Mais qui s’intéresse aux promesses de Hollande ?


Ils nous bassinent avec les promesses tenues ou pas de François Hollande.

« Ils » ? Vous, nous, moi, tous. Il n’y a pas une semaine depuis le mois de juin sans qu’un éditocrate, un blogueur émérite, un(e) citoyen(ne) insistant ne nous rappelle les promesses tenues ou non par François Hollande et son équipe.

Franchement, la période est à la vigilance exacerbée.

Et pourtant, voici que l’un des rares blogs de vigilance plie bagages faute de fréquentation. L’Observatoire du mandat, édité au lendemain du 6 mai 2012, l’explique sans détour.

Il ferme puisque sa fréquentation est confidentielle.

Lancé le jour de l’entrée en fonctions de François Hollande à l’Élysée, l’Observatoire du Mandat, en 30 semaines d’existence, a vérifié la réalisation – ou non – de plus de 91 promesses, soit un peu plus du tiers des 267 promesses formulées par le Président de la République. L’Observatoire du Mandat a également entrepris de revoir les promesses de l’ancien Président Sarkozy en 2007 et de les confronter à ses réalisations.

Cependant, au fil des jours, le site n’a jamais rencontré son public. Il y aura évidemment un temps pour l’analyse, mais le constat est irréfutable : après un pic de visites lors du lancement du site la semaine du 15 mai 2012, le compteur n’a jamais décollé, stagnant à une cinquantaine de visites par jour, le chiffre ayant même tendance à diminuer ces dernières semaines. L’audience ne fait, certes, pas tout, mais elle a une grande influence sur la motivation et l’implication de l’équipe.

Notre crédo étant de ne pas persévérer dans la mauvaise voie, il a été décidé de cesser d’actualiser l’Observatoire du Mandat à compter d’aujourd’hui. Le site restera accessible, mais ne sera plus mis à jour.

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11 réflexions sur « Mais qui s’intéresse aux promesses de Hollande ? »

  1. Cà c’est de la com’ alors ! Perso, les promesses non tenues ou le programme « social » de ce président « socialiste » prolibéral qui ne cesse de se recentrer, moi çà me fait ni chaud ni froid, puisque je m’y attendais. Par contre, l’observatoire du Mandat, un truc dit de « vigilence » qui plierait bagages sous prétextes qu’il n’aurait rien à redire des 30 dernières semaines de ce pouvoir, là il fallait le trouver. Comme dit la pub, Juan :  » j’en ai vu des turbins et des salades montées en com’ finissant en eau de boudin, mais là, tu viens de faire le strike ! » Il aurait se rebâptiser : « la pravda » PDR. ARAMIS

  2. Quand donc les commentateurs médiatocs, les blogueurs, l’opposition de droite et de gauche, se rendront-ils compte que François Hollande est beaucoup plus intelligent qu’ils ne veulent bien le dire ? Ce n’est pas le roudoudou que tout le monde nous présente, et que quoi que l’on dise, il poursuit son chemin avec obstination, sans rien dire ? Fleurange en est peut-être un exemple…

    1. Les commentateurs médiatocs et l’opposition de gauche ? C’est quoi cet amalgame ? Donc François HOLLANDE serait un fin stratège qui poursuit son chemin avec obstination ? Cà c’est bien possible, mais est-ce que son obstination va vraiment dans l’lintérêt de ceux qui l’ont porté au pouvoir ? Telle est la question ? ARAMIS

  3. Merde alors ! faut dire qu’ils ont eu un gros souci :

    la liste des promesse est fermée et définie à l’avance, c’est le catalogue de 60 propositions détaillées, avec liens et texte original.
    Par contre la liste des non-promesse est ouverte, et si une non-promesse dégomme une promesse, comment noter ce fait ? quelle note lui donner dans le résultat global : +1 , O , -1 ou pire ?
    A mon avis le logiciel n’est pas adapté à ça, d’où problemes.

    Notez que j’ai employé un terme neutre de « non-promesse », en effet ça peut etre un truc bien ou mal suivant le point de vue des gens ou d’autres, et donc difficile à examiner d’un point de vue objectif pour le tenancier du blog.

    Mais j’ai une proposition, il doit exister des leftblogs qui s’ennuient qui peuvent reprendre le blog ?

    1. Dans ce coup-là, Hollande, come tous les leaders syndicaux nationaux (et contrairement aux leaders syndicaux locaux) savent que les hauts fourneaux de Florange sont condamnés, et cherchent à sauver non pas les emplois, mais les salaires ( recaser progressivement les salariés des hauts fourneaux dans d’autres activités du groupe).

      Ils savent aussi que la nationalisation, même transitoire, aurait coûté très cher au contribuable pour un résultat extrêmement aléatoire: pas sûr du tout qu’ils auraient trouvé quelqu’un prêt à reprendre des hauts fourneaux condamnés pour acquérir en même temps la filière froide encore rentable.

      Quant à la nationalisation définitive, consistant à financer aux frais du contribuable une production qui ne trouve plus d’acheteurs, même Montebourg n’a jamais envisagé une telle folie; mieux vaudrait payer les sidérurgistes des hauts fourneaux à rester chez eux (comme on l’a fait lors de la restructuration de 1981, ou avec les mineurs lors de la fermeture définitive des mines de charbon), ça aurait coûté moins cher.

      1. On se demande bien pourquoi Mittal a fait semblant d’avoir peur de la nationalisation provisoire, ou plutôt non, c’était prévisible et déjà dans le scénario déjà écrit à deux mains… j sens qu’il va falloir renverser la table, moi…. Hou là là scrogneugneu. ARAMIS

  4. Lamentable !
    On ne l’oubliera pas ce billet ! Et puisque vous acceptez que l’on vous promette sans tenir l’engagement
    je vous prédis un avenir politique tout rôti mais avec son lot d’embûches !

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