Neutralité du Net, qui suis-je ?


Pour poursuivre, le cas échéant, cette « incroyable » polémique soulevée par Epelboin,  voici:

1. Un billet très pédagogique sur la neutralité du Net. Le mien ne l’était pas, et n’avait pas la prétention de l’être. C’est un sujet qui mérite des blogs entiers.

2. Une clarification sur l’auteur de ces lignes (à la demande de Jacques @Rosselin, le fondateur de Vendredi.info): j’ai déjà listé mes « conflits d’intérêt » potentiels.

3. Mon confrère de combat Dagrouik détaille un échange édifiant entre Epelboin et lui. La facilité est grande de faire des procès d’intention pour éviter les échanges sur le fond.

4. Sur l’exception culturelle, la critique est éparse et de courte vue. On peut critiquer ce qu’on en fait, mais critiquer le principe que la culture ne saurait être livrée aux règles du marché mondiale me paraît une sacrée noble cause.

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28 réflexions sur “ Neutralité du Net, qui suis-je ? ”

  1. Tous ceux qui se retrouvent plus ou moins dans la logique sarkozienne des marchés, sont porteurs du syndrome du roi « MENELAS » qui veut que tout ce qu’ils touchent se transforme en or et sur le Net ils sont légion. La moindre créativité, le moindre carré de verdure, la moindre initiative « négociable » devient à leurs yeux valeur sonnante et trébuchante, leur conférant une relative sensation de puissance et de possibilité de renvoi d’ascenseur. Rien n’est gratuit et tout ce qui a trait de près ou de loin au bénévolat indique pour eux l’expression d’esprits rêveurs et infantiles. Ils se veulent « pragmatiques ». A ce défaut de supériorité, qu’ils prennent, bien sûr, pour une qualité, s’ajoute le réflexe hypocrite de se dire équilibrés, neutres et apolitiques, alors que leur comportement partial et hypocrite transparaît dans tout ce qu’ils disent ou font. Tendez-leur une glace et ils vous insultent de les avoir ainsi mis à nu… Vous les déranger ? Soyez donc rassurés. ARAMIS

    http://www.youscribe.com/catalogue/livres/litterature/romans-et-nouvelles/sale-temps-pour-les-faisans-687851

  2. Moi il y un truc que je comprends pas, Juan, c’est si tu es ou non d’accord avec Fleur Pellerin parce qu’apparemment elle veut nous fourguer une nouvelle loi Hadopi, non ?
    J’ai lu le lien de celui qui a pris le stupide pseudo de machistamort persuadé sans doute que le langage informatique et tout ce qui touche cet univers a été créé par des mâles et est 100% masculin alors que c’est uniquement grâce à une femme (Ada Lovelace) que l’on doit de pouvoir causer ici…(enfin que voulez-vous il faut absolument que des mecs s’attribuent l’intelligence suprême sans quoi ils ne se sentent pas bien dans leurs baskets) mais le discours qu’il tient sur le sujet a le mérite d’être archi clair http://reflets.info/le-retour-de-la-super-mega-haute-autorite-independante-csa-arcep-hadopi/

    Et à moi, il me semble aussi que le net doit continuer à appartenir aux internautes.

    Si quelque chose m’a trop échappé dans le projet de Mme Pellerin je suis ouverte à toute explication.

    1. je suis d’accord avec ce que j’ai lu/entendu de Fleur Pellerin. Sur le Grand Net et la « Liberté », je n’ai pas trop d’avis. Je n’ai pas envie de me réfugier derrière des principes lénifiants « la liberté, c’est bien ». Et je suis ultra-flippé par les réseaux de surveillance.

      1. Désole juan, mais il ne s’agit pas de principe lénifiants mais de la liberté pour tous de communiquer, de se cultiver, de partager :/

        En effet je voudrais savoir ta position claire sur le sujet

        Et si ca peut etre plus facile imagine la meme chose dans le « monde réel »

  3. Je ne comprends pas la posture que vous semblez adopter en investissant un pragmatisme pétri d’intérêts que me semble incarner Mme Pellerin sur cette question d’une part et en discréditant ceux qui font le travail difficile et nécessaire d’information sur la question d’internet et du numérique en qualifiant leurs propos de lénifiants (qui signifie ennuyeux) d’autre part.

    Ces propos lénifiants ont trait au concept qui a présidé au sacrifice de beaucoup dans le passé, le présent et sans doute le futur et qui est intégré à notre devise nationale.

