C’est un mariage civil


Pourquoi donc s’énerver ?

J’ai senti qu’un ami croyant chauffait vite quand on parlait du mariage pour tous. Ce n’est pourtant qu’un mariage civil. On peut chacun avoir son avis sur la question maritale: contrainte, convention, pression, archaïsme, je-ne-sais-quoi. Il n’y a qu’une chose à comprendre de l’irruption des religions dans ce débat politique: ces institutions veulent conserver un relatif ascendant sur nos règles civiles.

Parfois, leur soutien est fort et utile, quand il est moral. Cette fois-ci, il n’est ni moral, ni fort. Cette intervention est caricaturale, terriblement caricaturale.

J’ai été assez choqué de réaliser que nombre d’amis allaient se retrouver le 13 janvier prochain pour manifester contre le mariage pour tous. Il est peut être temps de changer d’amis.

Voltaire signait ses lettres d’une abréviation: ecr. l’inf.

Ecrlinf.

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18 réflexions sur « C’est un mariage civil »

  1. les évêques font assaut de débilité derrire 23
    barbarin à lyon avec sa porte ouverte à l’inceste
    dubost à evry avec que duflot commence par mettre son bureau à dispo des SDF
    celui de bayonne en affrétant un train pour le 13

    sans compter la frigide en paragon de vertu après ses années de stupre dans le péché hors maraige avec son compagnon porte plume de pasqua

  2. Ce cher Voltaire disait aussi :
    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »

    Je n’irai nulle part le 13 janvier prochain… enfin peut-être au parc ou au musée avec les enfants parce qu’en définitive c’est ce que j’ai de mieux à faire.

    Je ne sais pas aujourd’hui, si l’on me demande mon avis, ce que je répondrais à la question « Pour ou contre le mariage pour tous »… en toute sincérité je trouve qu’il est très rare que ceux qui défendent une position ou l’autre, aussi pertinents que soient leurs arguments, ne finissent par se disqualifier eux-mêmes en démontrant leur incapacité à comprendre ce qu’est finalement la valeur qui est sur toute les lèvres : la tolérance.
    Et quand dans un débat, qui n’aura jamais lieu, puisque d’un côté comme de l’autre l’on considère la chose comme tranchée, les seuls arguments qui se répondent sont au niveau de la suspicion d’obscurantisme, qu’il soit religieux ou celui de l’oppressé, et bien ce débat ne vaut pas la peine d’être mené (ce qui en définitive satisferait les 2 parties)

    Donc voilà, je ne choisirai pas de camp, camarade ! C’est juste la mention de Voltaire, Maître à penser que je saluais tous les soirs étant petit (enfin sa statue au centre du village), qui m’a fait réagir car si effectivement on perçoit dans le bruit médiatique les chuintements de la bête infâme de l’obscurantisme dogmatico-religieux de certains, une autre forme d’obscurantisme apparaît : celui de la disqualification automatique de la moindre opinion qui mettrait en doute le bien-fondé de l’argumentaire plaidant pour changer le code-civil.

    Une chose reste à démontrer : Que de la Lumière puisse jaillir quand 2 obscurantismes s’affrontent !

  3. Eh ben, il manque trois E pour accorder au féminin dans ce billet.* Une faute d’accord, je veux bien. Deux qui escamotent le féminin, passe encore. Mais TROIS ? Voilà qui en dit long sur le trouble dans lequel vous plonge l’éventualité du mariage pour tous. Tout votre inconscient se révulse à l’idée que des femmes puissent s’épouser et vivre heureuses sans vous. Ne niez pas, allez. Cette gynophobie masquée, larvée, est grandement partagée. Nous prévenons aussitôt les Femen.

    *la question maritalE
    nos règles civilEs.
    Cette intervention est caricaturale, terriblement caricaturalE.

    1. sympa !!!
      comme un con, à la première seconde j’ai pensé encore un illuminé… et à la deuxième j’ai rigolé !
      merci

  4. Il serait temps de changer ce faux slogan de « mariage pour tous »: non, il n’y aura pas (du moins en France) de mariage pour les mineur(e)s, de mariage pour les grands handicapés mentaux, de mariage pour les gens déjà mariés et pas encore divorcés, ni, comme le redoute Mgr. Barbarin, de mariage avec les hippopotames et les millepattes.

