Google et notre liberté


Le géant Google, qui héberge mon autre blog et la plupart de nos échanges blogospheriques, n’est pas content. Et il l’a fait savoir. Le projet d’une petite taxe sur sa dizaine de milliards de chiffre d’affaires trimestriel a provoqué son ire. Pourtant, il ne s’agissait que de définir une courte contribution pour un aggregateur gigantesque qui utilise nos productions nationales et autres pour son trafic d’audience.

La menace a été aussi clairement exprimée qu’une déclaration de guerre: si la taxe est votée, il retirera les sites français de son référencement. Sans juger ici du fond, nous devrions nous réjouir de cette perspective: le même site évoque quelque 4 milliards de visites en France.

Imaginez ce qu’un site alternatif pourrait bâtir avec cela.

Un site européen.

23 réflexions sur « Google et notre liberté »

    1. Zut, faut que je boive mon 3ème café, le réveil est difficile ! Ce serait bien, bonne idée

  1. Lui aussi, il faudrait peut-être qu’il sorte de cette culture du « j’ai réussi tout seul » : il utilise en effet, toutes nos infrastructures, il réutilise toutes nos données publiques, aussi naturellement qu’il respire de l’air ! Mais non, c’est pas comme ça que ça marche !
    Fleur PELLERIN a du répondant avec son p’tit air ! … Les échanges et négociations vont se faire, n’en doutons pas.

  2. Oui un site alternatif et qui ne voudrait pas qu’on le taxe
    et je trouve qu’il aurait raison.

  3. J’ai 62 ans et j’avoue ne pas tout comprendre d’internet et de ses lois : mais je connais ce paramètre qu’on appelle propriété intellectuelle et il me semble que lorsqu’on utilise le contenu de cette propriété intellectuelle, on paie des droits, non ?. Or que fait Google ? il utilise bien les contenus des médias qu’il héberge, pour parfaire ses informations. Pourquoi alors ne paierait-il pas des droits comme les autres ?

  4. Vous mordez vraiment à tous les hameçons.
    Les évènements du 17 octobre 1961 sont controversés, mais pas pour vous, qui qualifiez Hollande de lucide, sans rien savoir, bien entendu. Voilà qui s’appelle faire preuve de lucidité.
    Une espèce de taré fait un numéro dans le RER et ça y est « indécent, abject, etc… », la encore, sans rien savoir ou juste ce que la vidéo nous laisse voir (c’est à dire à peu près rien)…
    L’écrasante majorité de vos posts est à l’avenant.
    Vous êtes mal documenté, ignorant, péremptoire et, visiblement, la seule chose qui importe à vos yeux est la vitesse: un post ou plus par jour, vite, indignons-nous sur et à propos de n’importe quoi et n’importe comment, qui plus est.
    Rosaelle est la personne qui vous résume le mieux. (en pire, je le reconnais vu qu’elle, en plus d’être complétement ignorante, se moque visiblement de toutes les regles qui font la langue française: quelle rebelle!)

  5. Personne n’oblige, les quotidiens à se faire référencer auprès de tel ou tel moteur de recherche. De quel droit, les rédactions de presses françaises imposeraient-elles une taxe dont l’idée seraient de pallier à la baisse des volumes de ventes version papier?

  6. Beau Google bashing, vous oubliez juste un petit détail, cette loi ne vise pas Google expressément même si on se doute qu’elle est faite sur mesure pour cette société. C’est juste celui dont on rapporte les propos, mais TOUS les agrégateurs sont concernés. Que se passera-t-il pour ceux qui génèrent du traffic vers les journaux cités mais qui n’ont pas les fonds énormes dont dispose Google ?

  7. J’avoue ne pas tout comprendre. Pourquoi Google payerait-elle une taxe chaque fois qu’un internaute clique sur un lien? Ce ne serait-il pas plutôt à un internaute de le faire puisque après tout c’est lui ou elle qui utilise ce service?

    Aussi, Google redirige 4 milliards de cliques par moi sur les sites d’infos français. Au dernières nouvelles ces sites comportent eux aussi de la pub non?

    Et pour finir, Google est une entreprise US. Elle est tout dans son droit de mettre un bon gros doigts à l’état français. Je n’aime pas trop quand le département d’etat nous dicte avec qui on peut commercer. L’inverse est tout aussi vrai.

    Alors Juan, quand déménagez-vous vos blogs sur une autre plate-forme pour mettre vos actes en conformité avec vos opinions?

        1. Mais ils se fabriquent en France ! Ça ne vous dérange pas , une entreprise qui fait son beurre sans payer sa matière première ?

          1. En faite, vous reprochez à google de n’etre pas Français. Vous avez raison, c’est un drame mais compte tenu de l’amour que porte la gauche pour les entrepreneurs (cf votre article sur les pigeons) c’est pas près de changer.

            Pour moi Google comme les journaux font de la pub. Les journaux feraient encore moins d’argent s’il n’y avait pas Google pour canaliser les recherches. Il y gagnent donc et ne paient pas très cher pour ce service.

            De plus, que vous le vouliez ou non, Google est parfaitement dans son droit de deferencer la presse française. C’est pas un service public après tout.

            Je vois ceci comme le geste d’une industrie moribonde qui peine a s’adapter. Vous devriez être content vous qui clamer à longueur de journée la peau des editiocrates qui nous gouvernent.

  8. poliment????? ,,,,que les «  »trolls » » créent leur blog ,publient leurs articles et arrêtent de nous polluer. je suis sur ce blog pour une raison simple, si il y a un journaliste en qui j’ai retrouvé confiance, c’est bien juan!!!! avec son objectivité( mais oui), il m’a redonné le goût de lire la presse ,,,surtout la sienne, où l’humanité de l’homme ne fait aucun doute . Sa vison du monde est juste empreinte de vérité. MERCI JUAN.

  9. Il est certain que google à la vie rêvé d’un rédacteur en chef, à son service les meilleurs rédactions pour faire sa « UNE » dans l’onglet actualité. Pas de frais, pas de salaires, pas de locaux, pas de journalistes… YAPUKA.
    La question est de savoir comment se fait le référencement? Est-ce à la demande des quotidiens de presses ou est-ce google qui utilise sans ménagement le contenu de ces dits quotidiens? Il semblerait que les salles de rédactions françaises soient plutôt demandeuses donc elle ne peuvent rien demander en contrepartie à Google.
    Le fait est que pour s’informer la presse papier subissait déjà la concurrence des gratuits et internet est en train d’achever un cycle d’imprimerie à « papa ». C’est aux journalistes eux-mêmes de trouver des solutions pour s’adapter aux nouvelles technologies. Les magnats de la presse seront bien s’en charger. Et puis la qualité de l’information, on a le droit de se poser des questions. Le copinage entre journalistes et politiques est tellement ténu. Tout ce beau monde mange à la même cantine… le plus offrant. Je ne vais pas pleurer sur des journalistes qui pour la plupart ne font que réciter le discours dominants et reproduisent en changeant la forme des copiés/collés déjà prémâchés par des agences de presses de type AFP, Reuteurs… Bon vent!!!

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