Des athlètes (quasi)voilées, c’est un progrès ?

Pour la première fois dans l’histoire des Jeux Olympiques, toutes les délégations étaient enfin mixtes (hommes/femmes). Pour les pays ségrégationnistes pour cause de religion d’Etat, l’autorisation du port du voile pour masquer le corps de leurs représentantes a paraît-il débloquer la situation…

Est-ce un progrès ?

Mon optimisme me conduit à dire oui.
Ces jeunes athlètes auront au moins le plaisir de concourir.

Mais au fond de moi, je suis mal à l’aise. En procédant ainsi, nous légitimons aux yeux du monde une pratique folklorique (l’islam n’impose pas de cacher son corps) qui reste l’un des symboles de l’oppression des femmes par la gente masculine.

C’est triste.

Pour la peine, voici des athlètes nu(e)s.

 

 

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Exil fiscal, une souffrance ?

J’ai cru que l’hebdomadaire Challenges faisait de l’humour: Airy Routier y signait un article intitulé: « Pourquoi l’exil fiscal est une souffrance ».

ce dernier était l’auteur controversé d’un article sur un prétendu SMS de Nicolas à Cécilia Sarkozy (Si tu reviens, j’annule tout).

Nous avions déjà eu le bidonnage par un journaliste Du Figaro, sans doute en mauvais apprentissage, qui nous expliquait combien les exilés fiscaux se multipliaient à Londres depuis l’élection de François Hollande.

Pour Challenges, Airy Routier relate ce drame des Français contraints de vivre en Suisse « où le moindre excès de vitesse peut être dénoncé par les autres automobilistes » et « où un exilé fiscal français a vu débarquer chez lui la police, parce que sa femme de ménage avait sorti les poubelles en dehors des heures autorisées« ; leur « mal du pays, » qui force certains à rentrer au pays quitte à payer leurs arriérés fiscaux; la vigilance qu’il convient d’avoir pour ne pas tomber sous les fourches caudines du fisc français.

Le journaliste est formel: « la vie d’exilé fiscal n’est pas forcément une sinécure« .

J’ai failli m’étrangler, moi qui espère qu’un jour la République privera de leurs droits civiques ces traîtres fiscaux.

Cliché 11 de #vacances

C’est un souvenir, puisque nous sommes rentrés… snif.

Qui a envie de rentrer ?

Pas moi.

Plus que 20 ans avant la retraite.

Huchon, Royal, stars d’un weekend

J’ai trop d’estime pour Ségolène Royal pour me joindre au concert des critiques suite à ses propos évidemment tronqués et pourtant déjà mal interprétés relatifs à Najat Vallaud-Belkacem.

« Elle s’appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là. Elle doit assumer son identité et en être fière »

Sego pouvait signifier qu’elle avait su s’entourer de collaboratrices et collaborateurs qui ressemblaient à la France d’aujourd’hui, point barre. L’ex-candidate a d’ailleurs démenti samedi 28 juillet. Et Najat a demandé que ces « vaines polémiques » entretenues par quelques apprentis journalistes cessent enfin.

Le cas de Jean-Paul Huchon et du conseil régional d’Ile-de-France est plus cocasse et plus grave. Les élus régionaux membres du Conseil d’administration du STIF ont appliqué la loi – organiser un appel d’offres et accorder le marché de l’assistance téléphonique de l’Agence Solidarité Transports d’IDF au mieux-disant. Mais leur vote signifie la délocalisation de 80 emplois au Maroc.

1. On avait vraiment pas besoin de cela en ces temps de chômage massif.

2. Montebourg a eu raison de s’agacer, mais le pauvre a montré, dans l’immédiat, qu’il était impuissant.

3. Car il faudrait changer les règles, et plus rapidement que prévu. Le programme du candidat socialiste – comme celui de Nicolas Sarkozy – prévoyait de réserver aux PME françaises une belle fraction des marchés publics. Nous y sommes, les gars. Maintenant, il faut ce changement.

Qui mérite notre obsession de blogueur ?

« il n’y a rien de pire qu’un antisarkozyste au chômage. Il cherche un nouvel objet de fixation. »

Ce constat est mon boulet personnel depuis le 6 mai 2012 au soir. Voici une liste envisagée d’obsessions politiques. Je vous les livre gratuitement pour l’émulation.

1. Les journalistes (et non pas les médias). Nous avons chacun une liste, une vraie, de journalistes qui nous agacent. Ma propre liste n’est pas si longue, mais déjà fournie.

2. Jean-François Copé : il a tellement de casseroles si tôt qu’on voudrait que le service dure jusqu’en 2017. C’est tentant.

3. François Fillon: il est triste, faussement sage. Que raconter pendant 5 ans ?

4. Un donneur de leçon. La démarche est tentante, il faut trouver le bon larron, quelqu’un qui aurait beaucoup de choses à dire/communiquer chaque jour pour l’on puisse répondre et riposter. Bof.

5. Fabrice Epelboin. Naaannn, j’rigole (expression favorite de mon fils).

6. Nicolas Sarkozy car il pourrait revenir. Mauvaise pioche. On va attendre 2017.

7. Laurent Wauquiez: il est trop prudent. Il se planque et parle trop peu.

L’avantage d’avoir débarqué Nicolas Sarkozy le 6 mai dernier est que la parole blogosphérique est paradoxalement plus libre. Nul besoin d’épargner au nom du besoin de rassembler pour vaincre.

Avec mesure.