  5. Je trouve ce débat sidérant.
    La plupart des pays occidentaux l’ont adopté, et rien ne s’est écroulé.
    Je comprends les catholiques pratiquants et conservateurs. Mais nous vivons dans un pays laïc. Ils ont droit à leur opinion et leurs croyances, elle ne peut influer sur la loi.
    De plus, l’Eglise emploie les mêmes arguments que lors de la légalisation du divorce, devrait-on aussi revenir dessus?
    Si l’on est catholique on ne devrait ni divorcer ni utiliser de contraceptions. Une histoire de jeter la 1e pierre pourrait utilement être rappelée aux zélotes.
    Des sociétés infiniment plus catholiques que la nôtre d’Argentine au Massachusetts* en passant par le Mexique reconnaissent le mariage pour tous les couples. Le judaïsme conservateur ou réformé accepte les unions religieuses et Israël reconnait aussi les mariages civils faits en dehors du pays (où tout mariage est religieux sauf en cas de religions différentes des conjoints; les laïcs vont donc à Chypre.)
    En général, en France, les anti ajoutent « mais les enfants? » ce qui montre une ignorance totale; il n’y a aucune différence négative entre enfants de couples homosexuels ou hétérosexuels, ce qui compte pour les enfants ce sont des parents aimants. Etude après étude prouvait cela dans les années 90… on a donc demandé d’arrêter les études en France. Elles ont continué ailleurs, et la France a dû rattraper son retard, ce qu’elle tente de faire depuis 5-6 ans. Et devinez quoi? Les études continuent de prouver que l’amour porté à l’enfant et au conjoint compte plus que le sexe du conjoint. (Woah sidérant.)
    Le tout dans un pays où 55% des enfants naissent hors mariages, où la quasi-totalité % des jeunes mariés ont cohabité avant la cérémonie et où les enfants assistant au mariage de leurs parents ne sont pas rares, où une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon dans une relation totalement hétérosexuelle et donc préférable à une relation homosexuelle selon la loi actuelle, sans oublier les familles recomposées…
    Quand vous entendez parler de mariage = procréation = un père, une mère vous n’avez pas l’impression d’être ramené dans les années 50.. voire bien avant, non?

    * Eh oui c’est l’Etat le plus catholique des Etats-Unis (Boston = italiens et irlandais)

      1. 1° = pas le judaïsme orthodoxe ou ultra orthodoxe (logique, on ne s’attend pas à voir des pro-égalité chez les fidèles de Monseigneur Lefebvre)
        2° votre lien date de 2008 il me semble, vérifiez pour 2012. Mais bon, si vous voulez, Rhode Island; là aussi ils reconnaissent les mariages homosexuels, même si la loi n’a pas encore été votée pour les autoriser au sein de l’Etat lui-même.

  6. Les pratiquants d’une quelconque religion monothéiste ne seraient pas « citoyens d’un pays » ?
    Mais alors certains encartés dans des partis politiques non plus puisqu’ils ont une vision
    partisane des choses !
    Mariage pour tous ! mais depuis quand ce ne serait pas le cas ? YAKA supprimer cette
    mascarade devant le Maire pour tous ! Il faut arrêter de nous bassiner avec ça en nous imposant
    un débat qui était dans les promesses de F. Hollande !

    1. Eh oui les pratiquants ou croyants appartiennent à un pays et peuvent y pratiquer leur religion comme bon leur semble. Leurs convictions peuvent influencer leur vote (à leur choix) MAIS ils n’ont pas le droit de se constituer en lobby pour faire pression sur le pouvoir concernant une loi, c’est ce qu’on appelle la laïcité.
      Au passage je trouve tout à fait normal que certains catholiques soient contre. Même si les arguments sont les mêmes que ceux donnés lors de la légalisation du divorce.
      C’est bien qu’il y ait un débat mais ce qu’on entend en France est sidérant, sachant que c’est le pays le moins croyant/pratiquant d’Europe, et que les gens racontent absolument n’importe quoi en n’ayant pas l’impression de proférer des préjugés.

      Il y a une douzaine d’années, je me souviens avoir lu dans la presse du pays où j’habitais « les Français vont élire un maire gay pour Paris », et de le découvrir donc à cette occasion: je me suis dit que la presse française savait ce qui était important, à savoir, les idées de la personne, son intégrité, etc, etc, etc (pour les deux candidats) et pas sa vie amoureuse. Et c’était rassurant parce que dans ce pays, il y avait des agressions homophobes, y compris pas loin de chez moi. Puis j’ai appris l’homophobie dans les cités. Maintenant j’entends des choses qu’on croirait sorties des années 60 ou 80. Donc, oui, je suis sidérée par ce qui m’apparaît comme un retour en arrière pour la France.

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