DSK et on s’en fiche

J’y suis allé, dans ce Sofitel maudit, à New-York. c’est devenu un objet de curiosité (cf. photo). Mais franchement, on s’en fiche un peu de savoir si DSK négocie sa sortie définitive de l’affaire. Vendredi dernier jour de novembre, l’affaire a fait grand bruit, sans que l’on comprenne qui avait balancé qu’il y avait négociation.

Le jour d’une belle journée ministérielle consacrée aux violences faites aux femmes, on ne pouvait choisir meilleure coïncidence. Le problème, c’est que certains ont cru bon d’occuper leurs colonnes radiophoniques avec la nouvelle.

Je pensais au patron d’Europe1 qui laissa sa tranche d’info du soir, avant 20 heures, s’obséder sur DSK.

Nous avons suffisamment commenté cette affaire pour y revenir.

 

20121130-212200.jpg

Philippe Cohen et le Le Pen

Pour une fois, je vais commenter une polémique sur un livre que je n’ai pas lu. Philippe Cohen cosigne avec Pierre Péan un ouvrage sur Jean-Marie Le Pen.

Quelques bonnes feuilles avaient été publiées par LE POINT voici 15 jours. Sur le coup, j’avais été supris. Philippe est journaliste chez Marianne. Pourquoi ce dernier hebdomadaire n’avait-il pas fait la promotion de l’ouvrage ? Samedi dernier, j’ai compris. Sur deux pleines pages, le patron dudit magazine, Maurice Szafran, livrait une violente charge sur le fond de l’ouvrage. J’aime Marianne, et Philippe Cohen est celui m’a accueilli à Marianne2 en 2008.

Même si les arguments sont compréhensibles de part et d’autre, il est difficile de s’engager sans avoir lu le bouquin.

Mais le soupçon que Philippe Cohen et Pierre Péant puissent vouloir « normaliser » l’expérience Le Pen au sein de notre paysage politique est inacceptable.

Etudier le Front national sans les postures habituelles est un travail journalistique légitime.

 

20121129-201411.jpg

Quand il cogne à la maison. #CIDFemmes

Il y a cette réunion, demain. La ministre chargée des droits des femmes qui réunit ses collègues et quelques 500 professionnels pour discuter des violences femmes et décider de mesures.

Présenté comme ça, cela fait consensuel, pas glamour, et difficile d’angler son billet ou son reportage.

Où est la polémique sur une telle affaire ? Il faut du cas, du lourd, du scandaleux.

C’est une souffrance quotidienne au rythme lent comme les médias n’aiment s’en saisir que lors d’une journée nationale ou d’un fait divers plus grave qu’un autre.

C’est une souffrance, un scandale, un cas mortel tous les trois jours. Je ne sais plus depuis quand je blogue sur le sujet. Un sentiment de répétition et d’impuissance.

Terrifiant.

Donc il faut en parler.

Encore et encore.

« Les femmes doivent être protégées par la voie pénale quand elles sont décidées à porter plainte avec des procédures pénales rapides, des sanctions fermes et un meilleur suivi des auteurs pour prévenir la récidive. Mais également quand aucune plainte n’est déposée, par la voie civile. A cet égard, nous avons depuis 2010 un très bon dispositif législatif, l’ordonnance de protection, mais qui est insuffisamment appliqué. On va le réactiver. Nous travaillons également avec Cécile Duflot au renforcement des capacités d’accueil dans les hébergements d’urgence mais aussi à la réservation d’un certain nombre de logements sociaux pérennes sur tous les territoires. Enfin, les téléphones portables d’urgence aujourd’hui expérimentés dans quatre départements seulement et qui ont fait leurs preuves, seront généralisés a l’ensemble du territoire en 2013. »

Najat VB

Figure cinématographique féminine 4/4

Voici provisoirement une dernière icône féminine du cinéma, un personnage qui ne s’en laisse pas conter ni marcher sur les pieds.

Hit Girl de l’excellent Kick Ass.

L’actrice avait l’âge de son rôle, 12 ans.

La circulaire Valls et nous.

Peut on imaginer dire du bien de la circulaire Valls ? Oui.

1. C’est un progrès, indéniable, que cette nouvelle circulaire qui établit et rétablit des règles de régularisation.

2. Cette circulaire assouplit les conditions de regroupement familial, et règle le cas de nombre d’expulsions « scolaires« . Il s’agit d’apaiser.

3. En fixant des seuils et de délais, cette circulaire crée des … effets de seuil.

4. Cette circulaire ne règle pas tout, et en particulier l’essentiel. L’argument sous-jacent est que l’immigration aurait atteint ce seuil insupportable que personne ne sait pourtant nous chiffrer autrement que par des exemples locaux. Valls a expliqué que sa circulaire « est d’abord exigeante : elle s’adresse sauf rares exceptions à des étrangers installés depuis au moins cinq ans sur le territoire ».

Mais personne ne pourra dire que Hollande avait promis de régularisation générale ni généralisée. L’auteur de ces lignes a un souhait: que l’immigration, comme la sécurité, cesse d’être un sujet de surenchère politique. C’est un équilibre sacrément difficile à trouver. A droite ou à l’extrême droite, on adore encore caricaturer la gauche même socialiste d’être « angélique ». On a tort.

A gauche, ou plus à gauche, on adore dénoncer les expulsions, les violences, la souffrance. On a raison. Mais c’est dangereux. C’est souvent contreproductif. C’est triste à dire.

Sans surprise, avec les mêmes outrances – oui, des outrances – le Parti de Gauche a donc traité Valls de raciste. Merci, bravo. Vous ébranlez un militant comme votre serviteur.

«En martelant que la nouvelle circulaire ne permettra ni plus de régularisations, ni moins de reconduites à la frontières que sous le mandat Sarkozy, Valls affiche la couleur : il n’y aura pas de rupture avec les politiques sécuritaires et racistes d’hier»

Pourrait-on simplement débattre sereinement de la chose, sans outrance ?

Aramis, cher lecteur, s’il te plaît. Qu’en penses tu ?

 

 

Figure cinématographique féminine 3/4

Pam Grier fut l’une des héroïnes de la Blaxploitation, cette veine de films ricains aux héros noirs qui envahit les écrans dans les 70’s.

Elle joua Coffy, femme forte qui maniait le riot-gun mieux que d’autres. Les plus jeunes la re-découvrirent dans Jacky Brown, film hommage de Quentin Tarantino, où elle tenait le rôle titre.