraît être d’un autre siècle. Quand je revois cette photographie, également reprise dans le documentaire, je me demande ce que pense chacun des journalistes souriants autour d’un Sarkozy en scène. Ce cliché était déroutant et obscène. On reconnaissait d’estimés reporters, souvent critiques du Monarque. Mais l’ensemble met mal à l’aise.

Sur la photo, on y voit notamment Jean-François Achilli (France Inter, juste derrière le futur Monarque), Caroline Roux (canal+), Philippe Ridet (Le Monde), Arnaud Leparmentier (en second plan), Bruno Jeudy (JDD, prenant des notes).