    Ce principe et ces propos on peut les qualifier de beaucoup de choses, ils sont gênants à bien des égards et peuvent parfois contredire des intérêts puissants par les sacrifices qu’il leur impose de faire mais lorsque la liberté (puisque c’est de cela qu’il s’agit) est en jeu, permettez moi de vous dire qu’en appeler à l’ennui est inacceptable lorsqu’on ne vit pas au royaume des cyniques.

    « Défendre les libertés c’est le rôle des citoyens et c’est le rôle des juges, c’est pas le rôle des ministres. »
    Benjamin Bayart, lors de la conférence que je me permet de relinker ici si ce n’est pas abusé:

  4. Par contre je ne vois pas ce qu’il y a du mal à la réponse de Fleur Pellerin sur le sujet( issu de ton premier lien, Juan, effectivement très bon, lui)
    « La neutralité du net, c’est l’idée que les opérateurs doivent proposer un service de manière universelle et sans discrimination à tous les citoyens. Qu’ils consomment beaucoup de bande passante ou pas beaucoup, quels que soient les contenus qu’ils regardent. C’est un sujet sur lequel ont travaillé deux députés [La Raudière et Erhel] donc nous allons probablement reprendre ces travaux et proposer une loi. Mais j’emets une réserve, c’est que la neutralité du net c’est un concept américain, qui a tendance à favoriser très considérablement les intérêts économiques de Google, Facebook, Apple et consorts. Donc je pense qu’il faut faire aussi un peu attention lorsqu’on est sur du principe théorique, à ne pas non plus se tirer une balle dans le pied, donc à faire en sorte de respecter les droits des internautes mais également les intérêts économiques des pays de l’Union Européenne. Donc il faut faire vraiment attention à ces deux volets du débat. »
    C’est ça qui a déclenché les foudres d’Epelboin?……
    Imagination très prolixe en effet

    1. Cette déclaration de Mme Pellerin ouvre la voie à la légitimation du principe de faire payer les créateurs de contenu pour avoir le droit d’emprunter de façon optimale les infrastructures internet déployées dans notre pays par nos opérateurs.

      Pour Mme Pellerin la bande passante nécessaire à la circulation harmonieuse des services de contenu américains comme youtube pour ne pas le nommer est trop importante, ces besoins en bande passante toujours croissants induisent des investissements en infrastructure qui sont à la seule charge des opérateurs réseaux français comme orange, free et consorts pour l’instant.

      Mme Pellerin considère que comme les services de contenus comme youtube suscitent et bénéficient directement des investissements d’orange dans son infrastructure il n’est que justice que les services de contenu comme youtube participent au financement de ces infrastructures et réinjectent par la même dans l’économie française une partie des fruits du business qu’elle aura effectué en France.

      Expliqué de cette façon nous n’avons pas de mal à voir que cette façon de voir les choses va dans le sens des intérêts de nos opérateurs réseaux nationaux et à court terme dans le sens apparent du budget de l’état français.

      Mme Pellerin a donc déclaré hier mardi 24/07 au Club parlementaire du numérique à l’assemblée nationale que les acteurs du contenu doivent payer les fournisseurs d’accès pour l’usage de leurs réseaux.

      Elle veut avoir recourt techniquement à ce que l’on appelle du service géré.

      Un service géré c’est un service qui bénéficie d’une réserve de bande passante aménagée par l’opérateur réseau pour circuler dans les meilleures conditions possibles.

      Par exemple la tv par adsl que l’on reçoit sur nos téléviseurs via les multiples box de nos opérateurs constitue un service géré.
      Quel que soit la demande en bande passante il y aura toujours la place pour que la TV passe parce que l’opérateur gère ce service spécifiquement et aménage tout ça de façon à ce que les clients disposent toujours de leur TV qu’ils paient dans leur abonnement.

      Les autres services comme google, youtube, dailymotion et autres passent eux par l’accès internet de notre connexion qui est non géré, l’accès internet dit neutre.
      Mme Pellerin voudrait que ceux qui transitent uniquement par l’accès neutre paient pour bénéficier d’un accès géré.

      Ainsi dès lors que youtube par exemple s’acquitterait du paiement, youtube aurait l’assurance que ses services atteindront tous les abonnés d’orange de façon optimale sans aucun ralentissement ni coupure dans toutes les configurations possibles.
      En payant cet accès géré Youtube deviendrait prioritaire sur le réseau orange par rapport à ceux qui ne paient pas.

      Donc dans cette perspective ceux qui ne paient pas seraient de fait discriminé par rapport à Youtube et du coup l’ensemble de la neutralité du réseau tomberait à l’eau pour satisfaire aux ambitions de nos opérateurs et aux besoins budgétaires de nos politiques.

