Connaissez-vous Patrick Besson ?

Chroniqueur au Point, dans les premières pages, il a sans doute voulu faire un bon mot en rédigeant une pleine page sur Eva Joly dans un Français massacré par un faux accent suédois norvégien.

En lisant cette chronique, qui a déclenché une plainte de SOS RAcisme et quelques billets de confrères dont celui de Romain, j’ai eu la nausée.

« Zalut la Vranze ! Auchourt’hui est un krand chour : fous m’afez élue brézidente te la République vranzaise. Envin un acde intellichent te ce beuble qui a vait dant de pêdises tans son hisdoire, sans barler éfitemment te doudes les vois où il a bollué l’admosphère montiale afec tes essais nugléaires, mais auzi les lokomodives à fapeur, les hauts vournaux, les incenties de vorêt, les parbekues kanzérichênes tans les chartins te panlieue, chen basse et tes meilleures, che feux tire tes bires, tes peilleures c’édait te l’humour, parze qu’il ne vaut bas groire que l’humour z’est rézerfé aux Vranzais te souche.  »

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Connaissez-vous Patrick Besson ?

Sommes-nous, en France, maudits avec les Besson ? Ce Patrick est un écrivain dont j’aimerai que nous nous amusions, nous aussi, à caricaturer le physique, l’accent, l’histoire, la personne. Un exercice de contre-xénophobie qui serait sans doute nécessaire.

Cher Patrick,

Ché t’emmerdes

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Germanophobe ? Pas à gauche.

Arnaud Montebourg est souvent maladroit. Son verbe talentueux l’amène à dépasser certaines limites au profit du bon mot. Quand il s’est attaqué à comparer l’Allemagne dirigée par Angela Merkel à celle de Bismarck, j’ai failli tomber de ma chaise.

la question du nationalisme allemand est en train de ressurgir à travers la politique à la Bismarck employée par Mme Merkel

La gauche n’est pas germanophobe.

A gauche, l’Allemagne c’est les Grünen, Rosa Luxembourg et Karl Marx.

Mais je ne suis pas friand des comparaisons historiques. Le Prussien Bismarck a unifié l’Allemagne, au milieu d’une Europe bourgeoise pré-révolutionnaire. Nous vivons en 2011. Angela Merkel ets une conservatrice est-allemande née et élevée dans une dictature communiste est-allemande.

Comme on dit sur Twitter: « What The Fuck ? »

Mais Arnaud Montebourg soulevait une vraie question, la seule sans doute qui vaille: jusqu’où l’Allemagne est-elle un modèle ? Le pays a ses faiblesses, on les connaît. Un travail partiel gigantesque, des inégalités croissantes. Mais le problème n’est pas là. Angela Merkel n’est pas à gauche. Est-ce si difficile à comprendre ?

Il me reste un point de désaccord avec Montebourg. La question du nationalisme allemand est inopérante. Si l’on oublie, provisoirement (car il ne faut jamais les oublier), quelques nazillons, l’Allemagne est devenue l’une des puissances mondiales les moins nationalistes.

Elle n’a pas besoin d’être nationaliste.

Faudrait-il rappeler qu’elle a légalisé, voici 10 ans, le droit du sol ?

Sarkofrance, 280 000 visites.

Cela faisait longtemps que je n’avais honoré ce devoir de transparence.

Combien sont-ils à lire Sarkofrance ?

Sur Marianne2, c’est carton plein. La zone de commentaires est devenue une agora. Le blog a été lu 210.000 fois pour 613.000 pages vues, par 128.000 visiteurs. Ces statistiques excluent ces « robots » qui viennent nous scanner régulièrement. Je ne remercierai jamais assez l’équipe du site de nous laisser libres.

Sarkofrance a été lu 76.000 fois en novembre, sur l’adresse principale, avec 108.000 pages vues par 38.000 visiteurs. 41% étaient des nouveaux. Ces chiffres viennent de Google Analytics. Le site Marianne2 m’a « amené » quelque 6800 visites en novembre. Autant dire que les lecteurs se recoupent assez peu.

Je suis déçu, l’Elysée n’est venu officiellement que 2 fois. A moins qu’elle n’utilise la veille anonyme des robots analytiques d’obscurs instituts.

On peut imaginer que  d’un site à son miroir.

Les Coulisses ont été lues 34.000 fois en novembre. Soit une moyenne à 1.133 visites par jour.

