Contre le cumul des mandats

Lisez et, si comme moi, vous adhérez, alors allez signer !

NON-CUMUL : ANTICOR LANCE UNE PÉTITION NATIONALE POUR LE RESPECT DES ENGAGEMENTS DE DÉMISSION DES DÉPUTÉS PS DE LEURS MANDATS LOCAUX, À SIGNER ET À FAIRE SUIVRE À TOUS VOS CONTACTS, MERCI !

La date limite collégialement retenue par le PS, à la suite du vote de 71 % des militants, pour la démission des mandats exécutifs locaux de leurs députés était fixée au mois de septembre. Tous les candidats PS l’ont personnellement reconnu par écrit, au moment de leur investiture pour les élections législatives de juin dernier. Ils se sont fait élire en laissant croire à leurs électeurs qu’ils s’y conformeraient, or la majorité des députés PS qui cumulent ne l’a toujours pas fait à cette date limite, bien que certains d’entre eux aient montré l’exemple en démissionnant : Yann Galut (18), Fanny Dombre Coste (34), Luc Belot (49), Jean-Pierre Le Roch (56), Christian Paul (58), Yves Durand (59), Alexis Bachelay (92), Monique Orphée et Éricka Bareigts (La Réunion), etc… et même la sénatrice Dany Michel. A contrario, rappelons le cas aberrant du député PS Jean-Marie Beffara qui ne cumulait pas et qui s’est fait élire Vice-Président du Conseil régional du Centre le 20 septembre…

Le non-respect de leurs engagements de candidats, par les élus, participe clairement à l’augmentation préoccupante des taux d’abstention et des votes extrémistes. En ne respectant pas leur parole, ces députés se font complices de cette augmentation l’abstention et des votes extrémistes, au détriment de notre démocratie.

Nous appelons donc les citoyens à signer en masse la pétition d’Anticor sur http://www.avaaz.org/fr/petition/Deputes_PS_honorez_votre_promesse/?cepTzdb  , afin que ces élus respectent leurs engagements de non-cumul de mandat en se consacrant dès maintenant entièrement au mandat de député qui leur a été confié, et montrent ainsi la voie à tous les députés qui cumulent.
A partir de 1 000 signatures, notre pétition sera mise en avant sur le site d’Avaaz, nous comptons sur vous et vos contacts, merci !

L’ÉQUIPE ANTICOR
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La gauche reac

« Mais vous êtes réac finalement… »

Le commentaire émanait d’un copain blogueur que vous reconnaîtrez puisqu’il en a fait des tweets et un billets assez rapidement. Nous étions cinq dont mon épouse à divaguer sur les Roms qui créchaient dans la rue de l’un, l’ancienne ZEP de nos racailles, les voiles que l’on croise dans la rue, ou ces gamins qui ne respectent rien.

Bref, on se serait cru à une conversation de droitistes sauf que nous étions tous d’infâmes gauchistes.

On adorait tous Taubira (la vraie révélation de ce gouvernement), on fustigeait l’endogamie de ces éditocrates qui nous serinent avec l’exigence budgétaire européenne, on était ravi de ces hausses d’impôts qui redressaient quand même, enfin, un peu l’insupportable écart de rémunération qui a prospéré depuis une décennie.

Nous étions deux jours avant la fin du mois de septembre 2012 et il faisait bon de se confier sans posture et tout en sincérité.

« Mais vous êtes réac finalement… » a-t-il répété en souriant.

« Créons la gauche réac » ai-je suggéré, en réponse.

« La gauche réac, parce qu’il faut des baffes sociales ! » a renchéri le troisième.

La gauche réac en a marre de se faire marcher sur les pieds. Elle partage avec la Gauche Populaire le souci d’embrasser la France dans son ensemble, d’imaginer la France comme une République laïque et indivisible. Mais elle n’est plus seulement dans la pédagogie. Elle pense qu’il faut taper quand il faut taper. Elle est persuadée que la gauche est là pour changer la vie, et quand la vie est bousculée par une délinquance tenace et instrumentalisée, il faut bien lui faire un sort.

La Gauche Reac croit au progrès de l’homme et des esprits comme la Gauche Morale. Mais quand ce progrès ne vient plus ou si certains en abusent, c’est deux baffes et au lit !

Elle ajuste le niveau de ses attaques et de ses baffes à celui de l’adversaire.

La gauche réac se moque surtout de la droite bête.

Le Figaro stresse

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Je ne sais plus vraiment contre quoi les exSarko-fans sont le plus énervés: les hausses d’impôts pour les plus riches ? Celles qui concernent les fameuses classes moyennes (rappelez vous le coût de massue de TVA qu’ils soutenaient) ? Les baisses de dépenses ? La réduction de la dette ou le manque de reĺance keynésienne ?