      La totalité des fournisseurs de contenu sur internet seraient vite rançonnés et mis en concurrence par les propriétaires de tuyaux qui non content de toucher de l’argent issus de nos poches grâce à notre abonnement toucheraient aussi de chaque site qui aura succombé à ce chantage.

      En mettant une nationalité sur le fournisseur de contenu Mme Pellerin semble estimer que sa mesure passera plus facilement dans une opinion publique qui n’a que très peu de repère en la matière et peu d’estime pour les grands capitalistes que sont les entreprises de la silicon valley mais internet c’est un réseau mondial et interdépendant et il n’y a aucune autre façon de le traiter que la façon neutre sous peine de le détruire.

      L’initiative que Mme Pellerin tente de défendre est extrêmement contre productive à long terme et j’ai même peine à croire qu’elle puisse accepter calmement d’en prendre la responsabilité.

    1. Cette problématique est différente, il s’agit de la responsabilité aux yeux de la loi de l’hébergeur de contenu dans le cadre d’une infraction à la législation sur le copyright.

      Les hébergeurs de contenu souhaitent bénéficier d’une sorte d’impunité considérant que la responsabilité du délit incombe avant tout à celui qui a commis l’infraction c’est à dire à celui qui met en ligne via youtube une video faisant fi de tout respect de copyright.

      Les sociétés d’édition et les associations d’ayants droits souhaitent elle mettre en cause l’hébergeur et en appeler à sa responsabilité directe puisqu’il est complexe, fastidieux et de toute façon irréaliste de trainer devant les tribunaux chaque individu ne respectant pas le copyright sur internet.

      La décision de la justice allemande va dans le sens de la société de perception des droits d’auteur locale et met en péril le business model de youtube et par extension de toutes les sociétés proposant et hébergeant du contenu soumis au public par des utilisateurs particuliers dans ce pays.

  5. Après avoir deux ou trois billets sur le sujet… je dirais que le billet d’Epelboin est intéressant. Son point de vue emmerde Juan parce qu’il critique de manière frontale la ministre. Ou pour d’autres raisons (parce qu’Epelboin s’est pris le nez avec machin…). Le commentaire de kariboupseudo est lui très éclairant. Il mériterait d’être publié intégralement sur un blog. Qu’il m’en donne l’autorisation, on le passe à la une.

    1. Merci pour votre sympathique appréciation.
      Si vous désirez vous servir de mes commentaires publiés ici vous avez mon autorisation.
      Du moment qu’ils ne finissent pas dénaturés ni ne participent à une quelconque entreprise mercantile cela me va.
      Je suis surtout content que mes explications vous semblent satisfaisantes (en espérant qu’elles le soient véritablement car je ne suis pas un spécialiste ni un expert de ce domaine).

    1. Merci pour le lien: en fait Fabrice, cet article est assez symptomatique de ce que je déteste. Vous posez d’excellentes questions, relayez de vraies infos (que j’ai eu plaisir à relayer ensuite), et puis, au détour d’un paragraphe, l’amalgame, si gros et si énorme. Je te livre un exemple: la longue introduction du billet (avant les questions) détaille ce que vous savez et ce que vous craignez sur le sort réservé à ces entreprises françaises qui exportent leurs saloperies dans des dictatures. Et tout d’un coup, sorti de nulle part, sans transition aucune, une phrase sur Pierre Lescure. Je cite un pan entier de votre texte pour être certain de me faire comprendre:

      « Reste comme solution la volonté politique et une petite explication de texte sur les contrats publics à venir… Mais le gouvernement veut-il s’engager dans cette voie ? Mystère.

      Car pas une fois dans la campagne, Moi-Président n’a évoqué le scandale Bull/Amesys.

      Quant à Fleur Pellerin, ses déclaration avant sa prise de fonction et celles après avoir été nommée au gouvernement ne laissent rien présager de bon. Tout cela n’étant qu’une composante de l’approche globale gouvernementale des nouvelles technologies.

      La nomination de Pierre Lescure à la tête d’un comité Théodule sur le sujet des droits d’auteur est un message clair pour ceux qui pensaient que le changement, c’était maintenant : get lost »

      Quel est donc le sens de placer Pierre Lescure, à qui on a confié une mission de réflexion sur le financement de la culture, dans un texte qui traite d’espionnage et de répression en Syrie et ailleurs ? Tu veux l’accuser de crimes en Libye et en Syrie ?