Je ne remercierai aussi jamais assez mes commentateurs et autres messages d’encouragement. Même si un blog est une initiative personnelle, c’est d’abord une expérience collective qui nécessite un soutien permanent.

J’en profite aussi pour remercier celles et ceux dont la critique est utile, ou qui ont compris que nous pouvions exprimer nos désaccords politiques sans invectives ni propos définitifs.

A force d’écrire et commenter l’actualité politique d’un seul homme, j’en viens à penser que le journalisme politique fait fausse route en mélangeant l’avis du constat, l’information du commentaire. Ce sera l’objet d’un autre billet.

Mon prochain métier sera journaliste, je l’espère.

Continuez le combat.

 

Premier rendez-vous à Pôle Emploi

« Pôle Emploi, le XX novembre 2011.

Madame,

Pour faire suite à votre demande d’inscription du XXXXX et afin que celle-ci devienne effective, vous devez vous présenter le XXXXXX…. »

Et voilà, après des années de bon et loyal travail, je re-pointe. J’arrive en avance. Je n’aime pas être en retard. Dans un bâtiment un peu planqué, derrière une station-service. Aucun problème pour se garer, normal. Nous sommes lundi.

J’entre dans une pièce vide. Devant moi, les bureaux d’accueil: deux personnes attendent. A droite, un « open space » avec quelques ordinateurs en libre service. L’agence est propre mais petite. Quelques personnes pianotent sur les ordinateurs. Une autre, souriante, m’accueille. Elle me coche sur sa liste. Je n’ai qu’à attendre d’être reçu.

A l’heure dite, une dame, également souriante, m’accompagne à l’étage, dans son bureau cloisonné mais non fermé . Aucune intimité, on entend les entretiens voisins… Bonjour la discrétion !

Première étape, l’inscription. Il faut m’enregistrer dans les bonnes cases. Problème, l’ordinateur s’obstine à m’enregistrer en demandeur de CDD ou travail saisonnier, malgré 3 tentatives. Moi, je cherche un CDI à temps plein !

Seconde étape, le profil de l’emploi. Après une première recherche, aucune annonce ne correspond.

Troisième étape, « vous devez actualiser votre dossier chaque mois entre le 1er et le 12. » Et évitez le 12, c’est toujours surchargé et ça peut « bugger ». Vous ne pouvez la faire que par Internet.

Quatrième étape, vous avez droit à 35 jours de congés, samedi et dimanche compris, par année civile. Il faut prévenir si le congé dépasse 7 jours, par internet car « il nous faut une trace écrite« .

Cinquièmement, si au bout de trois mois, je n’ai rien trouvé, je serais convoquée par mon conseiller qui verra avec moi « ce qui ne va pas« .

Je pars.

C’est l’heure de sortie des classes. Dans le hall, vide à mon arrivée, il y a maintenant foule… Des parents accompagnés d’enfants.

L’agence est devenue trop petite.

Olive.

Pourquoi la gauche doit être « sécuritaire »

L’obsession insécuritaire de Nicolas Sarkozy depuis 2002 n’a aucun autre motif que sa cause électorale personnelle. Et pour la satisfaire, il a besoin que la France ait peur. Exhiber quelques faits divers ultra-violents, effrayer la frange âgée de l’électorat sont des ressorts connus de Sarkofrance.

Si Sarkozy avait véritablement décidé de lutter contre la délinquance et calmer les peurs insécuritaires de la population, il aurait sur-armé la police, renforcer ses effectifs, bref, il aurait fait quelque chose.

A moins qu’il ne soit incompétent, une hypothèse que, par respect pour celles et ceux qui ont cru en l’homme, nous écarterons pour quelques secondes.

Sarkozy, donc, a réduit les moyens de la police et de la gendarmerie au niveau où ils étaient voici 10 ans, 2002, quand la France comptait 3 millions d’habitants de moins. Le constat est connu, et n’est même pas contesté par l’Elysée ou son Claude Guéant.

Comment donc expliquer cette situation ? Une réponse, militante: Sarkozy a besoin qu’une fraction du pays, la plus âgée, la plus nombreuse, reste suffisamment effrayée par la délinquance et suffisamment rassurée par le volontarisme affiché par Sarkozy lui-même. L’équilibre est difficile à trouver.

Mercredi matin, le député socialiste Jean-Jacques Urvoas était l’invité de France Info, vers 8h15. L’homme s’est spécialisé dans les thèmes sécuritaires, et il fut, ce jour-là, simplement excellent.