Pourquoi tu blogues encore ?


Pourquoi ? Une question qui se pose chaque jour depuis le 17 juin dernier et la fermeture de Sarkofrance. Une question qui appelle une réponse différente chaque semaine depuis cette date.

1. Parce que la chronique de cet exercice politique dit de gauche, avec ses failles et ses succès, est une chose inédite depuis qu’Internet existe.

2. Parce que des camarades m’encouragent.

3. Parce que des camarades me découragent. Nul besoin, nulle envie de leur laisser la seule expression politique de gauche sur ce qui se passe.

4. Parce que Marianne.net est encore là, que Ragemag est arrivé, que d’autres initiatives existent et se développent.

5. Parce que c’est devenu une habitude que de vivre deux vies parallèles. Guy Birenbaum, qui en a fait son métier, sait de quoi je parle.

6. Parce que des gens lisent et commentent. Cette raison est presque la première. L’audience des Chroniques, qui ont remplacé Sarkofrance, correspond peu ou prou à celle de Sarkofrance avant la campagne, environ 1200 visiteurs uniques par jour. Ces Coulisses sont autant fréquentées et avec peu de recoupement. Les billets sur Marianne ajoutent 2 à 3000 lecteurs quotidiens. s’ajoutent les abonnés, toujours vers les 4.000. Les commentaires sont plus nombreux que sous Sarkozy, c’en est surprenant.

7. Parce que le blog participe d’un équilibre professionnel et personnel.

8. Parce qu’il n’y a plus d’urgence, plus de nécessité. On peut tout arrêter du jour au lendemain. J’y réfléchis chaque jour. Sous Sarkozy, l’exercice Sarkofrance était utile. Maintenant, la chronique est désintéressée.

Je passe le relais, si elles ou ils le prennent, à d’autres consoeurs et confrères de la blogosphère politique antisarkozyste à la retraite.

Publicités

18 réflexions sur « Pourquoi tu blogues encore ? »

  1. Eh bien, j’avoue n’avoir eu aucun répit, moi non plus. Mon audience est bien plus faible, je sais. On n’écrit pas pour faire plaisir au lecteur, mais pour dire ce qu’on a sur le cœur. J’oserai presque dire que la hargne est encore plus grande, tant l’étiquette bafouée égratigne plus que l’étiquette assumée.

    L’opposition de gauche reste l’opposition de gauche. Les grenades lacrymogènes ont les mêmes effets, surtout quand elles sont distribuée sans aucune parcimonie (eh ! je paie des impôts qui financent la répression, c’est ballot !).

    Donc, continuons à oppositiondegaucher. Sans barguigner. Et plutôt que de penser à un Grand Soir, appliquons-nous à magnifier un Petit Matin qui Chante, comme je les aime. Ni dieu, ni maître, ni président, mais la solidarité désintéressée. Le contraire de maintenant ? Le contraire de maintenant.

    1. Comme Babelouest dit à 100% et pourtant il y a des moments où l’on se dit que ça ne sert à rien, …. mais non et pour mon cas particulier de mélange entre militantisme politique et protection animale, c’est surtout la deuxième partie qui motive.
      Hélas, ce que j’avais prévu pour ce début de quinquennat se vérifie, et même encore plus vite que prévu. Les leçons du passé ne servent décidément à rien au PS.(ça vaut aussi à l’ump)
      Alors c’est vrai que je ne lis plus trop ce que tu dis Juan, par déception sur certains points, encore moins d’autres qui on pris un virage aveugle…. Mais je vois quand même que petit à petit le doute s’installe et il serait temps.
      Donc continuer à apporter des infos, un autre point de vue, voilà ce qui alimente l’envie de « blogger » ou tout simplement d’écrire.

  2. Peut-être manque-t-il la raison essentielle: parce qu’il s’agit d’une addiction, et qu’il est plus difficile d’arrêter de bloguer que d’arrêter de fumer?
    Mais pourquoi diable arrêter une activité qui vous fait plaisir et qui ne nuit pas à la santé (enfin, j’espère…)?

  3. Il ne faut pas arrêter !

    Il y a trés peu de blogs
    où les commentaires ne sont pas juste

    pour se parler et rigoler entre copines et copains
    (il ont bien le droit quand même et grand bien leur fasse ..!)
    ou alors

    des approbations du populo internet mixé avec des indignations
    de même populo internet
    (sites des grands journaux où il est obligatoire de prendre un compte
    ce qui fait déjà un filtre qui élimine nombre de libres penseurs obstinés
    – Panem, souvent rassi, and circences commeciales
    comme questions stupides de la télé à répondre au téléphone pour
    ramasser de la monnaie pour chaque appel – ).