      Alors, laisse moi te donner ce conseil d’un antisarkozyste acharné depuis le 6 mai 2007: il y a 2 types de critiques, celle qui veut détruire et celle qui veut construire. Si à coups d’arguments violents voire, pire, d’amalgames faciles, tu te places avec ton adversaires dans la position du « duel au soleil »: c’est ta défaite ou la sienne. No discussion.

      Tu peux délivrer exactement le même message, mais avec une forme et une rigueur améliorées pour qu’il ait une chance d’être entendu.

      J’dis ça, j’dis rien.

      1. Réponse d’un antisarkozyste à un antisarkozyste 🙂 (et tu sait qu’on est derrière le volet Libyen de l’affaire Takkiedine, donc dans le genre critique constructive dans la destruction, on est pas mauvais).

        D’une part, ce texte (sur Lescure) n’est pas de moi. Il est d’un anti libéral patenté (je suis Soros à coté, c’est dire), qui écrit sous pseudo parce que dans la vrai vie, il est journaliste de métier (comme d’autres chez Reflets, qui écrivent au Canard), mais qui n’a pas la possibilité de balancer ses dossiers dans les média qui le paient (et là, je ne parle pas du Canard). Il a très mal pris le fait que tu le traite d’ultra libéral plutot que d’argumenter sur le fond.

        Toute l’équipe de Reflets est impliquée dans la lutte contre une partie très significative de l’industrie IT Française qui, à défaut d’avoir su faire naitre en son sein un Google ou un Facebook, s’est retranchée sur l’armement, secteur où nous sommes des champions. Nous avons tous dans les régions du printemps arabe – qui souffrent de ces technos – des amis, des gens qu’à force de fréquenter, ne serait-ce que virtuellement, on se sent proches, solidaires, tout ça. Des gens qui sans la France, seraient pour beaucoup, en train de renverser leur régime autoritaire. Nous leur venons en aide, de diverses façons. Nous dénonçons le double language de la France depuis des lustres. Celui-ci n’a en rien changé depuis l’arrivée de Hollande.

        Cela va à l’encontre des intêrets économiques de la France. C’est indubitable. Il est assez difficile de l’estimer, mais la vente de matériel de surveillance des populations, si on y ajoute ce que l’on peu qualifier de ‘vente liée’, représente une partie significative du PIB, de l’ordre de quelques points. (par vente lié, j’entends : on vous fourgue un opérateur internet, on file la moitié des parts au fils du dictateur local, et bien sûr on amène le matériel de surveillance qui va avec histoire qu’ils ne vous arrive pas ce qu’il s’est passé en Tunisie ou en Egypte). Regarde l’implantation d’Orange sur la cote Ouest Africaine, tu va comprendre, ou en Ethiopie, au Barheim, etc, etc, etc.)

        A nos yeux, il s’agit d’un compromis inacceptable entre les intêrets économiques de société privées (plus ou moins, elles ont toutes l’Etat comme actionnaire) et des valeurs universelles comme les droits de l’homme et la démocratie.

        Hollande, saisi à de nombreuse reprises sur le sujet, est toujours resté muet. On ne peut pas en dire autant de Aubry (cf. Christian Paul), mais bon, elle a perdu. (en dehors de ça, les nuances FH/MA, je m’en fous)

        Le compromis boiteux annoncé par Fleur Pellerin est du même ordre, un compromis boiteux entre démocratie et intêrets économiques, mais sur le territoire national (moins grave que ce qu’il s’est passé récemment en Ethiopie, evidemment, mais du même ordre). C’est à nos yeux un casius belli, et – tu l’a remarqué dans tes commentaires – c’est aussi le cas aux yeux de l’ensemble des ‘militants du net’ (whatever that means). C’est qui les libéraux là dedans ? Pas nous.

        Dans les différentes technologies qui servent à verrouiller internet, à brider sa capacité à diffuser les savoirs et favoriser les échanges, il y a toute un gamme. Oh. Surprise. Lescure est impliqué. Qui plus est, dans une société Suisse, qui ne paie pas d’impôts en France, tout ça. Encore un ultra libéral. Sauf que lui est pote avec la mafia au pouvoir, donc on va pas lui taper dessus comme Fleur Pellerin le fait avec Google (qui échappe de la même manière à l’impôt, ce qui est tout aussi scandaleux), on lui confie l’avenir de la surveillance en France ‘première étape’.

