5 ans d’antisarkozysme, ça marque.

Je lis Marc Vasseur, mon camarade de combat, suffisamment énervé pour publier ses critiques avec verve et énergie. Contre les contents du changement ou la dernière proposition – non officielle – d’Aurélie Filippetti, Marc a la plume facile.

Je ne manque pas d’écrire ce qui me déplaît. La vigilance ne s’est pas arrêtée le 6 mai dernier, ni le 17 juin non plus.

Cinq années d’antisarkozysme, ça marque. Nous avons écrit, tapé, fustigé, critiqué. En face, Nicolas Sarkozy criait sans cesse, donnait des leçons tous les jours, menaçait à chaque heure. Voici qu’il est parti et que l’impatience est évidente. Cinq années d’antisarkozysme ont aiguisé notre sens de la riposte, notre envie de critiquer, notre impatience d’en découdre.

Chaque faux pas entraîne une riposte immédiate. Elle est plus rapide à gauche qu’à droite. La droite n’a plus grand chose à dire parce qu’elle est vidée de valeurs, purgée d’idées. Elle a échoué, élections après élections. Certains craignaient les pleins pouvoirs accordés au PS à l’issue du scrutin législatif. Ils découvrent que le premier contre-pouvoir risque d’être à gauche plus qu’à droite.

 

Publicités