Critiques de tous les pays… unissez-vous.

Ma consoeur Elooody évoque un joli sujet, un constat que nous nous faisons tous depuis le 7 mai dernier au matin: chaque jour ou presque, nous recevons une multitude d’interpellations sur les failles, #fail, bourdes, reniements ou échecs supposés du gouvernement Hollande/Ayrault.

Et Elooody  s’écrit:

« je ne suis pas une défenseuse envers et contre tout du Gouvernement, de la Gauche ou du PS.« 

Ce n’est pas faux. Depuis la défaite de Sarkozy, j’ai effectivement l’impression que l’on nous prend pour des portes-paroles du gouvernement. On ne va pas revenir là-dessus, on paye 5 ans d’opposition antisarko et, pour celles et ceux qui nous critiquent depuis la gauche – notre soutien à la campagne du président élu.
Dont acte.

J’ai bien compris que soutenir Hollande avait pollué, pollue encore et polluera toujours (au moins autant que durera ce soutien) la moindre écriture sur ce blog. Pour tout vous dire, cela a fini par m’amuser tant les critiques sont protéiformes et variées. L’antisarkozysme avait le mérite de la clarté et de la simplicité: Sarkozy était un agité qui nous donnait des leçons, rinçait ses copains, et antagonisait le pays – sans pourtant montrer une grande efficacité pour traiter les innombrables promesses qu’il nous avait faites. Avec Hollande, la critique est plus variée et souvent contradictoire puisqu’elle peut émaner de tous bords … et même du sien (le PS).

Inutile de couiner, mieux vaut en rire.

Mais comme Elooody, « j’en ai ras-le-bol qu’on exige du Gouvernement qu’il aille plus vite que la musique et qu’il efface en 4 mois tout le bordel laissé par la droite et le sarkozysme depuis 10 ans. »
Comme d’autres, j’éprouve de la rage devant cette crise, le carcan bruxellois, les diktats du Gotha, la peste brune qui ressurgit, l’éditocratie qui nous sermonne.
Mais comme d’autres, je m’interroge sur les alternatives.

Grèce en flammes, blocus médiatique ?

A défaut de lire des blogs ou la presse étrangère, il faut s’abonner à Arrêt Sur Images. Le site d’informations a justement remarqué combien la presse officielle française était silencieuse sur les dernières manifestations en Grèce. A l’inverse, les principaux journaux européens, de gauche comme de droite, faisaient leur une du jour précédent sur ces émeutes.

Plus de 30 000 Grecs dans les rues d’Athènes contre la rigueur, selon la police : les flammes des cocktail Molotov jetés par certains manifestants sont à la Une de la presse mondiale, du Koweit à la Chine en passant par le Brésil et les Etats-Unis… Mais pas en France.

La photo de Une du quotidien hollandais ND montre des policiers grecs au milieu des flammes provoquées par un premier cocktail Molotov, tandis qu’un deuxième, lui aussi enflammé, arrive et se détache nettement sur le fond de ciel bleu.

Et oui… Nous pouvions/devions nous demander pourquoi cette impression de fin du monde n’imprime pas l’esprit et les colonnes de nos éditocrates nationaux. Nulle censure bien sûr, mais ces derniers passent tout simplement à côté.

Ils sont à côté.

Le jour où Ayrault a croqué Nathalie Kosciusko-Morizet

Je n’y croyais pas. J’avoue. Jean-Marc Ayrault, premier ministre, s’est livré à une explication de texte face à la plus centriste des Sarko-fans, Nathalie Kosciusko-Morizet.

L’échange fut surprenant. NKM fut croquée, dévorée, dévastée. Jean-Marc Ayrault était face à l’ancienne porte-parole du candidat Sarkozy, candidate déchue à la présidence de l’UMP, faute de parrainage.

Le plus terrible fut la profonde déception, pour quiconque ne désespère pas qu’une droite intelligente un jour se redresse quelque part, fut de constater combien NKM n’en avait pas finalement terminé avec son propre syndrome de Stockholm. NKM était restée otage de son ancien mentor.

Je ne suis pas socialiste, mais Ayrault fut finalement simplement efficace.

NKM dut expliquer qu’elle était hostile à la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire, la (maigre) hausse du smic, le recrutement de 40.000 professeurs l’an prochain ou la suppression de la hausse de la TVA. Fichtre !

Grâce à elle, nous étions rassurés. Cette fichue droite sarkozyenne était encore là, stupide et anti-sociale.