  4. N’abandonnez pas, même si cela vous est parfois difficile! Vous nous manqueriez (je dis nous mais je pense me) .

  5. Pour toutes les raisons que tu as décrites, mais aussi parce que je trouve que FH a déjà mal débuté son quinquennat. Et qu’il me parait aussi intéressant aujourd’hui qu’hier de continuer à débattre des mesures qui sont prises ou non…

  6. Prenez quelques jours de congé, allez vous faire un bon plateau de fruits de mer… l’iode rien de tel pour
    nettoyer nombre de trompes bouchées dans le corps humain…et (à moins que vous ne soyez appelé à
    des fonctions plus responsabilisantes) vous déciderez après ! car, ainsi qu’il est d’usage dans le monde
    c’est un homme, une femme qui font un endroit et pas une collectivité. Amen !

  7. Je pourrais faire la même réponse que fit l’écrivain Michel Leiris à une question similaire : « Pourquoi écrivez-vous ? ». Il avait répondu : « Pour être aimé ».
    J’écoute déjà les haussements d’épaules, les « pour qui il se prend celui-là pour demander de l’amour » ou encore « ça n’a rien à voir avec le sujet ». ( Et si, cela à voir avec le… Sujet). J’entends « vantard » « narcissique » et bien d’autres échos. Faisons la sourde oreille et laissons tomber.

    Pourquoi bloguer ?
    Ce serait bien d’avoir une réponse carrée, nette, débarrassée de tout doute sur son utilité, avoir la certitude qu’on apporte notre petite pierre à l’édifice communautaire ( être utile – y a de ça). Ce serait bien de jouer au modeste : mon petit blog c’est ma délicieuse petite cuisine, j’invite des copains, je croise de possibles copains et puis si je peux draguer des copines, leur filer rencart, pourquoi pas ( le blog comme appât de séduction peu abordé et peu chanté sous nos toits, sous nos couettes rêvées).

    Bloguer pour son plaisir.
    Oui, pourquoi pas ? Mais j’ai du mal avec le plaisir. Le plaisir d’avoir des amis ? De se forger une petite Communauté qui t’encenserait ( avec jolis retours aux Envoyeurs ?) ? Le plaisir de ricaner, d’envoyer des coms sarcastiques ? Le plaisir de (vouloir) détruire ?
    Si j’allais un peu plus vrai, c’est moins de plaisir dont je parlerais que de jouissance, de pulsion à écrire. Bon, je sais, là, sur cette réponse, je n’emporterai que peu d’adhérents. 🙂

    Ce que je sais – à rebours du dit plus haut ? (pas sur) – c’est qu’en bloguant, je suis totalement responsable de ce que j’écris et que bloguer n’est pas une affaire intime ( même si évidemment on peut dire des choses « personnelles »).

    Enfin, un des buts lointains, presque vain ( presque, hein ?) c’est de démonter les « évidences », de soulever les lièvres, de courir après ceux qui nous font prendre des lapins pour des lanternes, de pilonner les Discours des Maitres (répondre au coup par coup – autant qu’on peut- à la répétition si caractéristique du Discours libéral etc.

    J’écris, je blogue pour penser. Penser mon rapport singulier au Monde.
    Bloguer, écrire pour voir un peu plus clair en moi-même.

  8. Pourquoi continuer?
    cela me parait évident, sans parler de perfection, laquelle n’est pas de ce monde, tes analyses me paraissent approcher de la pertinence et les précautions oratoires que tu prends parfois me paraissent de bon aloi. Alors persistes et stp signes tes poulets comme tu le fais d’ordinaire. Bon vent, en attendant de te lire jysmax

  9. ne lâche pas l’affaire juan ,,,sauf si ta vie de famille l’exige ,,on a trop de besoin de toi . pour moi tu es un des rares «  »journaliste » » a mérité ce titre et franchement j’ai de la chance de t’avoir découvert. Te perdre serait une petite mort ,,,

  10. Pour que Hollande s’en aille en 2017 avec toute la vieille clique socialiste qui a triché (Congrès de Reims) et qui s’accoquine avec les lobbies (Notre-Dame-des-Landes)

Les commentaires sont fermés.