        Il y a un conflit d’intêret évident. Ca crève les yeux. Des conflits d’intêrets de cette ordre, on en a une liste longue comme le bras, aussi longue qu’à l’époque où Eric Woerth était en place. Il n’y a rien de neuf.

        ou plutôt si.

        Avant, sous l’ump, on avait clairement à faire à des affairistes. Ils assumaient et ne s’en cachaient pas. Là on a à faire à une nouvelle catégorie de menteurs, qui tentent de se faire passer pour des gentils humanistes, mais dans la réalité des choses, en dehors de deux trois trucs symboliques, comme une politique fiscale, ben… c’est la même politique dictée par les lobbies qui est en place. Je ne te parle même pas de la politique de renflouement des banque, de peur de m’égarer. Chose qu’on dénonce à longueur d’article dans Reflets. C’est qui les ultra libéraux déjà ?

        Au final, – pour revenir sur ton interrogation sur ce mélange hadopi-surveillance, essaie de réaliser que c’est la même chose, mais appliquée au marché intérieur. Hadopi est la première étape de la société de la surveillance qu’on nous amène en France, car les gouvernants – de droite comme de gauche – n’ont aucune envie d’avoir à faire un jour à un soulèvement des populations ‘powered by internet’, et veulent pouvoir contrôler cette saloperie d’internet (le terme politiquement correct est ‘réguler’) qui les remet fondamentalement en cause, qui a fait que l’ineptie de leurs média est désormais visible de tous, qui fait qu’au fin fond d’une banlieue, tout le monde sait que politiques et média sont de connivence, et que cet ensemble ne défend en rien les intérêts du peuple.

        Si on confiait une mission sur l’avenir de l’énergie en France à quelqu’un qui est au conseil d’administration d’une mine d’uranium, ce serait à peine plus subtil. Ce qui se prépare pour Hadopi est une version canada dry de ce qu’on contribue à mettre en place en Afrique. Ce sont les même acteurs. Les éléments sont tous cohérents entre eux pour l’indiquer (cf. proposition 25 du rapport Bockel). C’est la même chose. Cela dénote de la même vision du monde, et surtout de la même vision de cet erzats que l’on nomme démocratie, dirigée par deux mafias qui alternent depuis toujours.

        Bref. Même si on a tendance à considérer que ce qu’il se passe en France avec la future Hadopi III (le terme politiquement correct est ‘exception culturelle II’) n’est pas aussi grave que ce qu’il se passe en Syrie, on a aussi tendance à y voir une certaine cohérence dans la puissance grandissante de l’industrie de l’armement numérique à des fin de répression civile, dont Orange est un acteur majeur, et dont on retrouve l’argumentaire anti net neutralité dans la bouche de Fleur Pellerin.

        Ensuite, pourquoi on balance un petit bout d’une affaire de corruption maintenant avec Lescure ?

        Ben Yovan s’est enervé. Faut le comprendre.

        Sous Sarko, l’insulte type que je me recevait, c’était « complotiste ». Maintenant que Amesys et Qosmos sont sous le coup d’une plainte pour complicité de torture et crime contre l’humanité, l’accusation ne tient plus. Et puis, le changement c’est maintenant, après tout. Du coup, les accusations destinés à nous faire taire ont changé.

        Me voilà raciste, machiste, et pro FN.

        MDR.

        Je sais bien que ce n’est pas toi qui est à l’origine de ces accusations, qui plus est, tu sais bien à quel point elle sont ridicules, mais c’est ton camp.

        Tu aura sans doute remarqué que du coté de ceux qui ont pris ma défense dans tes colonnes, rien de tel. Pas d’insultes, pas d’aggression, juste de l’argumentation, une tentative de débat, d’explications.

        Question de culture politique, sans doute.

        1. « Si on confiait une mission sur l’avenir de l’énergie en France à quelqu’un qui est au conseil d’administration d’une mine d’uranium, ce serait à peine plus subtil. »
          Ou pire, à quelqu’un au conseil d’administration d’une mine de charbon, ou pire encore d’un parc éolien =]

          Troll spotted.

          Bizoo Fabrice =] (tavu on est des gentils bizounours)

          1. « Si on confiait une mission sur l’avenir de l’énergie en France à quelqu’un qui est au conseil d’administration d’une mine d’uranium, ce serait à peine plus subtil. »
            En fait, c’est ce qui se passe tout le temps.
            D’ailleurs que fut donc Sarkozy à part un représentant inofficiel d’Areva ? Et dans quelles mains furent dans ce cas l’avenir de l’énergie en France ?

            Le changement c’est……..pour les calendes grecques, apparemment.

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