La campagne est violente (2)


Samedi, une députée de Meurthe-et-Moselle a laissé entendre qu’une porte-parole de François Hollande, élue de la République, était rémunérée par Etat étranger, en l’occurrence le Maroc.

C’était ignoble, faux et fut démenti.

En réaction, Bruno Roger-Petit a tweeté un jolie video. Un souvenir d’un autre temps.

5 réflexions sur « La campagne est violente (2) »

  1. Eh oui, c’était le bon vieux temps! Nous avions à la tête de la France un président intelligent et cultivé!

  2. Claude Goasguen:
    Devenu président du groupe parlementaire d’amitié France-Israël en octobre 2007 après en avoir été longtemps vice-président, vice-président du groupe de pression Association France-Israël, il est un des plus fervents soutiens français de la politique de l’État d’Israël. Il est également membre du groupe d’amitié France-États-Unis à l’assemblée nationale.
    chambre de commerce franco-israélienne:
    pôle de commerce israëlien financé par…je vous laisse deviner…dans des territoires occupés!
    http://www.israelvalley.com/

    Si on arrêtait la langue de bois et étions un peu courageux? Cela éviterait peut-être qu’un Etat s’immisce dans nos affaires, qui plus est tant que la Palestine n’est pas reconnue.
    Je rend ici hommage à Mélanchon qui a eu ce courage et l’a encore.

    Regardez ce que Prasquier dit de la campagne dans un quotidien israélien, il est bi-national et cela ne froisse personne:
    http://www.marianne2.fr/La-morale-du-Crif-s-arrete-aux-portes-du-ghetto_a217172.html
     » Au-delà du Parti socialiste, mais toujours dans le camp de François Hollande, les partis de gauche et les Verts expriment une profonde hostilité envers Israël et sont à la pointe de toutes les manifestations contre Israël. »

    Le président du CRIF soutient donc un candidat français en fonction de ses positions envers un état étranger puisqu’il soutient Sarkozy en fonction des liens étroits qu’il a tissé avec Israël.
    La chasse aux voix FN de Sarkozy? Une broutille pour Prasquier…

    « Par ailleurs, Richard Prasquier se soucie beaucoup plus de Jean-Luc Mélenchon que de Marine Le Pen. Il juge inoffensive pour les juifs de France la patronne du Front national. Argument avancé : elle a tenu campagne sur l’immigration et la communauté musulmane.

     » La communauté musulmane et les questions d’immigration étaient à la pointe de leur campagne. »  »
    Sources: Le Lab (Europe 1)

    Qu’en déduire?

  3. Je vous donne ici copie d’un éditorial du soir.be:
    DOSSIERS SPÉCIAUX
    PRÉSIDENTIELLE 2012

    Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux

    JOELLE MESKENS

    lundi 30 avril 2012, 12:39
    Editorial du 14 avril 2007

    Jusque-là, nous ne l’avions pas écrit. Parce qu’il demeure exceptionnel que Le Soir prenne position dans une élection, comme il l’avait fait pour soutenir John Kerry face à George Bush aux Etats-Unis.

    Cette fois pourtant, on ne peut plus rester sans le dire. Oui, Nicolas Sarkozy est dangereux. Parce que le candidat de l’UMP à l’Elysée a franchi la ligne rouge. Ses propos sur le caractère inné de la pédophilie ou de la tendance suicidaire bouleversent tous les principes de l’humanisme. La société ne servirait donc à rien ? A quoi bon alors l’éducation, la famille, l’amour, l’apprentissage de la tolérance, si le seul destin décide de faire d’un homme un héros ou un monstre ? Ses propos sur l’Allemagne, prédisposée à s’abandonner au nazisme, sont tout aussi écoeurants. Et que dire de cette phrase, entendue en meeting : « La France n’a pas à rougir de son Histoire. Elle n’a pas inventé la solution finale. » Aurait-il oublié que la France a collaboré ? Que Vichy a livré des Juifs aux nazis ? Jacques Chirac a beaucoup de torts. Mais il a eu ce courage, lui, de reconnaître la responsabilité de l’Etat français pour la collaboration.

    Ce virage complète chez Nicolas Sarkozy une posture résolument populiste. Combien de fois, lorsqu’il était à l’Intérieur, n’a-t-il pas accusé les juges de ne pas en faire assez, violant ouvertement la séparation des pouvoirs ? Sa mainmise sur les médias ne laisse pas d’inquiéter, elle aussi, obtenant ici le limogeage d’un directeur dérangeant, discutant là de l’embauche d’un journaliste chargé de couvrir l’UMP. Et que dire de ses déplacements de campagne ? Non seulement il ne peut plus se rendre en banlieue, là où Jean-Marie Le Pen se promène désormais, mais même dans des quartiers moins chauds comme la semaine dernière à la Croix-Rousse à Lyon, il doit reculer par crainte des manifestants.

    « Prendre des voix au Front national, est-ce mal ? », interroge Nicolas Sarkozy. Non, bien sûr, au contraire. Mais à condition de ne pas séduire ses électeurs avec les mêmes mots. Au soir du premier tour, le candidat de l’UMP se félicitera peut-être d’avoir asséché le terreau électoral de Jean-Marie Le Pen. Mais à quel prix ? Celui, affolant, d’une lepénisation des esprits. »

    Juan, tu n’étais pas seul en 2007!
    Voir aussi le nouvel éditorial de ce quotidien…

Les commentaires sont fermés.