5 chansons pour une année 2012 [#RIP2012]

Une année sans chanson, c’est quoi ? C’est rien. Voici les 5 chansons les plus écoutées chez les Ptites Racailles et surtout leurs parents. Pas forcément nouvelles, mais fichtrement addictives.

Publicités

Où souhaitez vous mourir ?

Un jour de lendemain de fêtes, une maison médicalisée de retraite pour retrouver un aïeul. Quand tu entres dans l’espace, tous les regards se tournent. Il y a longtemps, 10 ans, l’expérience m’était différente. L’âge aidant, c’est devenu un moment de simple émotion. La gêne a disparu. Je pense a eux comme à nous.

20121226-133026.jpg

20121226-150812.jpg

5 médias politiques pour une année 2012 [#RIP2012]

Les vieux médias sont encore là, et pour longtemps. Mais cette année 2012 a vu des morts, des vrais et des symboliques. Le Grand Journal et son Petit frère de Yann Barthès sont décédés en direct devant Marine Le Pen puis Nicolas Sarkozy au printemps. Croqués crus, l’impertinence est devenue ringarde. Les Inrocks ont injustement souffert du court passage de la charmante et entière Audrey Pulvar.

1. Le premier média de cette année 2012 fut Twitter. C’est là que cela s’est passé, et pas ailleurs. Là que les pro et les amateurs peuvent échanger, parler, apprendre, s’engueuler. Là aussi que l’hystérie de l’époque se voit le mieux.

2. Les blogs politiques. Sans conteste, les blogs politiques ont alimenté la campagne d’arguments, de riposte, d’attaque et de conquête. Ils sont de gauche, de droite, écolo ou agnostiques, mais ils sont nombreux. Un problème, il reste difficile de les recenser. Le Monde a publié une cartographie de ce gigantesque bistrot politique où l’on parle de tout, 365 jours par an.

3. Le troisième coup de coeur va au Parisien. Le quotidien populaire ne s’égare pas. Il suit une ligne d’information qui, sur le terrain politique, a donné autant, parfois mieux, souvent plus tôt, que d’autres éditocrates professionnels. Le Monde assume sa posture néo-libérale là où Libé a sombré dans l’hésitation. Marianne, l’hebdo, suit de près. Malgré le départ de Philippe Cohen  de la rédaction du site, malgré les salves antiHollande ou pro-je-ne-sais-quoi, Marianne reste un réjouissant ovni démocratique dans la presse d’aujourd’hui.

4. Arrêt sur Images est devenu un ballon d’oxygène post-Sarkofrance. Non pas que le site se complaise dans de l’Hollandâtrie, mais il a conservé ce recul nécessaire. Tout comme Politis, au crédo sans doute ni complaisance. Abonnez-vous ! Mediapart, malgré les critiques énoncées sur ce blog ou ailleurs (Qui aime bien châtie bien), reste aussi un pilier de l’information alternative. Le site vient d’ailleurs de publier en accès libre un article pour se défendre de disposer de preuves accablantes contre Cahuzac (on vous laisse juge).

5. Le Figaro a été ce quotidien indispensable de Sarkofrance, la voix caricaturale de son (ancien)maître. Toutes les outrances y étaient permises au point que nous étions gênés pour ses journalistes. Malgré la débâcle, qui devrait signifier un regain d’intérêt pour un tel quotidien d’opposition, le journal a annoncé un douloureux plan social en fin d’année.

4 déceptions pour une année 2012 [#RIP2012]

20121223-160418.jpg

Mediapart m’a déçu. Le site était un outil politique indispensable quand il s’agissait d’être dans l’opposition. Passée l’alternance, Mediapart m’a déçu pour 4 raisons. Son Hollande-bashing a débuté le 7 mai au matin. Laissez nous convenir que nous avons le droit de ne pas être d’accord.

1. Dès le lendemain de son élection, François Hollande avait tort. Nul besoin d’attendre, les premiers articles sont sans équivoque.

2. Contre Valls, Edwy Plenel a préféré la stigmatisation personnelle. Il ne s’est pas contenté de critiquer l’action (par exemple contre les Roms, qui a soulevé bien des nausées, et même ici). Il tacle l’homme en cherchant dans le passé quelques courtes citations pour prouver que « Valls n’est pas de gauche ». Le procès en gauchitude me fait penser aux anciens procès staliniens ou aux excommunications coutumières des cellules lambertistes.

3. Depuis mai dernier, Laurent Mauduit multiplie les articles à charge. Nulle enquête, que de l’opinion. C’est son droit. Mais cela pose deux questions: primo, l’abondance d’approximations et d’accusations non prouvées par des faits (ex: la suppression du SMIC) trouble dans un journal digital qui se réclame d’investigation. Secundo, puisque Mauduit joue à l’éditocrate de la gauche impeccable,

4. Le soupçon plutôt que la preuve. L’affaire Cahuzac en est un bel exemple. La façon dont Médiapart a divulgué ses révélations m’a fait froid dans le dos. S’il existe des faits accusant le ministre du budget de fraude fiscale, il fallait bien sûr attaquer. Mais attaquer comme dans l’affaire Woerth ou Karachi: avec du conditionnel là où c’est nécessaire, avec des faits quand ils existaient, sans attendre ni masquer. Pas de mélange des genres ni du « faites moi confiance. »

5 photos personnelles pour une année 2012 [#RIP2012]

Cinq photographies personnelles, et finalement pas si personnelles que cela. Sarkozy à quelques mètres de moi lors d’une cérémonie, Hollande à des mètres de moi lors de son meeting au Bourget, le nouveau chaton à quelques centimètres entre les jambes d’une de nos petites racailles…

Des souvenirs.

Hollande Bourget Voeux Sarko 2012 Bidule Troca Sarko Bastille 2012

Une interview dans le Monde

Merci à Samuel Laurent qui s’est permis une interview croisée et non concertée de mon confrère Politeeks et de votre serviteur, publiée hier 25 décembre dans le Monde daté du lendemain.

L’interview est ici.

La cartographie de la blogosphère politique est là.

Et ma devise reste la suivante:

 

« Notre rôle, si nous devons en avoir un, est d’éclaircir le débat politique, qui est devenu hystérique. »